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Risque

Crise convulsive

Vous ne pouvez pas arrêter une crise. Votre rôle est ailleurs : protéger, chronométrer, attendre. Et les deux gestes que l'on fait d'instinct — mettre quelque chose dans la bouche, maintenir la personne — sont précisément ceux qui blessent.

Rien dans la bouche Ne pas immobiliser Sur le côté après, pas pendant Noter l'heure de début
Mis à jour le 11 septembre 2026

Appelez le 15 ou le 18 s'il s'agit d'une première crise, si les convulsions dépassent cinq minutes, si une deuxième crise survient avant la reprise de conscience, si la personne ne reprend pas connaissance, ou si la crise est survenue dans l'eau — même en cas de récupération apparente.

Les deux gestes qui blessent
Mettre quelque chose dans la bouche

On ne peut pas avaler sa langue : c'est anatomiquement impossible. Le geste ne protège donc de rien.

Ce qu'il provoque, en revanche : étouffement sur l'objet, dents cassées, doigts mordus.
Maintenir la personne

Aucune contrainte n'interrompt une crise. Retenir les membres ne raccourcit rien et n'atténue rien.

Ce qu'il provoque : luxations et contusions, chez elle comme chez vous.

Le principe est l'inverse de l'intuition : on ne s'occupe pas de la personne, on s'occupe de ce qu'il y a autour d'elle. Écarter une table basse est plus utile que tenir un bras.

Votre situation

Si une crise est en cours, notez l'heure et protégez d'abord. Ce formulaire aide à savoir s'il faut appeler.

Pendant, puis après

Pendant les convulsions Protéger, rien d'autre

Écartez les objets dangereux, desserrez le col et la ceinture, retirez les lunettes, glissez quelque chose de mou sous la tête. Notez l'heure de début. Ne déplacez pas la personne, sauf lieu dangereux — route, escalier, bord de l'eau, proximité d'un feu. Pas de position latérale à ce stade : elle n'y resterait pas et la manipulation risquerait de la blesser.

Dès que les secousses cessent Sur le côté, et rester

La position latérale devient utile : elle garde les voies aériennes libres pendant la récupération, qui prend souvent plusieurs minutes. Restez auprès d'elle jusqu'à ce qu'elle ait pleinement repris conscience, parlez-lui calmement, et expliquez en mots simples ce qui s'est passé quand elle peut comprendre.

La plupart des crises durent moins de cinq minutes et cèdent seules. C'est pourquoi l'heure de début compte autant : dans l'urgence, cinq minutes paraissent beaucoup plus longues qu'elles ne le sont, et c'est le chronomètre — pas l'impression — qui déclenche l'appel.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Quand appeler le 15 ou le 18

Une première crise, chez quelqu'un qui n'est pas épileptique connu
Des convulsions qui dépassent cinq minutes
Une deuxième crise avant que la personne ait repris connaissance
Une absence de reprise de conscience, ou une respiration qui ne repart pas normalement
Une confusion qui persiste plus d'une heure
Une crise survenue dans l'eau — même avec récupération apparente
Une blessure, des vomissements, une grossesse, un diabète, ou une céphalée très intense après la crise
Et quand ce n'est pas nécessaire

Si la personne est épileptique connue et que la crise est habituelle et sans complication, l'appel n'est pas nécessaire. Cette nuance compte : elle évite des appels inutiles, et elle correspond à ce que vivent régulièrement les personnes concernées et leur entourage.

Ce qu'il faut savoir sur l'après

Questions fréquentes

Peut-on avaler sa langue pendant une crise ?

Non, c'est anatomiquement impossible — et c'est la croyance qui cause le plus de blessures dans ce domaine. Introduire un objet, une cuillère ou ses doigts dans la bouche expose à trois conséquences bien réelles : l'étouffement sur l'objet lui-même, des dents cassées, et des doigts sérieusement mordus. La personne peut se mordre la langue pendant la crise, mais elle ne peut pas l'avaler, et rien de ce que vous feriez n'empêcherait la morsure.

Faut-il maintenir la personne pour arrêter les secousses ?

Non, et cela ne marcherait pas : aucune contrainte n'interrompt une crise. Immobiliser expose en revanche à des blessures — luxations, contusions, chez elle comme chez vous. Le principe est l'inverse de l'intuition : on laisse la crise suivre son cours, et on s'occupe uniquement de ce qu'il y a autour. Écarter une table basse est plus utile que tenir un bras.

Quand mettre la personne sur le côté ?

Après la crise, pas pendant. Pendant les convulsions, elle ne resterait pas dans la position et la manipulation risquerait de la blesser — l'objectif du moment est seulement de protéger. Dès que les secousses cessent, en revanche, la position latérale devient utile : elle garde les voies aériennes libres pendant la phase de récupération, qui peut durer plusieurs minutes.

Faut-il appeler le 15 à chaque crise ?

Non, et c'est une nuance importante : si la personne est épileptique connue et que la crise est habituelle, sans complication, l'appel n'est pas nécessaire. Il le devient devant une première crise, une crise convulsive qui dépasse cinq minutes, une deuxième crise avant reprise de conscience, une absence de reprise de conscience, une confusion qui se prolonge, une blessure, une grossesse, un diabète — et toujours si la crise est survenue dans l'eau.

Pourquoi une crise dans l'eau change-t-elle tout ?

Parce que l'eau inhalée pendant les secousses peut provoquer des complications respiratoires et cardiaques qui apparaissent à retardement. C'est la raison pour laquelle une crise survenue dans l'eau justifie un appel et une évaluation médicale même si la personne semble avoir parfaitement récupéré. Sur le moment, le geste est de maintenir sa tête hors de l'eau sans chercher à la sortir seul si c'est risqué.

Principe
Une crise ne peut pas être interrompue par le témoin : protéger l'environnement, chronométrer, attendre qu'elle cède
À ne jamais faire
Introduire un objet ou les doigts dans la bouche — on ne peut pas avaler sa langue ; immobiliser ou contraindre les mouvements ; asseoir la personne
Pendant
Écarter les objets, desserrer col et ceinture, retirer les lunettes, protéger la tête, ne pas déplacer sauf lieu dangereux
Après
Position latérale dès que les convulsions cessent, surveillance jusqu'à reprise complète de conscience
Durée
La plupart des crises durent moins de cinq minutes et cèdent seules ; l'heure de début est l'information demandée par le médecin
Appeler
Première crise, convulsions de plus de cinq minutes, deuxième crise avant reprise de conscience, absence de reprise de conscience, confusion prolongée, crise dans l'eau, blessure, vomissements, grossesse, diabète
Appel non nécessaire
Personne épileptique connue dont la crise est habituelle et sans complication
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne nomme aucun traitement et ne remplace pas le protocole personnel établi avec le neurologue
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
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Avis. Page informative. Les personnes épileptiques disposent souvent d'un protocole personnel établi avec leur neurologue : c'est lui qui s'applique en priorité, et le 15 guide en cas de doute.