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Droits

Personne de confiance

Deux cases se remplissent au même moment à l'admission, et presque tout le monde les confond. L'une désigne la personne qu'on appelle. L'autre désigne la personne qu'on écoute — et dont la parole passe avant celle de la famille.

≠ personne à prévenir Son témoignage prévaut Par écrit, cosigné Révocable à tout moment
Mis à jour le 11 septembre 2026
Les deux cases de l'admission
Personne à prévenir on l'appelle

Elle est contactée si votre état se dégrade ou s'il survient un événement inattendu. Son rôle s'arrête là : elle est informée, elle n'est pas consultée sur vos volontés.

Personne de confiance on l'écoute

Elle est consultée sur ce que vous auriez voulu, si vous ne pouvez plus l'exprimer. La loi précise que son témoignage prévaut sur tout autre témoignage — y compris celui de vos proches.

Ce peut être la même personne, et c'est souvent le cas. Mais remplir une case ne remplit pas l'autre : ce sont deux désignations distinctes, avec deux portées différentes.

Où vous en êtes

Trois questions pour savoir si votre désignation existe vraiment, si elle tient dans la durée, et ce qui manque éventuellement.

Qui parle quand vous ne pouvez plus

Vos directives anticipées, si vous en avez rédigé. Elles viennent en premier et s'imposent au médecin, sauf dans des cas prévus par la loi. C'est l'écrit qui prime — voir la page qui leur est consacrée.
Le témoignage de votre personne de confiance. En l'absence de directives, c'est lui qui est recherché en priorité, et il prévaut sur tout autre témoignage.
Les témoignages de la famille et des proches. À défaut des deux premiers. Aucun ne prime alors sur les autres — et c'est là que les situations deviennent difficiles.
Ce que la désignation évite concrètement. Sans elle, ce sont vos proches qui portent la charge de deviner, et parfois de se départager entre eux, au pire moment de leur vie. Désigner quelqu'un ne sert pas seulement à faire respecter votre volonté : cela leur retire un poids.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Le piège de la désignation hospitalière

Elle peut ne pas vous survivre à la sortie

Une désignation faite lors d'une hospitalisation n'est en principe valable que pour la durée de ce séjour. Beaucoup de gens remplissent le formulaire à l'admission, rentrent chez eux, et pensent la question réglée pour de bon — elle ne l'est pas forcément.

Une désignation faite en dehors de l'hôpital, par exemple avec votre médecin traitant, n'a pas cette limite. C'est celle qu'il vaut mieux avoir.

Ce qu'il faut savoir avant de désigner

Questions fréquentes

Est-ce la même chose que la personne à prévenir ?

Non, et c'est la confusion la plus répandue — d'autant que les deux cases se remplissent au même moment, à l'admission. La personne à prévenir est celle qu'on appelle si votre état se dégrade : son rôle s'arrête là. La personne de confiance, elle, est consultée sur vos volontés si vous ne pouvez plus les exprimer. Ce peut être la même personne, mais désigner l'une ne désigne pas l'autre.

Son avis compte-t-il plus que celui de ma famille ?

Oui, la loi est explicite sur ce point : son témoignage prévaut sur tout autre témoignage. C'est précisément ce qui fait l'intérêt de la désignation — elle désigne une voix, et évite que l'équipe médicale ait à arbitrer entre des proches qui ne disent pas la même chose, au pire moment pour tout le monde. À noter : son rôle est de rapporter votre volonté, pas de donner la sienne.

Comment la désigner, et pour combien de temps ?

Par écrit, dans un document cosigné par la personne que vous désignez — sur papier libre ou sur un formulaire. Vous pouvez la changer ou l'annuler à tout moment, sans avoir à vous justifier, et vous ne pouvez en désigner qu'une seule. Attention à une subtilité : une désignation faite lors d'une hospitalisation n'est en principe valable que pour la durée de ce séjour. Une désignation faite en dehors, avec votre médecin traitant par exemple, n'a pas cette limite.

Faut-il attendre d'être gravement malade ?

Non, et c'est l'autre malentendu du sujet. On associe cette désignation à la fin de vie alors que son rôle commence bien avant : elle peut vous accompagner en consultation, assister aux entretiens, vous aider à comprendre ce qui vous est proposé et à poser les questions que vous n'auriez pas posées seul. Un accident ou une réanimation n'attendent d'ailleurs aucune maladie annoncée.

Que se passe-t-il si je n'en ai pas désigné ?

L'équipe médicale recueille alors les témoignages de la famille et des proches — sans qu'aucun ne prime sur les autres. Cela fonctionne quand tout le monde s'accorde, et devient très difficile quand ce n'est pas le cas : ce sont vos proches qui portent la charge de deviner, et parfois de se départager. Désigner quelqu'un, c'est surtout leur épargner cela.

Base légale
Article L1111-6 du code de la santé publique, issu des lois du 22 avril 2005 et du 2 février 2016
Portée
Son témoignage prévaut sur tout autre témoignage lorsque la personne ne peut plus exprimer sa volonté
Distinction
À ne pas confondre avec la personne à prévenir, qui est seulement contactée en cas d'aggravation ; les deux peuvent être la même personne
Désignation
Par écrit, cosignée par la personne désignée, révisable et révocable à tout moment ; une seule personne peut être désignée
Durée
Une désignation faite lors d'une hospitalisation n'est en principe valable que pour la durée du séjour
Ordre de consultation
Directives anticipées, puis témoignage de la personne de confiance, puis famille et proches
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne reproduit aucun formulaire, ne conserve aucune désignation et ne remplace pas un conseil juridique
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
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Avis. Page informative. Le formulaire de désignation est disponible auprès de l'établissement, du médecin traitant ou de l'autorité sanitaire, et la désignation peut être enregistrée dans votre espace santé numérique.