N'attendez pas l'apparition de symptômes. Devant un doute sur une prise doublée, un dépassement de dose ou une ingestion accidentelle — chez un adulte comme chez un enfant — appelez le 15 ou un centre antipoison, en gardant les boîtes concernées sous la main.
Anti-inflammatoires et grossesse : l'agence du médicament indique qu'ils sont toxiques pour le fœtus à partir du début du 6e mois de grossesse, soit au-delà de 24 semaines d'aménorrhée. Cette contre-indication est formulée sans nuance.
Médicaments
Automédication et doublons
Depuis janvier 2020, le paracétamol et certains anti-inflammatoires ne sont plus en libre accès dans les pharmacies. Ils restent sans ordonnance, mais passent derrière le comptoir — explicitement pour qu'un conseil soit donné au moment de la délivrance.
Décision ANSM 2020Le risque de doublonAucune posologieSans inscription
Mis à jour le 27 août 2026
Le surdosage n'est pas toujours une prise excessive.
Le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie pouvant conduire à une greffe, et il constitue en France la première cause de greffe hépatique d'origine médicamenteuse. Mais le chemin le plus fréquent n'est pas la prise volontairement forte : c'est l'accumulation involontaire, quand la même substance se trouve dans plusieurs produits pris en même temps pour des motifs différents.
C'est exactement la vérification que l'agence du médicament recommande : s'assurer de la présence éventuelle de paracétamol dans les autres médicaments utilisés — y compris ceux pris contre la douleur, la fièvre ou les allergies. Aucune boîte n'a alors été prise en excès isolément, et le total l'est quand même.
Où se cachent les doublons
Cochez les types de produits que vous prenez en ce moment. La page indiquera lesquels contiennent fréquemment les mêmes substances — sans évaluer votre situation.
Aucun nom de médicament n'est demandé, et aucune association n'est évaluée. Seule la substance active inscrite sur vos boîtes permet de conclure.
Ce qu'il faut vérifier sur les boîtes
Cette page ne conclut rien sur votre situation. Elle indique où regarder, pas ce
qu'il faut en déduire. La substance active figure sur la boîte et dans la notice, souvent en plus
petits caractères que le nom du produit — et c'est elle, pas le nom commercial ni l'indication
affichée, qui permet de repérer un doublon.
Ce que dit la décision de 2020
Le paracétamol et les anti-inflammatoires sont les médicaments les plus utilisés en automédication comme antidouleurs et antipyrétiques, chez les adultes comme chez les enfants.
Depuis le 15 janvier 2020, ils ne peuvent plus être présentés en libre accès dans les pharmacies. Ils restent disponibles sans ordonnance, mais derrière le comptoir — la mesure vise explicitement à renforcer le rôle de conseil du pharmacien au moment de la délivrance.
La formulation officielle mérite d'être citée telle quelle : ces médicaments sont sûrs et efficaces lorsqu'ils sont correctement utilisés, mais présentent des risques lors d'une utilisation inadéquate. Ce n'est pas le produit qui a changé, c'est la manière dont il est remis.
Les risques des anti-inflammatoires sont d'une autre nature que ceux du paracétamol : complications rénales, complications infectieuses graves, et toxicité pour le fœtus à partir du début du 6e mois de grossesse.
Les populations particulières appellent une attention renforcée : enfants, personnes âgées, femmes enceintes, et toute personne suivant déjà un traitement chronique.
Deux habitudes qui réduisent nettement le risque. Tenir une liste écrite de tout
ce que l'on prend — y compris ce qui a été acheté sans ordonnance et les compléments alimentaires —
et signaler toute automédication au pharmacien lorsqu'on suit un traitement au long cours. La
première rend la seconde possible : sans liste, la conversation au comptoir se fait de mémoire.
Dernière révision du contenu : 27 août 2026.
🛡️ Cette page ne propose aucun vérificateur d'interactions
Et le motif est directement tiré de ce que raconte cette page. En 2020, ces produits ont été sortis du libre accès pour qu'un échange ait lieu au comptoir. Proposer en ligne une évaluation automatique d'associations reviendrait à rétablir par un écran le libre accès qui a été retiré d'un rayon.
S'y ajoute une raison pratique. Une évaluation sérieuse suppose de connaître l'ensemble des traitements, les antécédents, la fonction rénale et hépatique, l'âge, une grossesse éventuelle, les compléments alimentaires — soit précisément ce dont dispose le pharmacien et dont ce site ne dispose pas.
Cette page n'indique donc aucune posologie, n'évalue aucune association et ne dresse aucune liste de couples à éviter. Elle sert à préparer la question, pas à la remplacer.
Questions fréquentes
Pourquoi ces médicaments sont-ils passés derrière le comptoir ?
Parce que l'agence du médicament a estimé que le libre accès contournait un échange nécessaire. Depuis le quinze janvier deux mille vingt, les spécialités à base de paracétamol et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'ibuprofène et l'aspirine, ne peuvent plus être présentés en libre accès dans les pharmacies. Ils restent disponibles sans ordonnance, mais passent derrière le comptoir, la mesure visant explicitement à renforcer le rôle de conseil du pharmacien au moment de la délivrance. La formulation de l'agence mérite d'être retenue telle quelle : ces médicaments sont sûrs et efficaces lorsqu'ils sont correctement utilisés, mais présentent des risques lors d'une utilisation inadéquate. Ce n'est donc pas le produit qui a changé, c'est la façon dont il est remis.
Quel est le risque principal du paracétamol ?
Une atteinte du foie en cas de surdosage, et l'ampleur du phénomène en France est rarement connue du public : le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie pouvant conduire à une greffe hépatique, et il constitue la première cause de greffe du foie d'origine médicamenteuse dans le pays. Le point important est que ce surdosage n'est pas nécessairement une prise volontairement excessive. Il résulte souvent d'une accumulation involontaire, lorsque la même substance se trouve dans plusieurs produits pris en même temps pour des motifs différents. C'est précisément la vérification que l'agence recommande : s'assurer de la présence éventuelle de paracétamol dans les autres médicaments utilisés, y compris ceux pris contre la douleur, la fièvre ou les allergies.
Quels sont les risques propres aux anti-inflammatoires ?
Ils diffèrent de ceux du paracétamol et sont de trois ordres selon l'agence du médicament. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont susceptibles d'être à l'origine de complications rénales et de complications infectieuses graves. Ils sont par ailleurs toxiques pour le fœtus en cas d'exposition à partir du début du sixième mois de grossesse, c'est-à-dire au-delà de vingt-quatre semaines d'aménorrhée. Cette dernière contre-indication est formulée sans nuance et vaut pour toutes les voies d'administration. Elle mérite d'être connue parce qu'elle concerne une période où la grossesse est déjà bien avancée et où la tentation de prendre un antidouleur courant pour un mal de dos ou une douleur dentaire est fréquente.
Comment repérer un doublon ?
En regardant la substance active plutôt que le nom commercial ou l'indication affichée. Une même molécule circule sous de nombreux noms et dans des produits vendus pour des motifs différents — douleur, fièvre, rhume, allergie, symptômes hivernaux — ce qui rend l'accumulation possible sans qu'aucune boîte ne soit prise en excès isolément. La substance active figure sur la boîte et dans la notice, souvent en plus petits caractères que le nom du produit. Deux habitudes réduisent nettement le risque : tenir une liste écrite de tout ce que l'on prend, y compris ce qui a été acheté sans ordonnance et les compléments alimentaires, et signaler toute automédication au pharmacien lorsqu'on suit un traitement chronique.
Pourquoi cette page ne propose-t-elle aucun vérificateur d'interactions ?
Parce qu'un tel outil rétablirait exactement ce que la réglementation a retiré. En deux mille vingt, l'agence du médicament a fait sortir ces produits du libre accès pour qu'un échange ait lieu au comptoir ; proposer en ligne une évaluation automatique d'associations reviendrait à contourner par un écran ce qui a été déplacé derrière un comptoir. S'y ajoute une raison pratique : une évaluation sérieuse suppose de connaître l'ensemble des traitements, les antécédents, la fonction rénale et hépatique, l'âge, une grossesse éventuelle, les compléments alimentaires — soit précisément ce dont dispose le pharmacien et dont ce site ne dispose pas. Cette page n'indique donc aucune posologie, n'évalue aucune association et ne dresse aucune liste de couples à éviter. Elle sert à préparer la question, pas à la remplacer.
Décision de référence
À compter du 15 janvier 2020, les spécialités à base de paracétamol et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'ibuprofène et l'acide acétylsalicylique, ne peuvent plus être présentés en libre accès dans les pharmacies. Ils restent disponibles sans ordonnance, placés derrière le comptoir, la mesure visant à renforcer le rôle de conseil du pharmacien
Formulation officielle
Ces médicaments sont décrits comme sûrs et efficaces lorsqu'ils sont correctement utilisés, mais présentant des risques lors d'une utilisation inadéquate
Risque du paracétamol
Lésions graves du foie en cas de surdosage, pouvant conduire à une greffe hépatique. Première cause de greffe du foie d'origine médicamenteuse en France
Risques des anti-inflammatoires
Complications rénales, complications infectieuses graves, et toxicité pour le fœtus en cas d'exposition à partir du début du 6e mois de grossesse, soit au-delà de 24 semaines d'aménorrhée
Vérification recommandée
S'assurer de la présence éventuelle de paracétamol dans les autres médicaments utilisés, y compris contre la douleur, la fièvre ou les allergies
Populations particulières
Enfants, personnes âgées, femmes enceintes, et personnes suivant un traitement chronique
Bonnes pratiques
Tenir une liste écrite de tout ce qui est pris, y compris les produits achetés sans ordonnance et les compléments alimentaires ; signaler toute automédication au pharmacien en cas de traitement au long cours
Ce que la page ne fait pas
Elle n'indique aucune posologie, n'évalue aucune association, ne dresse aucune liste de couples à éviter, ne demande aucun nom de médicament et ne se prononce sur aucune situation individuelle
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
Vos données
Des cases cochées, qui ne quittent pas votre navigateur. Aucun traitement, aucun nom de produit et aucune donnée personnelle n'est saisi ni transmis.
Rappel. En cas de doute sur une prise doublée ou un dépassement de dose, appelez le 15 ou un centre antipoison sans attendre l'apparition de symptômes, en gardant les boîtes concernées. Pour toute question sur une association, le pharmacien est l'interlocuteur — c'est précisément la raison pour laquelle ces produits sont passés derrière son comptoir.