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Simulateur pénurie de médicaments gratuit

Voyez quoi faire face à une rupture de médicament : laisser une pharmacie travailler le problème plutôt que faire le tour des officines.

Votre situation

Cette page ne consulte aucune liste en temps réel et ne nomme aucun médicament : elle indique quel levier correspond à votre cas et à qui le demander.

  • 100 % gratuit
  • Sans inscription
  • Rien ne quitte votre appareil
Deux façons de réagir
Faire le tour

Chaque officine redécouvre le problème depuis zéro, sans votre historique ni votre prescripteur au bout du fil. Vous multipliez les déplacements et repartez avec la même réponse, dix fois.

En saisir une, complètement

Elle voit les stocks des grossistes, participe à une mutualisation entre pharmacies, peut appeler votre médecin pour convenir d'un équivalent, et connaît les autorisations exceptionnelles en cours.

La différence n'est pas la chance, c'est l'accès. Les leviers utilisables ici sont réglementaires et professionnels : ils ne s'activent pas en demandant plus fort, mais en confiant le dossier à quelqu'un qui peut les actionner.

Ce qui existe réellement comme solutions

La substitution par un équivalent En accord avec le prescripteur, dans le cadre prévu pour les médicaments jugés d'intérêt thérapeutique majeur.
L'importation exceptionnelle L'agence du médicament peut autoriser l'arrivée d'unités destinées initialement à un autre marché européen.
La préparation réalisée en pharmacie Une autorisation peut permettre de remplacer une spécialité épuisée par une préparation — dans certains cas sans nouvelle ordonnance.
La substitution hors cadre habituel L'agence peut autoriser des remplacements entre spécialités au-delà des règles ordinaires, lorsque la tension le justifie.
La mutualisation entre officines Un dispositif professionnel permet aux pharmacies de se répartir les unités disponibles plutôt que de les immobiliser chacune de son côté.
Le maintien du remboursement L'alternative prescrite dans le cadre d'une rupture documentée reste prise en charge : le changement ne doit pas coûter plus cher.
L'interdiction d'exportation Les grossistes peuvent se voir interdire d'exporter un produit tendu, le temps que l'approvisionnement national se normalise.
Ces autorisations sont ponctuelles et publiées. C'est pourquoi cette page ne cite aucun médicament : la liste change de mois en mois, et une page qui la reproduirait serait fausse presque aussitôt. Ce qui ne change pas, ce sont les mécanismes.
Entre « c'est reparti » et « c'est en rayon » : trois à quatre semaines.

Quand un fabricant remet des unités à disposition, il faut compter ce délai pour la distribution. Une annonce de retour au début d'un mois signifie donc, en pratique, une disponibilité vers la fin du suivant. C'est l'explication la plus fréquente de l'écart entre ce qu'on lit et ce qu'on trouve — et elle évite de conclure qu'on vous raconte n'importe quoi.

Pourquoi cela arrive, et pourquoi cela dure

Ce sont rarement les médicaments les plus chers qui manquent

Les marges sur les médicaments anciens et génériques sont très faibles. Lorsque les coûts de production augmentent, certaines productions peu rentables sont interrompues au profit de traitements plus lucratifs — et comme peu de fabricants produisent la même molécule, la défaillance d'un seul suffit à tendre toute la chaîne.

C'est pour cela que les pénuries touchent souvent des traitements banals, anciens et essentiels, plutôt que des innovations récentes. Et c'est aussi pourquoi elles se répètent d'une année sur l'autre sur les mêmes classes.

  • Une liste publique des ruptures existe et se consulte librement, mais elle est nationale : votre pharmacien connaît en plus l'état réel de l'approvisionnement dans votre secteur.
  • Signalez, si vous en avez subi les conséquences. Un portail national de signalement existe, et les remontées alimentent la surveillance des ruptures.
  • Ne modifiez jamais un traitement de vous-même — ni la dose, ni l'espacement des prises — pour « faire durer ». C'est le geste qui transforme une difficulté d'approvisionnement en problème médical.
  • Constituer une réserve personnelle retire des unités du circuit au moment précis où elles manquent ailleurs : c'est exactement ce que les mesures de préservation des stocks cherchent à éviter, à l'échelle des grossistes.
  • Anticipez la date de renouvellement plutôt que la quantité : pour un traitement souvent tendu, s'y prendre une semaine avant la fin de la boîte laisse au pharmacien le temps d'actionner un levier.
  • Prévenez votre prescripteur si un changement est intervenu : il doit le savoir, notamment pour le suivi et pour les renouvellements suivants.

Questions fréquentes

Faut-il faire le tour des pharmacies ?

C'est le réflexe, et c'est rarement le plus efficace. Une officine dispose de leviers qu'un client de passage n'a pas : elle voit les stocks des grossistes, elle participe à un dispositif de mutualisation entre pharmacies, elle peut appeler votre prescripteur pour convenir d'un équivalent, et elle connaît les autorisations en cours.

Le pharmacien peut-il remplacer par autre chose ?

Dans plusieurs cas, oui. Il peut substituer par un équivalent thérapeutique en accord avec le prescripteur, dans le cadre prévu pour les médicaments jugés d'intérêt thérapeutique majeur.

Mon ordonnance est expirée et le traitement est en rupture

Pour un traitement chronique, le pharmacien peut, sous conditions et au titre de la continuité des soins, délivrer une boîte d'avance. Le cadre est plus restrictif pour certaines classes de médicaments, où il faut passer par le prescripteur — une ordonnance peut alors être transmise rapidement par voie électronique.

Pourquoi le médicament n'est-il pas là alors qu'on annonce son retour ?

Parce qu'il existe un décalage structurel entre la remise à disposition par le fabricant et la présence sur les rayons : il faut compter de l'ordre de trois à quatre semaines pour la distribution. Une annonce de retour en janvier signifie donc, en pratique, une disponibilité courant février.

Où vérifier si mon médicament est concerné ?

L'agence du médicament tient à jour une liste publique des ruptures de stock, consultable librement — elle s'adresse aussi bien aux professionnels qu'aux patients.

Information publique
L'agence du médicament tient à jour une liste publique des ruptures de stock, consultable par les patients comme par les professionnels
Substitution
Par un équivalent thérapeutique, en accord avec le prescripteur, dans le cadre prévu depuis 2021 pour les médicaments d'intérêt thérapeutique majeur
Mesures exceptionnelles
Importations autorisées depuis d'autres pays européens, remplacement par une préparation réalisée en pharmacie — parfois sans nouvelle ordonnance —, substitution entre spécialités au-delà du cadre habituel, interdiction d'exportation par les grossistes
Continuité des soins
Pour un traitement chronique dont l'ordonnance est expirée, délivrance d'une boîte d'avance possible sous conditions ; cadre plus restrictif pour certaines classes
Remboursement
L'alternative prescrite dans le cadre d'une rupture documentée reste prise en charge
Délai de distribution
Environ trois à quatre semaines entre la remise à disposition par le fabricant et la disponibilité en pharmacie
Causes structurelles
Marges très faibles sur les médicaments anciens et génériques, arrêts de production des molécules peu rentables, faible nombre de fabricants par molécule
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne nomme aucun médicament et ne reproduit aucune liste de pénuries — celle-ci change de mois en mois — et ne consulte aucune donnée en temps réel
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
Avis. Page informative. L'état réel de l'approvisionnement se demande au pharmacien : il reçoit les alertes des distributeurs et connaît les autorisations en vigueur au moment où vous posez la question.

Mis à jour le 11 septembre 2026.