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Grossesse

Calendrier de grossesse

Le texte réglementaire fixe la déclaration « dans les quatorze premières semaines de la grossesse ». Or ce mot se compte de deux façons en France, et les sources se partagent entre une échéance à 14 et à 16 SA. Deux semaines d'écart sur un délai qui ouvre des droits.

Obligatoire vs recommandé Échéances datées Sources citées Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026

Une seule consigne prudente sur cette page : déclarez sans attendre. L'ambiguïté du délai est réelle et documentée plus bas, mais elle ne se joue pas : retenez la lecture la plus précoce, celle de 14 SA, et n'utilisez jamais les deux semaines de battement.

En pratique la question ne se pose presque jamais, parce que la déclaration est faite par le médecin ou la sage-femme lors du premier examen prénatal, qui a lieu bien avant l'échéance. Les règles administratives évoluent : vérifiez sur ameli.fr ou auprès de votre caisse.

Votre calendrier

Les dates sont calculées en semaines d'aménorrhée. Si votre terme a été corrigé par l'échographie du premier trimestre, ce sont les dates de votre maternité qui font foi.

Ce que les sources ne disent pas pareil

Le point le moins connu du parcours. Aucun délai légal n'oblige à informer son employeur de sa grossesse. La seule obligation est de l'avoir prévenu avant de partir en congé maternité, en indiquant la date prévue d'accouchement et les dates de congé — un mois à l'avance par usage. Cette liberté ne se confond pas avec la déclaration à l'Assurance Maladie, qui, elle, a une échéance.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Quand faut-il déclarer sa grossesse ?

Le plus tôt possible, et il y a une raison précise de ne pas jouer avec l'échéance. Le texte réglementaire, l'article D532-1 du Code de la sécurité sociale, demande que la déclaration soit adressée dans les quatorze premières semaines de la grossesse. Or le mot grossesse se compte de deux façons en France : en semaines d'aménorrhée depuis les dernières règles, ou en semaines de grossesse depuis la conception. Les sources se partagent en conséquence, les unes annonçant une échéance à quatorze semaines d'aménorrhée, les autres à seize. L'écart est de deux semaines sur un délai qui conditionne l'ouverture de droits, dont la prime à la naissance. La conduite prudente est évidente : retenir la lecture la plus précoce et ne rien attendre. En pratique la question ne se pose presque jamais, parce que la déclaration est faite par le professionnel lors du premier examen prénatal, qui a lieu bien avant.

Quels examens sont réellement obligatoires ?

Moins qu'on ne le croit, et pas ceux qu'on imagine. Sont obligatoires les sept examens prénataux, le premier avant la fin du troisième mois puis un par mois à partir du quatrième, l'entretien prénatal précoce devenu obligatoire au premier mai deux mille vingt, la consultation d'anesthésie au troisième trimestre, et l'examen postnatal dans les huit semaines suivant l'accouchement. Les trois échographies, elles, sont recommandées et non obligatoires, ce que l'Assurance Maladie écrit explicitement. Il en va de même du bilan bucco-dentaire, du bilan prénatal de prévention et des séances de préparation à la naissance. Cette distinction n'est pas un détail juridique : elle signifie qu'un examen recommandé peut se discuter avec le professionnel qui vous suit, alors qu'un examen obligatoire structure le parcours et son remboursement.

À partir de quand tout est-il pris en charge à 100 % ?

À partir du premier jour du sixième mois de grossesse, et cette prise en charge court jusqu'à douze jours après l'accouchement. Elle porte alors sur l'ensemble des frais médicaux, pharmaceutiques et d'hospitalisation, qu'ils soient liés ou non à la grossesse, dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale. Avant cette date, la situation est plus nuancée : certains actes liés à la grossesse sont déjà exonérés du ticket modérateur dès le premier trimestre, mais pas tous. Deux réserves subsistent même pendant la période à cent pour cent, et elles surprennent souvent : les dépassements d'honoraires des praticiens de secteur deux restent à charge, de même que le forfait hospitalier et les prestations de confort comme la chambre individuelle.

Faut-il prévenir son employeur, et quand ?

Aucun délai n'est imposé, et c'est probablement le point le moins connu de tout le parcours. La réglementation n'oblige pas une femme enceinte à révéler son état à son employeur à une date donnée : elle peut le faire quand elle le souhaite, par écrit ou oralement, certificat médical à l'appui. La seule obligation réelle est d'avoir informé l'employeur avant de partir en congé maternité, en lui indiquant la date prévue d'accouchement et les dates de congé. Il est d'usage de prévenir au moins un mois à l'avance. Cette liberté de calendrier existe précisément pour laisser à chacune le choix du moment, et elle ne se confond pas avec la déclaration à l'Assurance Maladie et à la caisse d'allocations familiales, qui, elle, obéit à une échéance.

Que se passe-t-il si la déclaration est tardive ?

Les droits ne disparaissent pas, mais leur ouverture est retardée, et certaines prestations peuvent être temporairement inaccessibles. C'est la déclaration qui déclenche la mise en place du parcours par l'Assurance Maladie et l'ouverture des droits auprès de la caisse d'allocations familiales, dont l'allocation de base et la prime à la naissance, cette dernière étant versée au septième mois. Une déclaration tardive décale donc mécaniquement ces versements et peut compliquer la prise en charge d'examens déjà réalisés. Aucune source consultée ne décrit une perte définitive de droits pour ce seul motif, mais aucune ne garantit non plus l'absence de conséquence. Si vous êtes en retard, la bonne démarche est de faire établir la déclaration sans attendre et de contacter votre caisse plutôt que de reconstituer vous-même vos droits.

Délai de déclaration
Article D532-1 du Code de la sécurité sociale : « dans les quatorze premières semaines de la grossesse ». L'Assurance Maladie formule « avant la fin du 3e mois de grossesse ». Selon la façon de compter, les sources traduisent par 14 SA ou par 16 SA — cette page retient la lecture la plus précoce
Examens obligatoires
7 examens prénataux (le 1er avant la fin du 3e mois, puis un par mois à partir du 4e) · entretien prénatal précoce, obligatoire depuis le 1er mai 2020 · consultation d'anesthésie au 3e trimestre · examen postnatal dans les 8 semaines suivant l'accouchement
Examens recommandés
3 échographies, une par trimestre — l'Assurance Maladie les qualifie de recommandées et non d'obligatoires · bilan bucco-dentaire · bilan prénatal de prévention · séances de préparation à la naissance
Séances de préparation
Les sources annoncent 7 ou 8 séances prises en charge à 100 %, selon qu'elles comptent ou non l'entretien prénatal précoce dans le total
Prise en charge à 100 %
Frais médicaux, pharmaceutiques et d'hospitalisation, liés ou non à la grossesse, du 1er jour du 6e mois jusqu'à 12 jours après l'accouchement, dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale. Restent à charge : dépassements d'honoraires de secteur 2, forfait hospitalier, prestations de confort. Dès le 1er trimestre, certains actes liés à la grossesse sont déjà exonérés du ticket modérateur
Sage-femme référente
Déclarable à partir du 6e mois, soit 24 SA
Employeur
Aucun délai légal pour annoncer la grossesse. Seule obligation : avoir informé l'employeur avant le départ en congé maternité, avec la date prévue d'accouchement et les dates de congé
Déclaration de naissance
Obligatoire pour tout enfant né en France, dans les 5 jours suivant l'accouchement
Ce que la page ne fait pas
Elle ne calcule aucun montant de prestation, ne remplace pas les dates fixées par votre maternité, et ne pose aucun diagnostic
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Les règles administratives et les montants évoluent. Cette page est informative : vérifiez les échéances qui vous concernent auprès de votre caisse d'assurance maladie, de votre CAF ou sur ameli.fr, et suivez les dates fixées par la maternité qui vous suit.