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Risque

Radon et logement

Deuxième cause de cancer du poumon en France après le tabac, avec environ 3 000 décès par an — et moins d'un Français sur trois en a entendu parler. Le zonage communal, lui, décrit une géologie : il ne dit rien de votre logement.

Les 3 zones expliquées Obligations réelles Protocole de mesure Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026
Votre commune n'est pas votre logement.

C'est le malentendu le plus répandu sur le radon. Le zonage décrit un potentiel géologique à l'échelle de la commune, pas une concentration dans votre habitation. Les chiffres le disent dans les deux sens : en zone à potentiel significatif, plus de 10 % des bâtiments dépassent le niveau de référence — donc près de 90 % ne le dépassent pas. Et un logement en zone à potentiel faible peut parfaitement afficher une concentration élevée.

Deux maisons voisines peuvent donner des résultats très différents, selon le sous-sol, le mode de construction et la ventilation. La seule façon de savoir est de mesurer — et cette page, comme aucune carte, ne s'y substitue.

Ce que signifie la zone de votre commune

La zone de votre commune se consulte sur Géorisques, le portail officiel. Cette page ne peut pas la déterminer pour vous.

Les chiffres, et ce qu'ils recouvrent

Le risque environnemental le moins connu rapporté à son impact. Selon un baromètre de 2023, moins d'un Français sur trois a déjà entendu parler du radon. Rapporté aux 3 000 décès annuels estimés, l'écart entre notoriété et impact est probablement le plus large de tous les risques sanitaires domestiques.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le radon, et pourquoi s'en préoccuper ?

Un gaz radioactif naturel, incolore et inodore, issu de la désintégration de l'uranium et du thorium présents dans les roches du sol. Il s'infiltre dans les bâtiments par le sous-sol et s'y accumule quand la ventilation est insuffisante. En plein air sa concentration dépasse rarement dix becquerels par mètre cube ; à l'intérieur d'un bâtiment situé sur un terrain favorable, elle peut atteindre plusieurs milliers. Classé cancérogène certain pour l'homme depuis la fin des années mille neuf cent quatre-vingt, il est considéré en France comme la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac, avec environ trois mille décès par an, soit près d'un cancer du poumon sur dix. Et pourtant, selon un baromètre de deux mille vingt-trois, moins d'un Français sur trois en a déjà entendu parler.

Ma commune est en zone 3 : mon logement est-il à risque ?

Le zonage ne répond pas à cette question, et c'est le malentendu le plus répandu sur le sujet. Il décrit un potentiel géologique à l'échelle de la commune, pas une mesure dans votre habitation. Les chiffres le montrent dans les deux sens : en zone à potentiel significatif, plus de dix pour cent des bâtiments dépassent le niveau de référence — ce qui signifie que près de quatre-vingt-dix pour cent ne le dépassent pas. À l'inverse, un logement situé en zone à potentiel faible peut très bien afficher une concentration élevée, selon son mode de construction, son sous-sol et sa ventilation. Deux maisons voisines peuvent donner des résultats très différents. La seule façon de savoir est de mesurer, et aucune carte ne s'y substitue.

Pourquoi 300 becquerels en France quand l'Organisation mondiale de la santé recommande 100 ?

Parce que ce ne sont pas deux réponses à la même question. Le niveau de référence français et européen, fixé à trois cents becquerels par mètre cube en moyenne annuelle depuis deux mille dix-huit, est un seuil de déclenchement d'actions correctives, pensé pour être atteignable dans le parc existant. La valeur de cent recommandée par l'Organisation mondiale de la santé est un objectif sanitaire, au-delà duquel le risque de cancer du poumon augmente déjà. L'écart d'un facteur trois est réel et il ne doit pas être lu comme une contradiction, d'autant que la formulation officielle française va dans le même sens que l'Organisation mondiale de la santé : il est recommandé de rester sous trois cents becquerels et, plus généralement, au niveau le plus bas raisonnablement possible. Autrement dit, trois cents est un plafond, pas une cible.

Comment mesure-t-on, et à quel moment ?

Avec des dosimètres passifs laissés en place deux mois, et la période compte autant que la durée. La mesure doit être réalisée pendant la période de chauffe, entre la mi-septembre et la fin avril, parce qu'un logement aéré en été donnerait un résultat trompeusement bas. Les détecteurs se placent dans les pièces de vie occupées les plus basses du logement, séjour et chambres, avec au minimum deux détecteurs, davantage selon la surface. Le résultat obtenu est une moyenne sur la période, ce qui est précisément l'information utile : le risque dépend de la durée d'exposition, pas d'un pic ponctuel. Une mesure faite hors saison de chauffe, ou sur quelques jours, n'a pas la même valeur et peut conduire à se croire à tort en dessous du niveau de référence.

Que faire si le niveau mesuré est élevé ?

Commencer par ce qui ne coûte rien : aérer et ventiler. Le radon s'accumule quand l'air ne circule pas, et les gestes de base consistent à ne pas obstruer les entrées et sorties d'air existantes et à les nettoyer régulièrement. Au-delà, des solutions techniques existent pour traiter l'étanchéité du plancher bas et améliorer le renouvellement de l'air, et il devient utile de se faire accompagner. Le niveau de trois cents becquerels par mètre cube déclenche des actions correctives ; celui de mille becquerels appelle une intervention sans délai. Un point mérite d'être connu des fumeurs : le risque lié au radon est multiplié par trois chez eux, les deux expositions se cumulant. Les renseignements peuvent être demandés à la commune, à l'agence régionale de santé ou à la direction régionale de l'environnement.

Zonage
Arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon, pris en application du Code de la santé publique. Trois zones définies commune par commune, en remplacement d'un ancien classement par départements prioritaires. Zone 1 : potentiel faible. Zone 2 : potentiel faible avec facteurs géologiques particuliers, failles ou anciennes mines. Zone 3 : potentiel significatif, formations granitiques riches en uranium — massifs Armoricain, Central, Vosges et Corse
Ce que le zonage n'indique pas
La concentration dans un logement donné. En zone 3, plus de 40 % des bâtiments dépassent 100 Bq/m³ et plus de 10 % dépassent 300 Bq/m³ ; en zone 1, un logement peut néanmoins dépasser le niveau de référence
Niveaux
Niveau de référence français et européen : 300 Bq/m³ en moyenne annuelle, article R. 1333-28 du Code de la santé publique. Seuil d'intervention : 1 000 Bq/m³. Recommandation de l'Organisation mondiale de la santé : 100 Bq/m³. La formulation officielle française recommande de viser le niveau le plus bas raisonnablement possible
Obligations
Zone 3 : information de l'acquéreur ou du locataire par le vendeur ou le bailleur, au titre de l'article L. 125-5 du Code de l'environnement. Zone 2 : pas d'obligation d'information. Aucune obligation de mesure dans le logement privé. Surveillance obligatoire dans certains établissements recevant du public situés en zone 3, ainsi qu'en zones 1 et 2 lorsqu'un mesurage antérieur a dépassé 300 Bq/m³
Mesure
Dosimètres passifs, 2 mois, pendant la période de chauffe entre la mi-septembre et la fin avril, dans les pièces de vie occupées les plus basses, au minimum 2 détecteurs selon la surface
Impact sanitaire
Environ 3 000 décès par cancer du poumon par an en France, soit près de 10 % des cancers du poumon. Deuxième cause après le tabac. Risque multiplié par 3 chez les fumeurs, les expositions se cumulant. Classé cancérogène certain pour l'homme depuis la fin des années 1980
Notoriété
Selon un baromètre de 2023, moins d'un Français sur trois a déjà entendu parler du radon
Ce que la page ne fait pas
Elle ne détermine la zone d'aucune commune, n'estime la concentration d'aucun logement, ne recommande aucun prestataire de mesure et ne remplace pas un mesurage
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Cette page est informative. La zone de votre commune se consulte sur le portail public Géorisques, et seul un mesurage réalisé dans les règles renseigne sur votre logement. Votre commune, l'agence régionale de santé et la direction régionale de l'environnement peuvent vous orienter.