Simulateur crise convulsive gratuit
Vous ne pouvez pas arrêter une crise. Votre rôle est ailleurs : protéger, chronométrer, attendre. Et les deux gestes que l'on fait d'instinct — mettre quelque chose dans la bouche, maintenir la personne — sont précisément ceux qui blessent.
Appelez le 15 ou le 18 Voir le détail
Votre situation
Si une crise est en cours, notez l'heure et protégez d'abord. Ce formulaire aide à savoir s'il faut appeler.
Ce qu'il faut faire
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Appelez le 15 ou le 18 s'il s'agit d'une première crise, si les convulsions dépassent cinq minutes, si une deuxième crise survient avant la reprise de conscience, si la personne ne reprend pas connaissance, ou si la crise est survenue dans l'eau — même en cas de récupération apparente.
On ne peut pas avaler sa langue : c'est anatomiquement impossible. Le geste ne protège donc de rien.
Ce qu'il provoque, en revanche : étouffement sur l'objet, dents cassées, doigts mordus.Aucune contrainte n'interrompt une crise. Retenir les membres ne raccourcit rien et n'atténue rien.
Ce qu'il provoque : luxations et contusions, chez elle comme chez vous.Le principe est l'inverse de l'intuition : on ne s'occupe pas de la personne, on s'occupe de ce qu'il y a autour d'elle. Écarter une table basse est plus utile que tenir un bras.
Pendant, puis après
Écartez les objets dangereux, desserrez le col et la ceinture, retirez les lunettes, glissez quelque chose de mou sous la tête. Notez l'heure de début. Ne déplacez pas la personne, sauf lieu dangereux — route, escalier, bord de l'eau, proximité d'un feu. Pas de position latérale à ce stade : elle n'y resterait pas et la manipulation risquerait de la blesser.
La position latérale devient utile : elle garde les voies aériennes libres pendant la récupération, qui prend souvent plusieurs minutes. Restez auprès d'elle jusqu'à ce qu'elle ait pleinement repris conscience, parlez-lui calmement, et expliquez en mots simples ce qui s'est passé quand elle peut comprendre.
Quand appeler le 15 ou le 18
Si la personne est épileptique connue et que la crise est habituelle et sans complication, l'appel n'est pas nécessaire. Cette nuance compte : elle évite des appels inutiles, et elle correspond à ce que vivent régulièrement les personnes concernées et leur entourage.
Ce qu'il faut savoir sur l'après
- Une somnolence après la crise est fréquente et ne doit pas inquiéter en soi. Le repère utile : une personne endormie réagit quand on la secoue doucement, une personne inconsciente ne réagit pas.
- Rien à boire, à manger ni comme médicament avant une récupération complète — le risque de fausse route est réel tant que la conscience n'est pas revenue.
- La personne n'a pas souffert et ne se souviendra probablement de rien. C'est utile à savoir pour vous, et à lui dire ensuite : le réveil se fait souvent dans la confusion, parfois devant un attroupement.
- Empêchez les initiatives malheureuses autour de vous. Une crise attire du monde, et quelqu'un finira par proposer de mettre un objet dans la bouche.
- La durée de la crise est l'information que le médecin demandera. Notez-la, ou dites l'heure à voix haute pour vous en souvenir.
- Chez un enfant qui convulse avec de la fièvre, appelez un médecin ou les secours, et rafraîchissez-le en attendant — cette situation a ses propres règles.
Questions fréquentes
Peut-on avaler sa langue pendant une crise ?
Non, c'est anatomiquement impossible — et c'est la croyance qui cause le plus de blessures dans ce domaine. Introduire un objet, une cuillère ou ses doigts dans la bouche expose à trois conséquences bien réelles : l'étouffement sur l'objet lui-même, des dents cassées, et des doigts sérieusement mordus. La personne peut se mordre la langue pendant la crise, mais elle ne peut pas l'avaler, et rien de ce que vous feriez n'empêcherait la morsure.
Faut-il maintenir la personne pour arrêter les secousses ?
Non, et cela ne marcherait pas : aucune contrainte n'interrompt une crise. Immobiliser expose en revanche à des blessures — luxations, contusions, chez elle comme chez vous. Le principe est l'inverse de l'intuition : on laisse la crise suivre son cours, et on s'occupe uniquement de ce qu'il y a autour. Écarter une table basse est plus utile que tenir un bras.
Quand mettre la personne sur le côté ?
Après la crise, pas pendant. Pendant les convulsions, elle ne resterait pas dans la position et la manipulation risquerait de la blesser — l'objectif du moment est seulement de protéger. Dès que les secousses cessent, en revanche, la position latérale devient utile : elle garde les voies aériennes libres pendant la phase de récupération, qui peut durer plusieurs minutes.
Faut-il appeler le 15 à chaque crise ?
Non, et c'est une nuance importante : si la personne est épileptique connue et que la crise est habituelle, sans complication, l'appel n'est pas nécessaire. Il le devient devant une première crise, une crise convulsive qui dépasse cinq minutes, une deuxième crise avant reprise de conscience, une absence de reprise de conscience, une confusion qui se prolonge, une blessure, une grossesse, un diabète — et toujours si la crise est survenue dans l'eau.
Pourquoi une crise dans l'eau change-t-elle tout ?
Parce que l'eau inhalée pendant les secousses peut provoquer des complications respiratoires et cardiaques qui apparaissent à retardement. C'est la raison pour laquelle une crise survenue dans l'eau justifie un appel et une évaluation médicale même si la personne semble avoir parfaitement récupéré. Sur le moment, le geste est de maintenir sa tête hors de l'eau sans chercher à la sortir seul si c'est risqué.
- Principe
- Une crise ne peut pas être interrompue par le témoin : protéger l'environnement, chronométrer, attendre qu'elle cède
- À ne jamais faire
- Introduire un objet ou les doigts dans la bouche — on ne peut pas avaler sa langue ; immobiliser ou contraindre les mouvements ; asseoir la personne
- Pendant
- Écarter les objets, desserrer col et ceinture, retirer les lunettes, protéger la tête, ne pas déplacer sauf lieu dangereux
- Après
- Position latérale dès que les convulsions cessent, surveillance jusqu'à reprise complète de conscience
- Durée
- La plupart des crises durent moins de cinq minutes et cèdent seules ; l'heure de début est l'information demandée par le médecin
- Appeler
- Première crise, convulsions de plus de cinq minutes, deuxième crise avant reprise de conscience, absence de reprise de conscience, confusion prolongée, crise dans l'eau, blessure, vomissements, grossesse, diabète
- Appel non nécessaire
- Personne épileptique connue dont la crise est habituelle et sans complication
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne nomme aucun traitement et ne remplace pas le protocole personnel établi avec le neurologue
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
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Mis à jour le 11 septembre 2026.