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Bébé et enfant

Fièvre de l'enfant

La recommandation officielle est plus nette qu'on ne le retient : l'objectif du traitement est la suppression de l'inconfort, et non la normalisation de la température. C'est pourquoi cette page ne demande ni le chiffre du thermomètre, ni le poids.

Signes de gravité Deux gestes abandonnés Aucune posologie Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026

Consulter en urgence — ces signes ne dépendent pas de la température

Devant l'un de ces signes : appelez le 15 ou le 112, ou rendez-vous aux urgences pédiatriques. Chez un nouveau-né de moins de 28 jours, toute fièvre justifie un avis immédiat — à cet âge elle traduit souvent une infection bactérienne.

Et un point qui figure noir sur blanc dans la recommandation officielle : la perception des parents doit être prise en compte. Si votre enfant ne vous semble pas comme d'habitude, c'est un motif valable de consulter, même sans aucun des signes ci-dessus.

L'objectif n'est pas de faire baisser le chiffre.

La recommandation le formule ainsi : l'objectif du traitement est la suppression de l'inconfort, et non la normalisation de la température. Un enfant qui joue, boit et se comporte à peu près normalement avec une température élevée n'appelle pas la même attention qu'un enfant abattu ou qui refuse de boire, même moins fiévreux.

C'est pour cette raison que cette page ne vous demande pas la température : ce n'est pas elle qui décide, et un outil qui la recueillerait finirait par rendre un verdict — « tant de degrés, c'est acceptable » — qui contredirait exactement ce que dit la recommandation.

Cette page ne calcule aucune dose

De nombreux sites proposent un calculateur de posologie. Celui-ci n'en propose pas, et ne contient aucun chiffre de dose, pour trois raisons cumulatives : la dose dépend du poids exact et récent de l'enfant ; elle dépend de la concentration précise de la présentation utilisée, qui varie d'un flacon à l'autre ; et elle dépend de ce que l'enfant a déjà reçu.

Ce dernier point est souligné par l'Assurance Maladie elle-même : il faut vérifier que l'enfant n'a pas déjà absorbé le même antipyrétique sous une autre forme — ce qu'aucun calculateur ne peut savoir. Un surdosage de paracétamol n'est pas un incident bénin. La notice, le pharmacien et le médecin ont ces informations ; cette page ne les a pas.

Les repères qui dépendent de l'âge

mois

L'âge conditionne le degré d'urgence et les contre-indications médicamenteuses. La température, elle, n'est pas demandée — voir plus haut.

Ce qui a changé, et ce qui n'a pas bougé

Trois contre-indications à connaître. L'aspirine est formellement contre-indiquée chez l'enfant fébrile, en raison d'un risque rare mais potentiellement mortel de syndrome de Reye. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne se donnent pas avant 3 mois, ni en cas de varicelle avérée ou suspectée — ils augmentent le risque de complications cutanées bactériennes — ni en cas de déshydratation liée à des diarrhées ou vomissements importants. Deux anti-inflammatoires ne s'associent jamais.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Pourquoi cette page ne calcule-t-elle aucune dose ?

Parce que le calcul dépend d'éléments qu'une page web n'a pas, et que l'erreur se paie cher. Une dose se détermine à partir du poids exact et récent de l'enfant, de la concentration précise du flacon ou du sachet utilisé, laquelle varie d'une présentation à l'autre, et de ce que l'enfant a déjà reçu. L'Assurance Maladie insiste d'ailleurs sur ce dernier point : il faut vérifier que l'enfant n'a pas déjà absorbé le même antipyrétique sous une autre forme, ce qu'un calculateur ne peut pas savoir. Un surdosage de paracétamol n'est pas un incident bénin. La notice du médicament, le pharmacien et le médecin disposent de ces informations, pas cette page, qui ne contient donc volontairement aucun chiffre de posologie.

Faut-il faire baisser la fièvre à tout prix ?

Non, et la recommandation officielle est plus explicite que ce qu'on en retient généralement : l'objectif du traitement est la suppression de l'inconfort, et non la normalisation de la température. C'est un renversement de perspective par rapport à l'intuition, qui pousse à surveiller le thermomètre et à viser un chiffre. Un enfant qui joue, boit et se comporte à peu près normalement avec une température élevée n'appelle pas la même attention qu'un enfant abattu, geignard ou qui refuse de boire, même à température plus basse. C'est pour cette raison que le chiffre affiché par le thermomètre est un renseignement parmi d'autres, et non le critère de décision. Les signes de gravité, eux, ne dépendent pas de la température.

Le bain tiède et l'alternance de médicaments sont-ils toujours conseillés ?

Ni l'un ni l'autre, et ce sont deux gestes que beaucoup de parents ont pourtant appris comme des évidences. Le bain frais et l'enveloppement frais ne sont plus recommandés : leur effet est décrit comme modeste et transitoire, et ils peuvent majorer l'inconfort de l'enfant — ce qui va directement contre l'objectif du traitement. L'alternance ou l'association de deux antipyrétiques n'est plus recommandée non plus, aucune étude n'ayant démontré son intérêt, tandis qu'elle risque d'additionner les effets indésirables. La conduite retenue est la monothérapie pendant les premières vingt-quatre heures. Ce qui reste conseillé tient en trois gestes simples : proposer fréquemment à boire, ne pas trop couvrir l'enfant, ne pas surchauffer la pièce.

Quand faut-il consulter en urgence ?

L'âge commande d'abord. Chez le nouveau-né de moins de vingt-huit jours, la fièvre traduit souvent une infection bactérienne dont la gravité justifie toujours une hospitalisation. Entre un et trois mois, le risque d'infection bactérienne sévère reste important — il concerne sept à vingt-trois pour cent des enfants de moins de trois mois consultant pour fièvre aux urgences pédiatriques — et l'expression en est souvent discrète, ce qui justifie un examen médical urgent. Au-delà, ce sont les signes qui décident : difficulté respiratoire, conscience altérée, absence de réponse aux stimulations, fontanelle bombée, pâleur ou cyanose, cris faibles ou geignements, raideur de la nuque, marbrures, temps de recoloration allongé, purpura. Un point mérite d'être souligné parce qu'il figure noir sur blanc dans la recommandation : la perception des parents doit être prise en compte.

Quels médicaments sont contre-indiqués ?

L'aspirine est formellement contre-indiquée chez l'enfant fébrile, en raison d'un risque rare mais potentiellement mortel de syndrome de Reye. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'ibuprofène et le kétoprofène, ne doivent pas être donnés avant trois mois. Deux situations supplémentaires les excluent quel que soit l'âge : la varicelle, avérée ou seulement suspectée, parce qu'ils augmentent le risque de complications cutanées bactériennes, et la déshydratation liée à des diarrhées ou des vomissements importants. Enfin, deux anti-inflammatoires ne s'associent jamais. Ces contre-indications s'appliquent indépendamment de la température, ce qui illustre à nouveau que le thermomètre n'est pas ce qui décide.

Source principale
Fiche mémo de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge de la fièvre chez l'enfant, et informations de l'Assurance Maladie sur les médicaments antipyrétiques chez l'enfant
Objectif du traitement
La suppression de l'inconfort, et non la normalisation de la température
Mesures recommandées
Proposer fréquemment à boire · ne pas trop couvrir l'enfant · ne pas augmenter la température de la pièce
Mesures écartées
Bain frais et enveloppement frais : effet modeste et transitoire, et risque de majorer l'inconfort. Alternance ou association de deux antipyrétiques : aucun bénéfice démontré, et risque d'additionner les effets indésirables. La conduite retenue est la monothérapie pendant les premières 24 heures
Signes de gravité
Âge de moins de 3 mois · difficulté respiratoire ou fréquence respiratoire élevée · conscience altérée · absence de réponse aux stimulations · fontanelle bombée · pâleur ou cyanose · cris faibles ou geignements · raideur de la nuque. S'y ajoutent, pour le risque de sepsis : absence de mouvements spontanés, enfant inconsolable, marbrures, temps de recoloration supérieur à 3 secondes, purpura, apnées, stridor
Repères d'âge
Moins de 28 jours : la fièvre traduit souvent une infection bactérienne et justifie toujours une hospitalisation. De 1 à 3 mois : le risque d'infection bactérienne sévère concerne 7 à 23 % des enfants de moins de 3 mois consultant pour fièvre aux urgences pédiatriques, avec une expression souvent discrète
Perception des parents
La recommandation indique explicitement qu'elle doit être prise en compte
Contre-indications
Aspirine : formellement contre-indiquée chez l'enfant fébrile, risque de syndrome de Reye. Anti-inflammatoires non stéroïdiens : contre-indiqués avant 3 mois, déconseillés en cas de varicelle avérée ou suspectée et en cas de déshydratation. Deux anti-inflammatoires ne s'associent jamais
Ce que la page ne fait pas
Elle ne demande pas la température ni le poids, ne calcule aucune dose, ne contient aucun chiffre de posologie, ne nomme aucune marque et ne pose aucun diagnostic
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical. En cas de doute, de fièvre qui se prolonge, ou simplement si votre enfant ne vous semble pas comme d'habitude, contactez votre médecin, le 15, ou rendez-vous aux urgences pédiatriques.