Simulateur personne de confiance gratuit
Distinguez personne de confiance et personne à prévenir, et voyez qui parle pour vous si vous ne pouvez plus.
Où vous en êtes
Trois questions pour savoir si votre désignation existe vraiment, si elle tient dans la durée, et ce qui manque éventuellement.
Ce qu'il vous reste à faire
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Elle est contactée si votre état se dégrade ou s'il survient un événement inattendu. Son rôle s'arrête là : elle est informée, elle n'est pas consultée sur vos volontés.
Elle est consultée sur ce que vous auriez voulu, si vous ne pouvez plus l'exprimer. La loi précise que son témoignage prévaut sur tout autre témoignage — y compris celui de vos proches.
Ce peut être la même personne, et c'est souvent le cas. Mais remplir une case ne remplit pas l'autre : ce sont deux désignations distinctes, avec deux portées différentes.
Qui parle quand vous ne pouvez plus
Le piège de la désignation hospitalière
Une désignation faite lors d'une hospitalisation n'est en principe valable que pour la durée de ce séjour. Beaucoup de gens remplissent le formulaire à l'admission, rentrent chez eux, et pensent la question réglée pour de bon — elle ne l'est pas forcément.
Une désignation faite en dehors de l'hôpital, par exemple avec votre médecin traitant, n'a pas cette limite. C'est celle qu'il vaut mieux avoir.
Ce qu'il faut savoir avant de désigner
- Une seule personne. On ne peut pas en désigner deux, ni répartir le rôle. Il faut donc choisir — et c'est parfois la partie la plus délicate.
- Elle doit être d'accord et cosigner. Ce n'est pas une nomination unilatérale : la personne accepte une mission, et il vaut mieux qu'elle sache dans quoi elle s'engage.
- Son rôle est de rapporter votre volonté, pas de donner la sienne. D'où l'importance de lui avoir parlé — une désignation sans conversation ne lui donne rien à rapporter.
- Ce n'est pas réservé à la fin de vie. Elle peut vous accompagner en consultation, assister aux entretiens, vous aider à comprendre ce qu'on vous propose.
- Elle peut être votre médecin traitant, un proche, un ami — la seule condition est qu'elle soit majeure.
- Sous tutelle, l'autorisation du juge est nécessaire. Une désignation antérieure à la mesure peut être confirmée ou révoquée.
- Votre médecin traitant doit vous informer de cette possibilité — la loi le prévoit. Si personne ne vous en a jamais parlé, la question est légitime à poser.
Questions fréquentes
Est-ce la même chose que la personne à prévenir ?
Non, et c'est la confusion la plus répandue — d'autant que les deux cases se remplissent au même moment, à l'admission. La personne à prévenir est celle qu'on appelle si votre état se dégrade : son rôle s'arrête là.
Son avis compte-t-il plus que celui de ma famille ?
Oui, la loi est explicite sur ce point : son témoignage prévaut sur tout autre témoignage. C'est précisément ce qui fait l'intérêt de la désignation — elle désigne une voix, et évite que l'équipe médicale ait à arbitrer entre des proches qui ne disent pas la même chose, au pire moment pour tout le monde.
Comment la désigner, et pour combien de temps ?
Par écrit, dans un document cosigné par la personne que vous désignez — sur papier libre ou sur un formulaire. Vous pouvez la changer ou l'annuler à tout moment, sans avoir à vous justifier, et vous ne pouvez en désigner qu'une seule.
Faut-il attendre d'être gravement malade ?
Non, et c'est l'autre malentendu du sujet. On associe cette désignation à la fin de vie alors que son rôle commence bien avant : elle peut vous accompagner en consultation, assister aux entretiens, vous aider à comprendre ce qui vous est proposé et à poser les questions que vous n'auriez pas posées seul.
Que se passe-t-il si je n'en ai pas désigné ?
L'équipe médicale recueille alors les témoignages de la famille et des proches — sans qu'aucun ne prime sur les autres. Cela fonctionne quand tout le monde s'accorde, et devient très difficile quand ce n'est pas le cas : ce sont vos proches qui portent la charge de deviner, et parfois de se départager.
- Base légale
- Article L1111-6 du code de la santé publique, issu des lois du 22 avril 2005 et du 2 février 2016
- Portée
- Son témoignage prévaut sur tout autre témoignage lorsque la personne ne peut plus exprimer sa volonté
- Distinction
- À ne pas confondre avec la personne à prévenir, qui est seulement contactée en cas d'aggravation ; les deux peuvent être la même personne
- Désignation
- Par écrit, cosignée par la personne désignée, révisable et révocable à tout moment ; une seule personne peut être désignée
- Durée
- Une désignation faite lors d'une hospitalisation n'est en principe valable que pour la durée du séjour
- Ordre de consultation
- Directives anticipées, puis témoignage de la personne de confiance, puis famille et proches
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne reproduit aucun formulaire, ne conserve aucune désignation et ne remplace pas un conseil juridique
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
Mis à jour le 11 septembre 2026.