produits-franceCalculatrices
Risque

Intoxication

Les deux gestes que l'on fait spontanément — faire vomir, donner du lait — aggravent tous les deux. Le lait, en particulier, fait l'inverse de ce qu'on croit : sa graisse accélère le passage du produit dans le sang.

Ni vomir ni boire Ne pas attendre les symptômes Garder l'emballage Un toxicologue répond 24 h/24
Mis à jour le 11 septembre 2026

Si la personne est inconsciente, ne respire pas ou respire difficilement : appelez le 15. Si elle est consciente et respire normalement, appelez le centre antipoison de votre région — sans attendre l'apparition des symptômes, et sans rien lui donner à boire.

Les trois gestes à ne pas faire
Faire vomir Le produit remonte par un chemin où il peut être inhalé — une atteinte pulmonaire s'ajoute à l'intoxication. Les caustiques brûlent une seconde fois.
Donner du lait Riche en graisses, il favorise le passage du produit dans le sang. Il ne tapisse rien du tout.
Donner de l'eau Elle peut faire mousser un détergent ingéré, et dilue rarement quoi que ce soit d'utile.

Une seule exception : si le médecin du centre antipoison vous le demande. Lui sait de quel produit il s'agit — c'est toute la différence entre une consigne et une improvisation.

N'attendez pas que la personne se sente mal pour appeler.

La conduite dépend du produit et de la dose, pas de l'état du moment — et certaines substances agissent avec plusieurs heures de décalage. Attendre les symptômes, c'est perdre la fenêtre où il était encore simple d'agir. L'appel est gratuit, et il aboutit souvent à « il n'y a rien à faire », ce qui est exactement le renseignement qu'on cherchait.

Votre situation

Si quelque chose vient d'être avalé, appelez d'abord et lisez ensuite. Cette page ne remplace pas l'avis du toxicologue.

Selon la voie de contact

AvaléNe rien donner à boire, ne pas faire vomir. Rassembler l'emballage et appeler.
Sur la peauRetirer les vêtements souillés et rincer abondamment et longuement à l'eau claire, en protégeant vos propres mains.
Dans les yeuxRincer une quinzaine de minutes à l'eau tiède, paupières maintenues ouvertes avec les doigts, à distance du jet. Retirer les lentilles après s'être lavé les mains.
InhaléSortir la personne du lieu contaminé, aérer, et se protéger soi-même — plusieurs gaz n'ont ni odeur ni couleur.
Dans tous les cas, protégez-vous avant d'intervenir. Un local où quelqu'un s'est effondré sans raison apparente peut contenir un gaz : on aère et on fait sortir plutôt que d'entrer respirer le même air.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Ce qu'il faut réunir avant d'appeler

L'emballage du produit — c'est l'élément le plus utile de tous. Il permet une identification certaine, là où un nom de mémoire laisse place au doute.
La quantité, estimée en comptant ce qui manque : comprimés absents de la plaquette, niveau du flacon.
L'âge et le poids de la personne — la dose se raisonne par kilo, surtout chez l'enfant.
L'heure du contact, et les circonstances.
Les symptômes déjà observés, même discrets : vomissements, transpiration, somnolence, agitation.
Votre numéro et l'adresse où se trouve la personne, pour être rappelé ou orienté.
Et si un transfert à l'hôpital est décidé : emportez le reste du produit, l'emballage, l'étiquette et la notice. Cela évite à l'équipe de perdre du temps à deviner ce qu'elle traite.

Ce que fait le centre antipoison

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas donner de lait ?

Parce qu'il fait exactement l'inverse de ce qu'on croit. Le lait est riche en graisses, et beaucoup de substances toxiques se dissolvent d'autant mieux qu'il y a du gras : au lieu de « tapisser l'estomac », il favorise le passage du produit dans le sang. C'est peut-être le remède populaire le plus contre-productif qui existe, et il reste le premier réflexe de beaucoup de gens.

Pourquoi ne pas faire vomir ?

Parce que le vomissement fait remonter le produit par un chemin où il peut être inhalé, ce qui ajoute une atteinte pulmonaire à l'intoxication — parfois plus grave que l'intoxication elle-même. Certains produits caustiques brûlent en outre une seconde fois en remontant. La seule exception est une consigne donnée par le médecin du centre antipoison, qui sait de quel produit il s'agit.

Faut-il attendre de voir si la personne se sent mal ?

Non, c'est même le point qui change le plus de choses. L'appel se fait avant l'apparition des symptômes, parce que la conduite dépend du produit et de la dose, pas de l'état du moment — et parce que certaines substances agissent avec plusieurs heures de décalage. Attendre revient à perdre la fenêtre où l'on pouvait encore agir simplement.

Qui répond au centre antipoison ?

Un médecin toxicologue, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, gratuitement. Il dispose de la composition des produits existants et peut vous dire s'il n'y a rien à faire, ce qu'il faut surveiller, ou s'il faut se rendre à l'hôpital. Selon la gravité, le centre rappelle ensuite pour prendre des nouvelles. Les appels sont enregistrés et les dossiers sont confidentiels.

Faut-il appeler le centre antipoison ou le 15 ?

Le 15 d'abord si la personne est inconsciente, ne respire pas ou respire difficilement — dans ce cas, ce n'est plus une question de produit mais une urgence vitale. Si elle est consciente et respire normalement, le centre antipoison est l'interlocuteur adapté : c'est là que se trouve la connaissance des produits. Les deux services sont d'ailleurs en liaison directe et se transmettent les situations.

À ne jamais faire
Faire vomir — risque d'inhalation ; donner du lait — ses graisses favorisent le passage sanguin de la plupart des produits ; donner de l'eau ; se traiter soi-même
Règle centrale
Ne pas attendre l'apparition des symptômes pour appeler : la conduite dépend du produit et de la dose
Qui appeler
Le 15 si la personne est inconsciente, ne respire pas ou présente une détresse respiratoire ; sinon le centre antipoison régional, gratuit et joignable en permanence
Qui répond
Un médecin toxicologue, en liaison directe avec le SAMU, qui rappelle ensuite selon la gravité
À réunir
Emballage du produit, quantité estimée, âge et poids, heure et circonstances, symptômes observés, numéro et adresse
Selon la voie
Peau : retirer les vêtements souillés et rincer longuement. Yeux : rincer une quinzaine de minutes, paupières ouvertes. Inhalation : sortir la personne et aérer
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne publie aucun numéro régional — ils varient selon les territoires — et ne remplace pas l'avis du toxicologue
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
Vos données
Tout s'exécute dans le navigateur. Rien n'est transmis ni conservé.
Avis. Page informative. Le numéro du centre antipoison dont vous dépendez s'obtient auprès de votre pharmacien, de votre médecin ou du 15 : c'est un numéro à noter maintenant, pas à chercher le jour venu.