Simulateur brûlure gratuit
Ce sont les premières minutes qui décident de la suite : refroidir tôt limite la profondeur, calme la douleur et réduit la cicatrice. Tout le reste — pansements, crèmes — vient après. Et le beurre, lui, emprisonne la chaleur.
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Évaluer la situation
Commencez par refroidir, puis lisez. Cette page ne remplace pas un examen : elle situe entre soins à domicile, consultation et appel au 15.
Ce qu'il faut faire
- 100 % gratuit
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- Rien ne quitte votre appareil
Appelez le 15 ou le 112 si la brûlure est étendue — de l'ordre d'un dixième de la surface du corps ou plus —, si elle touche le visage, les mains, les articulations ou les parties génitales, si les voies respiratoires ont pu être atteintes (fumée, vapeur), ou en cas de brûlure électrique ou chimique. En attendant, commencez à refroidir.
Le secourisme retient le moyen mnémotechnique des « trois 15 » : une eau autour de 15 °C, un jet tenu à 15 cm, pendant 15 minutes. Les sources officielles parlent plutôt d'un quart d'heure à vingt minutes, ou tant que la brûlure reste douloureuse — c'est ce dernier repère qui compte le plus, parce qu'il s'adapte à la brûlure que vous avez sous les yeux.
Le point commun des corps gras : ils isolent. Sous la couche, la chaleur continue son travail et la brûlure s'approfondit — exactement l'inverse de ce qu'on cherchait. Ils compliquent en plus l'examen ensuite, et il faudra les retirer.
Le piège de la douleur
La douleur vient des terminaisons nerveuses de la peau. Quand la brûlure est profonde, ces terminaisons sont détruites — et la zone devient peu ou pas douloureuse. Une brûlure blanchâtre, cartonnée, étonnamment supportable, est donc plus grave qu'une rougeur cuisante, pas moins.
C'est le contraire de l'intuition, et c'est la raison pour laquelle certaines brûlures profondes sont amenées trop tard : personne n'a crié.
L'ordre des gestes
Après, et souvent oublié
- Vérifiez votre protection contre le tétanos. Une brûlure est une porte d'entrée, et c'est l'occasion de vérifier où vous en êtes de vos rappels — voir la page consacrée aux vaccins de l'adulte.
- Protégez la cicatrice du soleil pendant les mois qui suivent : une peau neuve exposée pigmente durablement. Une protection très élevée sur la zone, et l'ombre quand c'est possible.
- Surveillez l'infection : rougeur qui s'étend, chaleur, douleur qui augmente au lieu de diminuer, écoulement, fièvre. Cela justifie un avis, même pour une brûlure jugée banale au départ.
- Pas de maquillage ni de cosmétique sur une zone en cours de cicatrisation.
- Une brûlure d'apparence banale qui ne guérit pas en une petite semaine mérite d'être revue — le délai attendu est court pour les formes superficielles.
- Chez l'enfant, l'accident domestique domine : liquides chauds, four, plaques, eau du bain. Les quelques degrés en moins sur le chauffe-eau font plus pour la prévention que n'importe quelle surveillance.
Questions fréquentes
Pourquoi pas de glace ni d'eau glacée ?
Parce que le froid extrême abîme à son tour les tissus déjà fragilisés : il réduit la circulation locale et expose à une lésion de type gelure par-dessus la brûlure. Sur une surface étendue, il fait aussi chuter la température du corps. L'objectif n'est pas de produire du froid mais d'évacuer la chaleur, et l'eau tempérée le fait mieux — sans ajouter un second traumatisme.
Pourquoi le beurre ou l'huile aggravent-ils ?
Parce qu'ils forment une couche isolante qui emprisonne la chaleur au lieu de la laisser partir : la brûlure continue de progresser en profondeur sous le corps gras. Ils gênent aussi l'examen médical ensuite, et il faudra les retirer, ce qui n'est agréable pour personne. Le remède de grand-mère est ici exactement contre-productif — et cela vaut pour le miel, le dentifrice et les crèmes grasses.
Faut-il percer les cloques ?
Non, jamais, même les petites. La cloque est une barrière naturelle stérile qui protège la peau en train de se reconstruire dessous. La percer ouvre une porte aux germes et ralentit la cicatrisation. Si elle se rompt seule, on ne retire pas la peau qui la recouvre : on protège avec un pansement non adhérent.
Une brûlure qui fait moins mal est-elle moins grave ?
C'est l'inverse, et c'est le piège le plus dangereux du sujet. La douleur vient des terminaisons nerveuses de la peau : quand la brûlure est profonde, ces terminaisons sont détruites, et la zone devient peu ou pas douloureuse. Une brûlure blanchâtre ou cartonnée, peu sensible, est donc à prendre plus au sérieux qu'une rougeur très douloureuse — pas moins.
Que faire si un vêtement est collé à la peau ?
On ne tire pas. Retirer un tissu adhérent arrache la peau avec lui et aggrave la lésion. On refroidit par-dessus, à l'eau tempérée, et on laisse les secours ou le médecin s'en occuper. En revanche, tout ce qui n'adhère pas — vêtements, bagues, montre, bracelets — se retire immédiatement, avant que la zone ne gonfle et ne rende l'opération impossible.
- Premier geste
- Refroidir précocement à l'eau tempérée, à faible pression, tant que la brûlure est douloureuse ; les sources officielles situent la durée entre un quart d'heure et vingt minutes
- Moyen mnémotechnique
- La règle des « trois 15 » du secourisme : eau autour de 15 °C, jet à 15 cm, 15 minutes
- Hypothermie
- Refroidir seulement la zone brûlée et interrompre si la personne se refroidit, particulièrement chez l'enfant et sur les grandes surfaces
- À ne jamais appliquer
- Glace ou eau glacée, corps gras, miel, dentifrice, coton hydrophile ; ne pas percer les cloques
- Appel au 15 ou 112
- Brûlure étendue, visage, mains, articulations, parties génitales, voies respiratoires, origine électrique ou chimique
- Signe trompeur
- Une brûlure profonde est peu douloureuse, les terminaisons nerveuses étant détruites
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne publie aucune image clinique, ne nomme aucun produit et ne remplace pas l'examen de la brûlure
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
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Mis à jour le 11 septembre 2026.