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Repères de consommation d'alcool

Les repères français fixent un maximum de 10 verres standard par semaine. L'Assurance Maladie précise pourtant qu'aucun seuil ne permet à coup sûr de limiter les risques. Ces deux affirmations ne se contredisent pas — et comprendre pourquoi change la façon de lire le chiffre.

Repères 2017 Verres et grammes Aucun verdict Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026
Un repère n'est pas un seuil de sécurité, et la source officielle le dit.

L'Assurance Maladie écrit qu'il n'existe pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie. Le repère de 10 verres n'est donc pas une frontière entre l'inoffensif et le dangereux : c'est le niveau auquel un groupe d'experts a estimé le risque acceptable, tout en affirmant qu'aucun niveau n'est nul.

Santé publique France ajoute que les effets protecteurs de l'alcool, minimes et très sélectifs, sont réduits à néant par ses effets délétères. C'est pourquoi cette page ne dira à personne que sa consommation est « sans risque », quel que soit le chiffre saisi.

Faire le point, sans étiquette

Alcool Info Service est le service public dédié : informations, questionnaire d'évaluation mis au point par Santé publique France, espaces d'échange et aide à distance, sur alcool-info-service.fr. Votre médecin traitant est l'autre interlocuteur naturel.

Aucun de ces recours ne suppose d'avoir un problème constitué. Ils servent aussi à faire le point — et la question se pose souvent à des personnes qui ne se reconnaissent dans aucune situation extrême : près d'un quart des 18-75 ans dépassaient ces repères lors de la dernière grande enquête.

Convertir en verres standard

verres

Un verre standard contient 10 g d'alcool pur — la mesure servie dans un café ou un restaurant. À domicile, les verres sont souvent plus grands : un même contenant peut représenter deux verres standard ou davantage.

Les repères, et ce qu'ils supposent

Ce que la France mesure par ailleurs. L'alcool est la deuxième cause de mortalité évitable dans le pays, avec environ 41 000 décès par an selon une estimation publiée au Bulletin épidémiologique hebdomadaire en 2019. Les profils de consommation diffèrent nettement selon l'âge : les 18-24 ans boivent moins souvent mais davantage à chaque fois que les 65-75 ans, qui boivent plus souvent et en moindre quantité.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Que disent exactement les repères français ?

Ils tiennent en trois phrases, arrêtées par un avis d'experts du quatre mai deux mille dix-sept organisé par Santé publique France et l'Institut national du cancer. Ne pas consommer plus de dix verres standard par semaine. Ne pas dépasser deux verres standard par jour. Avoir des jours sans consommation dans la semaine. Le slogan diffusé à partir de deux mille dix-neuf les résume ainsi : pour votre santé, l'alcool c'est maximum deux verres par jour, et pas tous les jours. Un quatrième repère, moins connu, s'y ajoute pour les occasions ponctuelles : ne pas dépasser quatre verres lors d'une même occasion, afin de limiter les complications liées aux alcoolisations aiguës. Ces repères sont formulés pour les adultes, et de façon identique pour les femmes et les hommes.

Dix verres par semaine, est-ce « sans risque » ?

Non, et ce sont les sources officielles elles-mêmes qui le disent le plus clairement. L'Assurance Maladie écrit qu'il n'existe pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie. Le repère n'est donc pas une frontière entre l'inoffensif et le dangereux : c'est le niveau auquel un groupe d'experts a estimé le risque acceptable, tout en affirmant qu'aucun niveau n'est nul. Santé publique France ajoute que les effets protecteurs de l'alcool, minimes et très sélectifs, sont réduits à néant par ses effets délétères, et une étude internationale publiée en deux mille dix-huit va dans le même sens. Ces deux affirmations ne se contredisent pas : elles décrivent une convention posée sur un risque continu.

Pourquoi un repère unique pour les femmes et les hommes ?

Par choix de simplicité, et la société savante concernée en assume ouvertement le coût. Elle relève que le risque absolu de mortalité attribuable à l'alcool augmente plus rapidement chez les femmes : le seuil de un pour cent de risque vie entière est atteint dès quinze grammes par jour chez les femmes, contre vingt-cinq grammes chez les hommes. Or le repère quotidien retenu, deux verres standard, correspond à vingt grammes — c'est-à-dire au-dessus du premier de ces deux repères et en dessous du second. Un même chiffre ne représente donc pas le même niveau de risque selon le sexe. Ce n'est pas une erreur mais un arbitrage documenté, entre la précision d'un message et sa mémorisation par le public.

Qu'est-ce qu'un verre standard ?

Une quantité de boisson contenant dix grammes d'alcool pur, ce qui correspond en France à ce qui est servi dans un café ou un restaurant. La notion est utile précisément parce qu'elle ne dépend pas du type de boisson : un verre de vin servi au restaurant et un demi de bière représentent, à peu près, la même dose d'alcool pur. Elle devient en revanche trompeuse à domicile, où les verres sont généralement plus grands et remplis plus généreusement que les mesures servies en établissement — un même contenant peut alors représenter deux verres standard ou davantage. Dix verres standard par semaine correspondent à moins de cent grammes d'alcool pur, ce qui donne un ordre de grandeur plus stable que le décompte des contenants.

Où s'adresser pour faire le point ?

Auprès d'Alcool Info Service, le service public dédié, qui propose des informations, un questionnaire d'évaluation mis au point par Santé publique France, des espaces d'échange et une aide à distance, ainsi qu'auprès de votre médecin traitant. Aucun de ces recours ne suppose d'avoir un problème constitué : ils servent aussi à faire le point sans étiquette. C'est utile de le préciser parce que la question se pose souvent à des personnes qui ne se reconnaissent dans aucune situation extrême, et que près d'un quart des dix-huit à soixante-quinze ans dépassaient ces repères lors de la dernière grande enquête. Enfin, un point sur lequel la recommandation française ne comporte aucune nuance : pendant la grossesse, la consommation recommandée est de zéro.

Repères français
Avis d'experts du 4 mai 2017 organisé par Santé publique France et l'Institut national du cancer : pas plus de 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 verres standard par jour, avoir des jours sans consommation dans la semaine. S'y ajoute la recommandation de ne pas dépasser 4 verres lors d'une même occasion
Verre standard
10 g d'alcool pur, correspondant aux volumes servis en établissement. 10 verres standard par semaine représentent moins de 100 g d'alcool pur
Absence de seuil sans risque
L'Assurance Maladie indique qu'il n'existe pas de seuil de consommation permettant à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie. Santé publique France ajoute que les effets protecteurs de l'alcool, minimes et très sélectifs, sont réduits à néant par ses effets délétères. Une étude internationale publiée en août 2018 va dans le même sens
Repère unique et asymétrie
La Société française d'alcoologie relève qu'un seul repère quotidien a été retenu pour les deux sexes bien que le risque absolu de mortalité augmente plus vite chez les femmes : le seuil de 1 % de risque vie entière est atteint dès 15 g par jour chez les femmes contre 25 g chez les hommes, quand le repère quotidien correspond à 20 g
Données françaises
Deuxième cause de mortalité évitable, environ 41 000 décès par an selon une estimation publiée au Bulletin épidémiologique hebdomadaire en 2019. Près d'un quart des 18-75 ans dépassaient les repères lors de la dernière grande enquête
Grossesse
La recommandation française est de zéro consommation pendant la grossesse
Ressources
Alcool Info Service, service public proposant informations, questionnaire d'évaluation élaboré par Santé publique France, espaces d'échange et aide à distance. Médecin traitant
Ce que la page ne fait pas
Elle ne qualifie aucune consommation de sûre ou sans risque, ne calcule aucun seuil personnalisé, ne pose aucun diagnostic et ne porte aucun jugement
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Pour en parler. Alcool Info Service — alcool-info-service.fr — propose une aide à distance, anonyme, et un questionnaire d'évaluation officiel. Votre médecin traitant peut également faire le point avec vous, sans que cela suppose quoi que ce soit sur votre situation.