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Risque

Personne inconsciente

Devant quelqu'un qui ne répond pas, tout se joue sur une observation de dix secondes : est-ce qu'elle respire ? Les deux réponses mènent à des gestes qui n'ont rien en commun — et se tromper de branche coûte les minutes qui comptent.

Conscience · air · respiration 10 secondes d'observation Respire : sur le côté Ne respire pas : pas de PLS
Mis à jour le 11 septembre 2026

Une personne inconsciente laissée sur le dos peut s'asphyxier en deux à trois minutes, sa langue retombant en arrière. Si elle respire, tournez-la sur le côté et appelez le 15, le 18 ou le 112. Si elle ne respire pas ou respire anormalement, c'est un arrêt cardiaque : compressions thoraciques, pas de position latérale.

La fourche, après dix secondes
Elle respire Sur le côté

La poitrine se soulève régulièrement, vous entendez ou sentez le souffle. Tournez-la sur le côté pour libérer les voies aériennes, alertez, et surveillez sa respiration sans interruption.

Elle ne respire pas, ou anormalement Compressions

Aucun soulèvement du thorax, ou des mouvements saccadés qui n'en sont pas. C'est un arrêt cardiaque : appelez, massez, défibrillez. Surtout pas de position latérale — elle ferait perdre les minutes décisives.

La quasi-totalité des erreurs se font sur cette observation, et presque toujours dans le même sens : on croit voir une respiration là où il n'y en a pas.

Le gasp : ça bouge, ça fait du bruit, et ce n'est pas une respiration.

Dans les premières minutes d'un arrêt cardiaque, des mouvements irréguliers et saccadés persistent souvent au niveau du visage et de la gorge — comme des hoquets, parfois bruyants. Regardez le thorax : il ne se soulève pas. C'est un signe d'arrêt, pas une respiration qui reprend. Dans le doute, considérez qu'elle ne respire pas et commencez les compressions.

Votre situation

Si quelqu'un est inconscient devant vous, appelez d'abord. Ce formulaire sert à lever un doute ou à préparer.

La séquence, dans l'ordre

ProtégerÉcartez ou supprimez le danger avant d'approcher — circulation, électricité, feu, gaz. Un sauveteur blessé ne sauve personne.
Apprécier la consciencePosez une question simple et donnez un ordre clair : « vous m'entendez ? serrez-moi la main ». Sans réaction, secouez doucement les épaules.
Libérer les voies aériennesUne main sur le front, deux doigts sous le menton, et basculez prudemment la tête en arrière. Ce geste décolle la langue du fond de la gorge — il conditionne tout ce qui suit.
Apprécier la respiration, dix secondesRegardez le thorax se soulever, écoutez le souffle, sentez-le sur votre joue. Dix secondes, pas plus : au-delà, on perd du temps.
Choisir la brancheElle respire : sur le côté, puis alerter. Elle ne respire pas ou anormalement : alerter et masser.
La libération des voies aériennes vient avant l'évaluation de la respiration, et ce n'est pas un détail d'ordre : une personne dont la langue obstrue le passage peut paraître ne plus respirer alors qu'elle en est capable. Basculer la tête change parfois la réponse.

Dernière révision du contenu : 11 septembre 2026.

Pourquoi le côté, et pas le dos

La langue retombe

Inconsciente, la personne perd le tonus qui la maintient en place. Sur le dos, la langue bascule vers le fond de la gorge et peut obstruer le passage de l'air en deux à trois minutes.

Les liquides descendent

Salive, sang, liquide gastrique : sur le dos, ils vont vers les poumons. Sur le côté, ils s'écoulent vers l'extérieur.

Ce qui fait une bonne position latérale : franchement sur le côté et non à moitié, stable, sans que la poitrine soit comprimée, bouche ouverte tournée vers le bas, et respiration restée visible. Les bras et les jambes servent de béquilles pour que la personne ne bascule pas.

Les cas particuliers

Femme enceinteSur le côté gauche
Personne de forte corpulenceSur le côté gauche
Tous les autres casCôté indifférent — prenez le plus pratique
Traumatisme du dos ou du cou suspectéEn principe ne pas retourner, sauf danger vital — et l'obstruction des voies aériennes en est un

Dans tous les cas, le retournement doit limiter au maximum les mouvements du cou. Et si un traumatisme est possible, dites-le au régulateur dès le début de l'appel : cela change ce qu'il vous demandera de faire.

Une fois la position prise

Questions fréquentes

Comment distinguer une respiration d'un gasp ?

En regardant le thorax, pas le visage. Une respiration normale soulève la poitrine régulièrement. Le gasp, lui, produit des mouvements irréguliers et saccadés, souvent bruyants, au niveau du visage et de la gorge — mais la poitrine ne se soulève pas. C'est un signe d'arrêt cardiaque, pas de respiration qui reprend, et c'est le piège qui fait perdre le plus de temps aux témoins. Dans le doute, considérez que la personne ne respire pas et commencez les compressions.

Pourquoi ne pas laisser la personne sur le dos ?

Parce qu'inconsciente, elle perd le tonus qui maintient sa langue en place : celle-ci bascule en arrière et peut obstruer le passage de l'air en deux à trois minutes. Les liquides présents dans la gorge — salive, sang, liquide gastrique — peuvent également être inhalés. La position sur le côté règle les deux problèmes à la fois : la langue ne retombe pas, et les liquides s'écoulent vers l'extérieur au lieu de descendre dans les poumons.

Sur quel côté faut-il la tourner ?

Indifférent dans la plupart des cas — prenez le côté le plus pratique selon la place dont vous disposez. Deux exceptions : une femme enceinte et une personne de forte corpulence se placent sur le côté gauche. Ce qui compte bien plus que le choix du côté, c'est que la position soit franchement latérale, stable, qu'elle ne comprime pas la poitrine, et que la bouche soit ouverte et tournée vers le bas.

Et si je soupçonne une blessure au dos ou au cou ?

En principe on ne retourne pas la personne, sauf danger vital immédiat — et l'obstruction des voies aériennes en est un. Autrement dit, si elle ne peut pas respirer librement sur le dos, la liberté des voies aériennes prime. Dans tous les cas, le retournement doit limiter au maximum les mouvements du cou, et c'est un élément à signaler au régulateur, qui vous guidera.

Que faire une fois la position prise ?

Alerter, puis surveiller sans interruption. Appelez le 15, le 18 ou le 112 — le 114 permet d'alerter par message — et gardez un œil sur la respiration jusqu'à l'arrivée des secours : elle peut s'arrêter, et vous devrez alors passer aux compressions. Protégez aussi la personne du froid, de la chaleur ou de la pluie, et notez l'heure à laquelle elle a perdu connaissance.

Séquence
Protéger, apprécier la conscience, libérer les voies aériennes, apprécier la respiration pendant dix secondes, puis choisir la conduite
Fourche
Respire : position latérale de sécurité puis alerte. Ne respire pas ou anormalement : alerte et réanimation cardio-pulmonaire, sans position latérale
Piège
Le gasp — mouvements irréguliers et saccadés sans soulèvement du thorax — accompagne l'arrêt cardiaque et ne constitue pas une respiration
Justification de la position
Sur le dos, la langue chute en arrière et peut obstruer les voies aériennes en deux à trois minutes ; les liquides présents dans la gorge peuvent être inhalés
Principes
Limiter les mouvements du rachis cervical, position franchement latérale et stable, sans compression de la poitrine, respiration surveillable et voies aériennes accessibles
Cas particuliers
Femme enceinte et personne de forte corpulence : côté gauche. Traumatisme du rachis suspecté : ne pas retourner, sauf danger vital
Ce que cette page ne fait pas
Elle ne remplace pas une formation aux gestes de secours, seule capable de faire acquérir le retournement
Publié le
11 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
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Avis. Page informative. Le retournement s'apprend en pratique ; en situation réelle, le régulateur du 15 ou du 18 vous guide geste par geste, y compris si vous n'avez jamais été formé.