Calculatrice générique et princeps gratuite
Comprenez ce que garantit vraiment l'équivalence entre un générique et le médicament d'origine (princeps).
L'intervalle, selon le type de médicament
La qualification de « marge thérapeutique étroite » relève de l'évaluation réglementaire, pas d'une appréciation personnelle. Cette page n'en publie aucune liste.
Résultat
Intervalle d'acceptation
——
Écart moyen observé
3,56 % · 4,35 %sur 2 070 études, aire sous la courbe et concentration maximale
Ce que la règle autorise, et ce qui est mesuré
La bande colorée est l'intervalle d'acceptation. Les repères verts marquent les écarts moyens relevés dans l'analyse rétrospective.
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Pour conclure à la bioéquivalence, l'intervalle de confiance à 90 % du rapport générique sur princeps, calculé sur les moyennes de deux paramètres d'absorption, doit être entièrement compris entre 80 et 125 %. Trois mots portent tout le sens : intervalle de confiance, moyennes, entièrement.
Le contresens courant est double : il transforme un rapport de moyennes mesuré sur un groupe en écart individuel, et une borne que l'intervalle entier doit respecter en tolérance autorisée. Et il y a plus utile encore à savoir : cette variabilité n'est pas propre aux génériques — elle tient à l'imprécision des dosages et aux variations entre individus, et se retrouve quand on compare un princeps à lui-même.
Pourquoi 80 et 125 sont symétriques
- Chaque borne est l'inverse de l'autre. Cent divisé par 80 donne exactement 125, et 0,80 × 1,25 donne exactement 1. Un intervalle allant de 80 à 120 serait, lui, réellement déséquilibré : la borne haute serait plus proche du centre que la borne basse.
- Cette symétrie n'est pas décorative. L'analyse statistique est conduite sur des paramètres transformés en logarithmes, échelle sur laquelle les deux bornes se situent exactement à la même distance de 100. Ce qui paraît asymétrique en points de pourcentage est symétrique dans l'échelle où le calcul se fait.
- Le même principe régit l'intervalle resserré : 100 divisé par 90 donne 111,11. La règle appliquée aux marges thérapeutiques étroites obéit donc à la même construction, simplement plus serrée.
- Pourquoi un intervalle à 90 % et non à 95 % : le test est bilatéral, avec 5 % de risque d'erreur alloué à chaque borne, soit 10 % au total. Ce n'est pas une exigence allégée mais la combinaison de deux tests unilatéraux.
- Une différence de moyennes supérieure à environ 5 % ne passerait pas. La variabilité biologique élargit mécaniquement l'intervalle de confiance : au-delà de ce seuil, il déborderait des bornes. La limite théorique de 20 % n'est donc pas une marge exploitable.
Cette page ne dit pas s'il faut accepter la substitution
La réponse dépend du médicament, du patient et de l'histoire du traitement — trois choses qu'un site ne connaît pas. Le pharmacien et le médecin sont les interlocuteurs de cette question, et le pharmacien est précisément le professionnel dont c'est le métier au moment de la délivrance.
Cette page ne publie pas non plus de liste de médicaments à marge thérapeutique étroite, et ce n'est pas un oubli : une telle liste inviterait chacun à classer lui-même son traitement, alors que cette qualification relève de l'évaluation réglementaire et de l'appréciation du prescripteur. Aucune marque ni aucun laboratoire n'est cité.
Questions fréquentes
Que signifie exactement l'intervalle 80-125 % ?
Il porte sur une grandeur statistique, et non sur ce qui se passe dans un organisme. Pour conclure à la bioéquivalence, l'intervalle de confiance à quatre-vingt-dix pour cent du rapport entre le générique et le princeps, calculé sur les moyennes de deux paramètres d'absorption, doit être entièrement compris entre quatre-vingts et cent vingt-cinq pour cent.
Un générique peut-il donc différer de 20 % du princeps ?
En théorie la borne existe ; en pratique, aucun dossier ne s'en approche, et pour une raison mécanique. Du fait de la variabilité biologique, une différence de moyennes supérieure à environ cinq pour cent suffirait à faire déborder l'intervalle de confiance hors des bornes : un écart de vingt pour cent ne passerait tout simplement pas l'épreuve.
Pourquoi 80 et 125, et pas 80 et 120 ?
Parce que ces deux bornes sont symétriques, contrairement à ce que l'arithmétique ordinaire suggère. Cent divisé par quatre-vingts donne exactement cent vingt-cinq, et quatre-vingts pour cent multiplié par cent vingt-cinq pour cent donne exactement cent pour cent : chaque borne est l'inverse de l'autre.
Et les médicaments à marge thérapeutique étroite ?
Ils font l'objet de règles plus strictes, précisément parce que de faibles variations y comptent davantage. Lorsque les concentrations toxiques sont proches des concentrations efficaces, l'intervalle d'acceptation est resserré de quatre-vingts à cent vingt-cinq pour cent vers quatre-vingt-dix à cent onze virgule onze pour cent.
Pourquoi cette page ne dit-elle pas s'il faut accepter la substitution ?
Parce que la réponse dépend du médicament, du patient et de l'histoire du traitement, trois choses qu'un site ne connaît pas. Cette page ne publie pas non plus de liste de médicaments à marge thérapeutique étroite, et ce n'est pas un oubli : une telle liste inviterait chacun à classer lui-même son traitement, alors que cette qualification relève de l'évaluation réglementaire et de l'appréciation du prescripteur.
- Critère de bioéquivalence
- L'intervalle de confiance à 90 % du rapport des moyennes générique sur princeps, pour l'aire sous la courbe et la concentration maximale, doit être entièrement compris dans l'intervalle [80 % ; 125 %]. L'intervalle a été défini au niveau international en considérant qu'une variation du rapport des moyennes jusqu'à 20 % a peu de conséquences cliniques
- Portée du critère
- Il s'applique à un rapport de moyennes mesurées sur un groupe de sujets, non à un écart individuel, et impose que l'intervalle entier tienne dans les bornes, non seulement la valeur estimée
- Symétrie des bornes
- 100 ÷ 80 = 125 et 0,80 × 1,25 = 1 : chaque borne est l'inverse de l'autre. L'analyse étant conduite sur des paramètres transformés en logarithmes, les deux bornes sont à égale distance de 100 dans l'échelle utilisée. Le même principe vaut pour l'intervalle resserré, où 100 ÷ 90 = 111,11
- Niveau de confiance
- Intervalle à 90 %, correspondant à un test bilatéral avec 5 % de risque alloué à chaque borne
- Écarts réellement observés
- Analyse rétrospective de la Food and Drug Administration sur 2 070 études de bioéquivalence déposées entre 1996 et 2007, publiée par Davit et coll. en 2009 : différence moyenne de 3,56 % (± 2,85) sur l'aire sous la courbe et 4,35 % (± 3,54) sur la concentration maximale
- Contrainte mécanique
- Du fait de la variabilité biologique, une différence de moyennes supérieure à environ 5 % conduirait à un intervalle de confiance débordant des bornes. La limite de 20 % n'est donc pas une marge exploitable
- Marge thérapeutique étroite
- Lorsque les concentrations toxiques sont proches des concentrations efficaces, l'intervalle est resserré à [90,00 % ; 111,11 %]. Une agence du médicament recommande des précautions lors d'un changement de spécialité pour ces traitements, même lorsque la bioéquivalence est démontrée
- Origine de la variabilité
- Imprécision des méthodes de dosage et variations intra et interindividuelles. Elle n'est pas spécifique aux génériques et se retrouve dans la comparaison d'un princeps avec lui-même
- Ce qui peut différer
- Les excipients — liants, colorants, agents de dissolution. La règle encadre l'effet de ces différences sur la vitesse et l'étendue de l'absorption, non la quantité de substance active contenue dans le comprimé
- Ce que la page ne fait pas
- Elle ne recommande ni ne déconseille aucune substitution, ne publie aucune liste de médicaments à marge thérapeutique étroite, ne cite aucune marque ni aucun laboratoire et ne se prononce sur aucun traitement individuel
- Publié le
- 27 août 2026
- Prochaine révision prévue
- février 2027
Mis à jour le 27 août 2026.