produits-franceCalculatrices
Cœur

Arrêt cardiaque

Sept arrêts sur dix surviennent devant quelqu'un. La survie, elle, reste autour de sept pour cent. Tout l'écart se joue dans ce que fait le témoin — et depuis 2020, la loi protège explicitement celui qui essaie.

Appeler · masser · défibriller Compressions seules suffisent Le DAE ne peut pas se tromper Responsabilité civile exonérée
Mis à jour le 11 septembre 2026

Devant une personne qui ne répond pas et ne respire pas normalement : appelez le 15 ou le 18, mettez le haut-parleur, et commencez les compressions au milieu de la poitrine sans attendre. Envoyez quelqu'un chercher un défibrillateur. Si vous êtes seul, appelez d'abord, puis massez.

L'écart qui résume tout
7 sur 10 des arrêts cardiaques surviennent devant un témoin
≈ 7 % de survie seulement, en France

Le problème n'est donc pas l'absence de témoin. C'est qu'un témoin sur deux n'ose pas — par peur de mal faire, de faire mal, ou d'être tenu pour responsable. Les trois craintes ont une réponse, et la dernière est carrément inscrite dans la loi.

Les trois gestes, dans l'ordre

AppelerLe 15 ou le 18, en mettant le téléphone sur haut-parleur pour garder les mains libres. La régulation vous guide pendant toute la durée, et peut vous indiquer le défibrillateur le plus proche. Ne raccrochez pas.
MasserAu milieu de la poitrine, bras tendus, en appuyant fort et vite — environ deux compressions par seconde, en laissant la poitrine remonter entre chaque. Les compressions seules suffisent si vous n'êtes pas formé au bouche-à-bouche.
DéfibrillerDès qu'un appareil arrive. On l'allume, on suit les instructions vocales, on colle les électrodes comme le schéma l'indique. L'appareil fait le reste — y compris décider s'il faut un choc.
Le piège à connaître : la respiration qui n'en est pas une. Dans les premières minutes, des mouvements bruyants et irréguliers, comme des hoquets ou des gasps, peuvent persister. Ce n'est pas une respiration — c'est un signe d'arrêt. Beaucoup de témoins attendent à cause de cela.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Si la situation est en cours

N'utilisez pas ce formulaire pendant un arrêt cardiaque : appelez. Il est là pour lever un doute, ou pour préparer ce que vous ferez le jour venu.

Ce que la loi dit au témoin qui hésite

Vous êtes un citoyen sauveteur, et vous n'êtes pas responsable

La loi du 3 juillet 2020 prévoit que toute personne portant assistance de manière bénévole à quelqu'un en situation apparente de péril grave et imminent devient collaborateur occasionnel du service public. La conséquence est directe : elle est exonérée de responsabilité civile.

Le texte vise explicitement les compressions thoraciques, avec ou sans défibrillateur. La crainte de mal faire et d'en répondre devant un tribunal a donc reçu une réponse écrite. Ce qui reste, c'est le risque de ne rien faire — et celui-là est pour la victime.

Le défibrillateur, et pourquoi il ne peut pas se tromper

L'appareil décide, pas vous

Un défibrillateur automatisé externe analyse lui-même le rythme du cœur et ne délivre un choc que si celui-ci est indiqué. Si le cœur n'en a pas besoin, l'appareil ne se déclenche pas — quoi que vous appuyiez. Il vous guide par la voix, étape par étape, et la réglementation prévoit explicitement que toute personne, même non médecin, puisse l'utiliser.

Où ils se trouvent. Les établissements recevant du public doivent en être équipés selon leur catégorie, et depuis 2020 chaque appareil doit être déclaré dans une base nationale. Des applications utilisées avec les secours permettent de les localiser et alertent les volontaires à proximité d'un arrêt en cours. Le bon moment pour en installer une est maintenant.

Les craintes qui font perdre des minutes

Questions fréquentes

Et si je fais mal les gestes, suis-je responsable ?

Non. La loi du 3 juillet 2020 a créé le statut de citoyen sauveteur : toute personne qui porte secours bénévolement à quelqu'un en péril grave et imminent devient collaborateur occasionnel du service public, ce qui l'exonère de responsabilité civile. Autrement dit, la crainte de mal faire et d'être poursuivi a reçu une réponse juridique explicite. Le seul risque réel, pour la victime, est que personne ne fasse rien.

Faut-il faire le bouche-à-bouche ?

Si vous n'êtes pas formé ou pas à l'aise, les compressions seules sont ce qu'il faut faire — et c'est infiniment mieux que de ne rien faire par hésitation. Le sang contient encore de l'oxygène pendant les premières minutes ; ce qui manque, c'est une pompe pour le faire circuler. La réticence au bouche-à-bouche est une des raisons pour lesquelles des témoins n'interviennent pas : elle ne doit pas vous arrêter.

Un défibrillateur peut-il faire du mal ?

Non, et c'est justement ce qui permet à n'importe qui de l'utiliser. L'appareil analyse lui-même le rythme cardiaque et ne délivre un choc que si celui-ci est indiqué : si le cœur n'en a pas besoin, il ne se déclenche pas, quoi que vous fassiez. Il vous guide par la voix, étape par étape. La réglementation prévoit d'ailleurs explicitement que toute personne, même non médecin, puisse s'en servir.

Comment savoir s'il s'agit vraiment d'un arrêt cardiaque ?

Deux éléments suffisent : la personne ne répond pas quand on lui parle et qu'on la secoue doucement, et elle ne respire pas normalement. Attention à un piège fréquent — dans les premières minutes, des mouvements respiratoires bruyants et irréguliers, comme des hoquets, peuvent persister. Ce n'est pas une respiration : c'est un signe d'arrêt, et cela ne doit surtout pas vous faire attendre.

Où trouver un défibrillateur près de moi ?

Les établissements recevant du public ont l'obligation d'en être équipés selon leur catégorie, et depuis 2020 l'emplacement de chaque appareil doit être déclaré dans une base nationale. Plusieurs applications utilisées avec les secours permettent de les localiser, et alertent aussi les volontaires à proximité d'un arrêt en cours. Le bon moment pour en installer une est maintenant, pas le jour où vous en aurez besoin — et le régulateur du 15 peut également vous indiquer l'appareil le plus proche.

Conduite
Appeler le 15 ou le 18 en haut-parleur, masser au milieu de la poitrine sans attendre, défibriller dès qu'un appareil est disponible
Compressions seules
Conduite retenue pour un témoin non formé ou non à l'aise avec le bouche-à-bouche
Statut du témoin
Loi n° 2020-840 du 3 juillet 2020 : le citoyen sauveteur est collaborateur occasionnel du service public et exonéré de responsabilité civile ; le texte vise les compressions thoraciques avec ou sans défibrillateur
Défibrillateur
Utilisable par toute personne même non médecin ; l'appareil analyse le rythme et ne délivre un choc que s'il est indiqué
Localisation
Obligation d'équipement pour des catégories d'établissements recevant du public, et déclaration de l'emplacement dans une base nationale depuis 2020
Ordres de grandeur
Environ 50 000 décès par an en France, environ 70 % des arrêts survenant devant témoin, pour un taux de survie de l'ordre de 7 %
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne remplace pas une formation aux gestes de secours, ne nomme aucun appareil ni aucune application, et ne se consulte pas pendant un arrêt cardiaque
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
Vos données
Tout s'exécute dans le navigateur. Rien n'est transmis ni conservé.
Avis. Page informative. Elle ne remplace pas une formation aux gestes qui sauvent, qui reste le seul moyen d'acquérir le geste. Pendant un arrêt cardiaque, c'est le 15 ou le 18 qui vous guide, pas une page web.