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Grossesse

Médicaments et grossesse

On connaît la première erreur : prendre quelque chose sans demander. On parle beaucoup moins de la seconde, pourtant tout aussi risquée : arrêter un traitement sans demander, en croyant bien faire.

Ne rien prendre seule Ne rien arrêter seule AINS interdits dès le 6e mois Une référence publique : le CRAT
Mis à jour le 11 septembre 2026
Les deux erreurs symétriques
Prendre sans demander

La plupart des médicaments passent dans le sang de l'enfant par le placenta. La vente libre n'est pas un gage d'innocuité, et les produits à base de plantes n'échappent pas à la règle.

« Je le prenais déjà avant » n'est pas un argument : la question a changé.
Arrêter sans demander

Interrompre un traitement ou en modifier les doses expose à voir réapparaître les symptômes — ce qui peut être dangereux pour la femme enceinte comme pour l'enfant à naître.

Une crise, une poussée, une tension qui remonte ne sont pas des événements neutres.

Les deux erreurs ont la même racine : une décision prise seule, dans un sens ou dans l'autre. Et elles ont la même réponse — poser la question avant, à quelqu'un qui a les éléments.

Les anti-inflammatoires sont interdits à partir du sixième mois — même une seule prise, même en gel.

Par voie orale comme en application locale, ils peuvent atteindre le cœur et les reins du fœtus. C'est l'interdiction la plus stricte de la grossesse, et aussi celle qui se transgresse le plus facilement : ces produits sont accessibles sans ordonnance et servent à soulager une douleur ou une fièvre banale. Le tube de gel dans l'armoire compte.

Votre question

Cette page n'évalue aucun médicament et n'en nomme aucun. Elle indique quelle est la bonne démarche selon la situation dans laquelle vous êtes.

La référence française, et ce qu'elle couvre

Le CRAT — Centre de référence sur les agents tératogènes

Créé en 1975, c'est une structure publique, financée par l'hôpital public et l'agence du médicament, indépendante de l'industrie pharmaceutique et sans aucune publicité. C'est la référence que consultent les médecins, les pharmaciens et les sages-femmes en France.

Son périmètre est plus large qu'on ne le croit :

  • les médicaments, mais aussi les vaccins, les radiations médicales et les dépendances
  • pendant la grossesse et pendant l'allaitement
  • pour une exposition maternelle ou paternelle
  • y compris les questions de fertilité

Son site est rédigé pour les professionnels de santé, et il est ouvert au public. Vous pouvez donc le consulter — en gardant en tête qu'il informe, et ne remplace pas l'avis de la personne qui vous suit.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Ce qui aide vraiment, en pratique

Questions fréquentes

Arrêter mon traitement est-il la solution prudente ?

Non, et c'est la moitié du sujet dont on parle le moins. L'Assurance Maladie le formule directement : interrompre un traitement ou en modifier les doses expose à voir réapparaître les symptômes, ce qui peut être dangereux pour la femme enceinte comme pour l'enfant à naître. Une crise, une poussée, une tension qui remonte ne sont pas des événements neutres pendant une grossesse. Arrêter seule n'est donc pas une décision prudente : c'est une décision, et elle appartient au médecin.

Les médicaments sans ordonnance sont-ils plus sûrs ?

Pas du tout, et la vente libre n'est pas un indicateur d'innocuité pendant la grossesse. Cela vaut aussi pour les produits à base de plantes, souvent perçus comme anodins. La règle est la même pour tout : rien sans avis, y compris ce que vous preniez sans problème avant d'être enceinte — la question n'est plus la même une fois qu'il y a un placenta.

Pourquoi les anti-inflammatoires sont-ils si strictement interdits ?

Parce qu'à partir du sixième mois, ils peuvent atteindre le cœur et les reins du fœtus, et qu'une seule prise suffit à exposer à ce risque. L'interdiction vaut pour la voie orale comme pour les applications locales — gels et pommades compris, ce que beaucoup ignorent. C'est d'autant plus important que ces produits sont très accessibles et souvent utilisés contre une douleur ou une fièvre banale.

Qu'est-ce que le CRAT, et puis-je le consulter ?

C'est le Centre de référence sur les agents tératogènes, créé en 1975, une structure publique financée par l'hôpital public et l'agence du médicament, indépendante de l'industrie pharmaceutique et sans aucune publicité. Il couvre les médicaments, mais aussi les vaccins, les radiations et les dépendances, pendant la grossesse et pendant l'allaitement, et pour une exposition maternelle comme paternelle. Son site est rédigé pour les professionnels de santé, et il est ouvert au public : vous pouvez le consulter, en gardant en tête qu'il informe mais ne remplace pas l'avis de celui ou celle qui vous suit.

J'ai pris quelque chose avant de savoir que j'étais enceinte.

C'est extrêmement fréquent, et cela ne justifie ni panique ni décision hâtive. Le réflexe utile est de noter ce qui a été pris, à quelle dose approximative et à quelle date par rapport aux dernières règles, puis d'en parler au premier rendez-vous — ou avant, si vous êtes inquiète. Beaucoup d'expositions n'appellent aucune mesure particulière ; quelques-unes justifient une surveillance. C'est précisément ce type de question que la référence française permet de trancher, avec les éléments exacts en main.

Principe
La plupart des médicaments passent dans le sang de l'enfant par le placenta ; les prises sont à limiter au strict nécessaire
Automédication
Déconseillée sans exception, y compris pour les produits vendus sans ordonnance, les produits à base de plantes et les traitements pris habituellement avant la grossesse
Arrêt d'un traitement
Interrompre ou modifier les doses expose à la réapparition des symptômes, ce qui peut être dangereux pour la femme enceinte comme pour l'enfant à naître
Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Contre-indiqués à partir du sixième mois, par voie orale comme en application locale, même pour une prise unique ; atteinte possible du cœur et des reins du fœtus
Référence
Le Centre de référence sur les agents tératogènes, créé en 1975, structure publique indépendante de l'industrie, couvrant grossesse et allaitement, exposition maternelle et paternelle
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne nomme aucun médicament, n'évalue aucun risque individuel et ne donne aucune posologie
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
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Avis. Page informative. Aucune décision — prendre, arrêter, modifier — ne se prend à partir d'une page web pendant une grossesse. La personne qui vous suit dispose des éléments que cette page n'a pas.