Le forfait de 150 € par an existe-t-il toujours ?
Non, et c'est l'information la plus souvent périmée sur le sujet. Ce forfait annuel a été supprimé au 1er janvier 2019 : les substituts nicotiniques inscrits sur la liste des spécialités remboursables sont depuis pris en charge en droit commun, à 65 %, sans plafond annuel. Autrement dit, la durée du traitement n'est plus limitée par une enveloppe — ce qui change surtout la situation des personnes qui ont besoin d'un accompagnement long.
Faut-il une ordonnance ?
Pour le remboursement, oui, sans exception. Les substituts s'achètent librement en pharmacie, mais un achat sans ordonnance n'ouvre aucun droit à prise en charge. C'est une perte fréquente et évitable : la même boîte, prescrite, est remboursée à 65 %, et le tiers payant évite souvent d'avancer les frais.
Qui peut prescrire, à part le médecin ?
Quatre autres professionnels, depuis la loi du 26 janvier 2016 : les sages-femmes, les infirmiers, les chirurgiens-dentistes et les masseurs-kinésithérapeutes — les médecins du travail en font également partie. Les sages-femmes peuvent en outre prescrire à l'entourage d'une femme enceinte ou accouchée. Concrètement, cela veut dire qu'un rendez-vous chez le médecin traitant n'est pas le seul chemin, et que l'attente d'un créneau n'est pas une raison de repousser.
La cigarette électronique est-elle remboursée ?
Non. Les produits de vapotage ne sont pas des produits de santé au sens réglementaire et n'entrent dans aucun dispositif de prise en charge. Cela ne dit rien de leur efficacité relative, qui fait l'objet de travaux ; cela dit seulement qu'ils ne relèvent pas du même cadre que les substituts inscrits sur la liste des spécialités remboursables.
Cette page conserve-t-elle ce que je saisis ?
Non. Le calcul s'exécute dans le navigateur de votre appareil : le nombre de cigarettes, les années et le reste ne sont transmis nulle part, ne sont pas enregistrés et disparaissent à la fermeture de l'onglet. Rien de ce qui est saisi ici ne rejoint un dossier médical.