produits-franceCalculatrices

En cas de doute, ces quatre gestes, dans cet ordre

1Aérer immédiatement

Ouvrir portes et fenêtres en grand.

2Arrêter les appareils à combustion

Si c'est possible sans délai et sans danger.

3Évacuer les locaux

Faire sortir tout le monde, y compris les animaux.

4Appeler les secours : 15, 18 ou 112

Le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.

L'ordre compte : on ventile et on sort avant de téléphoner. Une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort, parfois en quelques minutes. Il n'y a aucun inconvénient à appliquer cette séquence pour rien, et beaucoup à attendre d'être sûr.

Risque

Monoxyde de carbone

Une agence régionale de santé le surnomme « le grand imitateur » : ses signes conduisent à de nombreux faux diagnostics de grippe ou de gastro-entérite. Invisible, inodore et non irritant, il ne prévient pas — et reste la première cause de décès par intoxication accidentelle en France.

Le signe qui alerte Conduite immédiate Entretien par appareil Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026
Le signe qui doit alerter : plusieurs personnes, au même endroit, en même temps.

Maux de tête, fatigue, nausées, vertiges : pris isolément, rien n'oriente vers un gaz. Ce qui doit faire penser au monoxyde de carbone, c'est le caractère collectif — quand plusieurs personnes du même foyer présentent ces signes simultanément, en présence d'un appareil à combustion, et souvent en période de chauffage.

Un second indice va dans le même sens : l'amélioration nette en quittant les lieux, et la réapparition au retour. Les animaux du foyer peuvent aussi être touchés, ce qui est parfois remarqué en premier.

Aucun de ces éléments n'est un diagnostic — et ce n'est pas ce qu'on leur demande. Ils servent à déclencher les quatre gestes ci-dessus, pas à conclure.

Ce qui, chez vous, peut produire du monoxyde de carbone

Cochez ce que vous possédez. La page rappellera l'entretien correspondant.

Tout appareil brûlant un combustible carboné est concerné s'il est mal installé, mal utilisé ou mal entretenu.

Cette page ne propose aucun questionnaire de symptômes

Sur ce sujet, agir est plus rapide que savoir — et un questionnaire ferait exactement l'inverse. Les signes du monoxyde de carbone étant ceux de maladies banales, tout outil d'auto-évaluation produirait beaucoup de résultats rassurants, dont certains à tort, au moment précis où le temps se compte en minutes.

La conduite à tenir ne dépend d'ailleurs pas du niveau de suspicion : aérer, arrêter, évacuer et appeler se justifient dès le doute, et n'ont aucun coût si le doute était infondé. C'est pourquoi les quatre gestes figurent tout en haut de cette page, avant le reste.

Ce que ce gaz a de particulier

Une précision utile sur les détecteurs. Les messages officiels de prévention sont construits autour de trois choses : l'entretien annuel des appareils, le ramonage mécanique des conduits et la ventilation permanente du logement — ne jamais obstruer les entrées et sorties d'air. Un détecteur peut compléter ces mesures ; il ne s'y substitue pas, et n'empêche pas un appareil mal entretenu de produire du gaz.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Pourquoi appelle-t-on le monoxyde de carbone « le grand imitateur » ?

Parce que ses signes ressemblent à ceux d'affections bénignes et courantes, au point qu'une agence régionale de santé emploie exactement ce terme : les intoxications donnent lieu à un grand nombre de faux diagnostics de grippe, de gastro-entérite ou d'autres maladies sans gravité. Maux de tête, fatigue, nausées, vertiges, malaises, mais aussi troubles de la vision, du sommeil, de la mémoire ou de l'attention, douleurs thoraciques, abdominales ou musculaires : rien dans cette liste n'oriente spontanément vers un gaz. S'y ajoute le fait que le monoxyde de carbone est indétectable par l'être humain — invisible, inodore et non irritant. Rien n'avertit, et les symptômes eux-mêmes égarent. C'est cette combinaison qui rend la reconnaissance difficile et le réflexe d'autant plus important.

Quel est le signe qui doit alerter en priorité ?

Le caractère collectif. Quand plusieurs personnes vivant sous le même toit présentent en même temps des maux de tête, des nausées ou une fatigue inhabituelle, l'hypothèse d'une cause commune à l'habitation doit venir à l'esprit — d'autant plus en présence d'un appareil à combustion et en période de chauffage. Un second indice va dans le même sens : une amélioration nette lorsque l'on quitte les lieux, et une réapparition au retour. Aucun de ces éléments ne constitue un diagnostic, et ce n'est pas ce qu'on leur demande : ils servent à déclencher une conduite, pas à conclure. Les animaux du foyer peuvent également être touchés, ce qui est un signal supplémentaire souvent remarqué avant le reste.

Que faire immédiatement en cas de doute ?

Quatre gestes, dans cet ordre, et sans attendre de certitude. Aérer immédiatement en ouvrant portes et fenêtres. Arrêter si possible les appareils à combustion. Évacuer les locaux. Puis appeler les secours, en composant le quinze, le dix-huit ou le cent douze, ainsi que le cent quatorze pour les personnes sourdes ou malentendantes. L'ordre compte : on ventile et on sort avant de téléphoner, parce qu'une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort, parfois en quelques minutes. La prise en charge doit intervenir rapidement, dès les premiers symptômes, et peut nécessiter une hospitalisation. Il n'y a aucun inconvénient à appliquer cette séquence pour rien, et il y en a beaucoup à attendre d'être sûr.

Quels appareils sont concernés, et quel entretien ?

Tout appareil thermique brûlant un combustible carboné peut produire du monoxyde de carbone s'il est mal installé, mal utilisé ou mal entretenu : gaz naturel, bois, charbon, fioul, butane, propane, essence, pétrole ou éthanol. Cela couvre les chaudières, chauffe-eau et chauffe-bains, les inserts et poêles, les appareils de cuisson, mais aussi les groupes électrogènes et les moteurs thermiques. La prévention repose sur deux gestes réguliers : faire vérifier et entretenir les appareils, un contrat d'entretien garantissant une visite annuelle de réglage et de nettoyage, et faire ramoner mécaniquement les conduits de fumée chaque année. Les messages officiels de prévention sont construits autour de cet entretien, de la ventilation et du ramonage ; un détecteur peut les compléter, il ne les remplace pas.

Pourquoi cette page ne propose-t-elle aucun questionnaire de symptômes ?

Parce que sur ce sujet, agir est plus rapide que savoir — et un questionnaire ferait exactement l'inverse. Les signes du monoxyde de carbone étant ceux de maladies banales, tout outil d'auto-évaluation produirait beaucoup de résultats rassurants, dont certains à tort, au moment précis où le temps compte en minutes. Le risque n'est pas théorique : ce gaz demeure la première cause de décès par intoxication accidentelle en France, avec environ mille trois cents épisodes déclarés chaque année impliquant près de trois mille personnes, et une centaine de décès. La conduite à tenir ne dépend d'ailleurs pas du niveau de suspicion : aérer, arrêter, évacuer et appeler se justifient dès le doute, et n'ont aucun coût si le doute était infondé.

Conduite immédiate
Aérer immédiatement · arrêter si possible les appareils à combustion · évacuer les locaux · appeler le 15, le 18 ou le 112, et le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes
Nature du gaz
Asphyxiant, invisible, inodore et non irritant, donc indétectable par l'être humain. Sa densité proche de celle de l'air lui permet de se diffuser très rapidement. Une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort en quelques minutes
Signes
Maux de tête, fatigue, nausées, vertiges, malaises, troubles de la vision, de l'odorat ou du goût, troubles du sommeil, de la mémoire ou de l'attention, douleurs thoraciques, abdominales ou musculaires. Une agence régionale de santé qualifie le monoxyde de carbone de « grand imitateur », les intoxications donnant lieu à de nombreux faux diagnostics de grippe ou de gastro-entérite
Élément d'orientation
Le caractère collectif : plusieurs personnes du même foyer touchées simultanément, en présence d'un appareil à combustion. Amélioration en quittant les lieux et réapparition au retour. Les animaux peuvent être atteints
Ampleur
Première cause de décès par intoxication accidentelle en France. Environ 1 300 épisodes accidentels déclarés chaque année, impliquant près de 3 000 personnes, pour une centaine de décès annuels
Formes
Intoxication faible et progressive — maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue, avec des signes pouvant tarder à apparaître — et intoxication aiguë avec vertiges, perte de connaissance et impotence musculaire. Des séquelles neurologiques durables ont été décrites après les intoxications graves
Sources possibles
Tout appareil thermique brûlant un combustible carboné : gaz naturel, bois, charbon, fioul, butane, propane, essence, pétrole, éthanol. Chaudières, chauffe-eau et chauffe-bains, inserts et poêles, appareils de cuisson, groupes électrogènes, moteurs thermiques
Prévention
Vérification et entretien annuels des appareils, idéalement par contrat d'entretien couvrant réglage et nettoyage · ramonage mécanique annuel des conduits de fumée · ventilation permanente, sans obstruer les entrées et sorties d'air. Un détecteur complète ces mesures sans s'y substituer
Ce que la page ne fait pas
Elle ne propose aucun questionnaire de symptômes, n'évalue aucune situation individuelle, ne recommande aucun matériel ni aucun prestataire et ne pose aucun diagnostic
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
Vos données
Des cases cochées qui ne quittent pas votre navigateur. Aucune donnée personnelle n'est demandée.
Rappel. Devant des signes évocateurs : aérer, arrêter les appareils, évacuer, puis appeler le 15, le 18 ou le 112 — le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes. Ne pas attendre d'être certain.