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Risque

Arrêt du tabac

Deux informations très répandues sont périmées : le forfait annuel de 150 € n'existe plus depuis 2019, et le médecin traitant n'est pas le seul à pouvoir prescrire. Ensemble, elles font perdre du temps et de l'argent à des gens qui ont déjà décidé d'arrêter.

Prise en charge 65 % Sans plafond annuel 5 professionnels prescripteurs Sans inscription
Mis à jour le 11 septembre 2026
Ce qui a changé au 1er janvier 2019
Avant

Un forfait d'aide au sevrage de 150 € par an et par assuré, sur une ordonnance dédiée. Au-delà, plus rien : la durée du traitement se heurtait à une enveloppe.

Depuis

Une prise en charge de droit commun à 65 %, sans plafond annuel, sur ordonnance ordinaire. Le prix des produits concernés est le même partout, et le tiers payant s'applique.

Beaucoup de gens croient encore au forfait, et calent leur tentative sur une enveloppe qui n'existe plus. C'est surtout gênant pour ceux qui ont besoin d'un accompagnement long — c'est-à-dire, souvent, ceux qui en ont le plus besoin.

Votre consommation, et ce qui suit

Le paquet-année est l'unité utilisée en consultation. Un paquet-année vaut vingt cigarettes par jour pendant un an.

Qui peut vous prescrire des substituts

Depuis la loi du 26 janvier 2016, la prescription n'est plus réservée aux médecins et aux sages-femmes. Cinq professions peuvent établir l'ordonnance qui ouvre le remboursement :

Médecin
y compris du travail
Sage-femme
Infirmier
Chirurgien-dentiste
Masseur-
kinésithérapeute
Cela règle un obstacle très concret. Attendre un créneau chez le médecin traitant est l'une des raisons les plus banales de repousser une tentative. Si vous voyez un infirmier, un dentiste ou un kiné dans les semaines qui viennent, la question peut se régler là. Les sages-femmes peuvent en outre prescrire à l'entourage d'une femme enceinte ou accouchée — ce qui vise précisément le conjoint qui fume.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Ce que le remboursement couvre, et ce qu'il ne couvre pas

Ce qui se passe après la dernière cigarette

20 minutesLa fréquence cardiaque et la pression artérielle commencent à redescendre.
24 heuresLe monoxyde de carbone a quitté l'organisme ; l'oxygénation se normalise.
48 heuresLe goût et l'odorat se réveillent — c'est souvent le premier changement que l'on remarque soi-même.
2 semaines à 3 moisLa toux et l'essoufflement diminuent, la fonction respiratoire s'améliore.
1 anLe risque d'accident coronarien a nettement diminué.
10 à 15 ansLe risque de cancer du poumon se rapproche de celui d'une personne qui n'a jamais fumé.
Le premier bénéfice ne se compte pas en années. C'est le contresens le plus décourageant du sujet : on imagine un gain lointain, alors que la chaîne commence le jour même. Et arrêter tard reste utile — l'idée qu'il serait « trop tard » est fausse à tout âge.

Questions fréquentes

Le forfait de 150 € par an existe-t-il toujours ?

Non, et c'est l'information la plus souvent périmée sur le sujet. Ce forfait annuel a été supprimé au 1er janvier 2019 : les substituts nicotiniques inscrits sur la liste des spécialités remboursables sont depuis pris en charge en droit commun, à 65 %, sans plafond annuel. Autrement dit, la durée du traitement n'est plus limitée par une enveloppe — ce qui change surtout la situation des personnes qui ont besoin d'un accompagnement long.

Faut-il une ordonnance ?

Pour le remboursement, oui, sans exception. Les substituts s'achètent librement en pharmacie, mais un achat sans ordonnance n'ouvre aucun droit à prise en charge. C'est une perte fréquente et évitable : la même boîte, prescrite, est remboursée à 65 %, et le tiers payant évite souvent d'avancer les frais.

Qui peut prescrire, à part le médecin ?

Quatre autres professionnels, depuis la loi du 26 janvier 2016 : les sages-femmes, les infirmiers, les chirurgiens-dentistes et les masseurs-kinésithérapeutes — les médecins du travail en font également partie. Les sages-femmes peuvent en outre prescrire à l'entourage d'une femme enceinte ou accouchée. Concrètement, cela veut dire qu'un rendez-vous chez le médecin traitant n'est pas le seul chemin, et que l'attente d'un créneau n'est pas une raison de repousser.

La cigarette électronique est-elle remboursée ?

Non. Les produits de vapotage ne sont pas des produits de santé au sens réglementaire et n'entrent dans aucun dispositif de prise en charge. Cela ne dit rien de leur efficacité relative, qui fait l'objet de travaux ; cela dit seulement qu'ils ne relèvent pas du même cadre que les substituts inscrits sur la liste des spécialités remboursables.

Cette page conserve-t-elle ce que je saisis ?

Non. Le calcul s'exécute dans le navigateur de votre appareil : le nombre de cigarettes, les années et le reste ne sont transmis nulle part, ne sont pas enregistrés et disparaissent à la fermeture de l'onglet. Rien de ce qui est saisi ici ne rejoint un dossier médical.

Paquet-année
Unité usuelle en consultation : un paquet-année correspond à vingt cigarettes par jour pendant un an
Prise en charge
Substituts nicotiniques inscrits sur la liste des spécialités remboursables : 65 % par l'Assurance Maladie, sur prescription, depuis le 1er janvier 2019
Plafond
Aucun — le forfait annuel de 150 € a été supprimé au profit d'une prise en charge de droit commun
Prescripteurs
Médecins y compris du travail, sages-femmes, infirmiers, chirurgiens-dentistes et masseurs-kinésithérapeutes, depuis la loi du 26 janvier 2016
Autres traitements
Varénicline remboursée à 65 % en seconde intention ; bupropion non pris en charge ; vapotage hors dispositif
Accompagnement
Tabac info service, 39 89, gratuit, avec possibilité d'un suivi par un tabacologue
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne donne ni posologie, ni marque, ni prix, et ne remplace pas une consultation
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
Vos données
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Avis. Page informative. Le choix d'un traitement, sa forme et sa durée relèvent d'une consultation. Tabac info service (39 89) propose un accompagnement gratuit, y compris pour préparer la démarche.