L'employeur peut-il refuser ce congé ?
Non, dès lors que les conditions sont remplies : c'est un congé de droit, qu'il ne peut ni refuser ni reporter. Le préavis attendu est d'au moins un mois, sauf urgence. Cette règle surprend souvent, parce qu'on aborde la demande comme une faveur à négocier alors qu'il s'agit d'une formalité à déclarer. Le congé peut d'ailleurs être pris en continu, fractionné en plusieurs périodes, ou transformé en temps partiel — c'est à vous de proposer les modalités.
Le congé, l'allocation et le répit, est-ce la même chose ?
Non, et c'est la confusion centrale du sujet. Le congé est un droit vis-à-vis de l'employeur et ne rapporte rien par lui-même. L'allocation journalière l'indemnise partiellement et se demande à la caisse d'allocations familiales ou à la mutualité sociale agricole — c'est un autre guichet, un autre dossier. Le droit au répit est encore autre chose : il ne vous paie pas, il finance un accueil temporaire de la personne aidée, et il passe par l'allocation d'autonomie de celle-ci.
Qu'est-ce qui a changé récemment ?
Depuis le 1er janvier 2025, les droits à l'allocation ne sont plus limités à une seule personne aidée : ils peuvent être ouverts pour un maximum de quatre proches au cours d'une carrière. C'est une évolution qui reconnaît une réalité banale — on aide souvent plusieurs personnes au fil d'une vie, parfois successivement, parfois en même temps. Le plafond par proche aidé, lui, n'a pas changé.
Peut-on être rémunéré par la personne aidée ?
C'est une alternative possible lorsque la personne perçoit certaines allocations d'autonomie, mais elle exclut l'allocation journalière : on ne cumule pas les deux. Une exception importante limite cette voie — la personne aidée ne peut généralement pas rémunérer son conjoint, son concubin ou son partenaire de PACS. C'est un arbitrage à faire en connaissance de cause, et il vaut la peine d'être posé avant de choisir une formule.
Pourquoi cette page ne donne-t-elle aucun montant ?
Parce que les montants sont revalorisés chaque 1er janvier, indexés sur le salaire minimum net — une page qui les afficherait serait fausse quelques mois plus tard, et c'est précisément le genre d'information qu'on lit sans vérifier la date. Le chiffre du jour figure sur le site de service public et sur celui de la caisse qui verse. Ce que cette page peut donner, ce sont les règles qui ne bougent pas : qui y a droit, qui ne peut pas refuser, et quels plafonds s'appliquent.