Si vous consultez encore les alertes du réseau de surveillance
aérobiologique, vous consultez un service qui n'existe plus. La carte de référence a
changé de main — et l'ancienne adresse continue d'être citée un peu partout.
Nouvelle référenceAérer quand il pleutRhume ≠ allergieAucun médicament nommé
Mis à jour le 11 septembre 2026
Le service d'alerte pollinique du RNSA n'est plus actif.
Les ministères chargés de la santé et de la transition écologique ont mis fin à la
subvention d'État, à la suite d'un rapport d'inspection de janvier 2025 pointant une gestion
jugée opaque et irrégulière et un dispositif « mal structuré ». La cartographie de référence
est désormais celle d'Atmo France, la fédération des associations agréées de
surveillance de la qualité de l'air, qui publie un indice pollen quotidien couvrant la
France métropolitaine.
Et ce n'est pas seulement l'adresse qui change
L'ancien indice
Il reposait sur des relevés manuels des semaines passées, complétés par des
prévisions météo et des retours de médecins. Il renseignait sur ce qui s'était produit —
il ne prévoyait pas.
L'indice actuel
Quotidien, il s'appuie aussi sur des modèles de dispersion atmosphérique à l'échelle
européenne. Autrement dit, il ne se contente plus de décrire la semaine
dernière.
La nuance est pratique : avec l'ancien dispositif, consulter la carte revenait à
regarder dans le rétroviseur. Avec le nouveau, elle peut servir à décider de sa journée —
ce qui est précisément l'usage qu'on en attend.
Votre situation
Cette page ne
consulte aucune donnée en temps réel et ne propose aucun traitement. Elle aide à situer ce
que vous avez et à savoir où regarder.
Ce que cela évoque
Rhume ou allergie : ce qui tranche
Plutôt une allergie
écoulement clair et fluide
éternuements en salves
yeux qui piquent, larmoient, gonflent
pas de fièvre
dure tant que le pollen est là
revient chaque année à la même période
pas contagieux
Plutôt un rhume
fièvre, courbatures
mucus qui s'épaissit avec les jours
gorge douloureuse au début
passe en une semaine environ
l'entourage l'attrape
Le repère le plus simple reste la durée et la répétition. Un rhume qui
« dure six semaines » n'est probablement pas un rhume, et des rhumes qui reviennent tous les
ans au printemps n'en sont probablement pas non plus. Une allergie peut d'ailleurs se
déclarer à tout âge — y compris tard, ce qui retarde souvent le diagnostic.
Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.
Trois saisons, pas une
Février → avrilles arbres
Mai → juilletles graminées
Août → octobreles herbacées
Savoir
quand surviennent vos symptômes oriente autant qu'un test : quelqu'un qui souffre
en mars et quelqu'un qui souffre en septembre ne réagissent pas à la même chose. Notez les
dates de début et de fin d'une année sur l'autre — c'est une information que l'allergologue
utilisera, et qu'on est bien incapable de reconstituer de mémoire.
La saison s'allonge. Le changement climatique décale et étire le calendrier
de pollinisation, les concentrations augmentent, et certaines espèces très allergisantes
étendent leur territoire vers le nord. L'impression que « ça commence plus tôt qu'avant »
n'est pas une impression.
Ce qui limite l'exposition
Aérez quand il pleut
La pluie plaque les pollens au sol : c'est le meilleur moment pour ouvrir les
fenêtres. Le soleil et le vent, à l'inverse, dispersent massivement. La belle journée qui
donne envie d'ouvrir en grand est précisément celle où l'air extérieur est le plus
chargé — et c'est pour cela que le réflexe spontané se trompe.
Se rincer le nez et les cheveux le soir. Les pollens s'y accrochent et
passent la nuit sur l'oreiller, ce qui explique des réveils difficiles sans exposition
apparente.
Ne pas faire sécher le linge dehors pendant les pics : il rentre
chargé.
Garder les vitres fermées en voiture et utiliser le recyclage d'air
lors des trajets.
Éviter les efforts en extérieur aux heures les plus chargées, plutôt en
milieu de journée par temps sec et venteux.
Suivre l'indice pollen de sa zone plutôt qu'une moyenne nationale :
les espèces et les dates varient fortement d'une région à l'autre.
Une allergie qui gêne le sommeil, le travail ou la respiration se traite.
Le pharmacien oriente pour les formes simples, l'allergologue pour le reste — cette page ne
propose volontairement aucun traitement.
Questions fréquentes
Où consulter l'indice pollen aujourd'hui ?
Auprès d'Atmo France, la fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, qui publie un indice pollen quotidien couvrant la France métropolitaine. Ce n'est plus le Réseau national de surveillance aérobiologique : son service d'alerte n'est plus actif depuis l'arrêt de la subvention d'État, décidé après un rapport d'inspection de janvier 2025. La précision compte, parce que l'ancienne référence continue d'être citée un peu partout — y compris par des pages publiées récemment.
Est-ce un rhume ou une allergie ?
Trois éléments tranchent le plus souvent. La fièvre : elle accompagne le rhume, pas l'allergie. L'écoulement : clair et fluide dans l'allergie, plus épais et coloré avec le temps dans le rhume. La durée : un rhume passe en une semaine environ, une allergie dure tant que le pollen est là — parfois des semaines, et revient chaque année à la même période. Les yeux qui piquent et les éternuements en salves penchent nettement du côté allergique.
Quand faut-il aérer son logement ?
Plutôt quand il pleut, et c'est l'inverse de ce qu'on fait spontanément. La pluie plaque les pollens au sol et offre un répit : c'est le meilleur moment pour ouvrir. Le soleil et le vent, eux, favorisent la dispersion — la belle journée qui donne envie d'ouvrir en grand est justement celle où l'air extérieur est le plus chargé.
Peut-on devenir allergique à l'âge adulte ?
Oui, une allergie peut se déclarer à tout âge, y compris tard. C'est une des raisons pour lesquelles les premiers épisodes sont souvent pris pour des rhumes à répétition : on n'imagine pas commencer une allergie à quarante ou soixante ans. Si des symptômes reviennent chaque année à la même période, la question mérite d'être posée, quel que soit l'âge auquel ils sont apparus.
Pourquoi la saison semble-t-elle plus longue qu'avant ?
Parce qu'elle l'est. Le changement climatique décale et étire le calendrier de pollinisation, les concentrations augmentent, et certaines espèces très allergisantes étendent leur territoire vers le nord du pays. Ce n'est donc pas une impression liée à l'âge ou à l'attention : la période d'exposition s'est réellement allongée, et elle commence plus tôt qu'il y a trente ans.
Référence actuelle
Indice pollen quotidien publié par Atmo France, fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, couvrant la France métropolitaine
Ancien dispositif
Le service d'alerte du Réseau national de surveillance aérobiologique n'est plus actif, la subvention d'État ayant pris fin après un rapport d'inspection de janvier 2025
Différence de méthode
L'ancien indice reposait sur des relevés manuels des semaines passées et ne permettait pas de prévision ; l'indice actuel intègre des modèles de dispersion atmosphérique
Fréquence
Première cause d'allergie respiratoire en France : environ 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de neuf ans
Calendrier
Arbres de février à avril, graminées de mai à juillet, herbacées d'août à octobre ; saison allongée par le changement climatique
Météo
La pluie plaque les pollens au sol ; le soleil et le vent favorisent leur dispersion
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne consulte aucune donnée en temps réel, ne nomme aucun médicament et ne propose aucun traitement
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
février 2027
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Avis. Page informative. Une gêne respiratoire, un asthme déséquilibré ou
des symptômes qui retentissent sur le sommeil relèvent d'un avis médical ; le
diagnostic d'allergie se fait en consultation, pas sur une carte.