Simulateur hémorragie gratuit
Trois gestes, dans cet ordre : comprimer, allonger, alerter. Et une règle que le réflexe naturel contredit — on ne relâche jamais la compression pour regarder, et on n'enlève jamais un pansement imbibé.
Comprimez immédiatement l'endroit qui saigne avec votre main, allongez la personne, et faites appeler le 15 ou le 18. Ne perdez pas de temps à chercher un pansement : la main sur la plaie est le premier geste, tout de suite.
Votre situation
Si un saignement est en cours, comprimez d'abord. Ce formulaire sert à savoir quoi faire ensuite, ou à préparer.
Ce qu'il faut faire
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Relâcher, même quelques secondes, interrompt le caillot en train de se former : le saignement repart à zéro. Si le sang traverse, on ajoute par-dessus et on reprend la compression au même endroit. Le pansement imbibé reste en place jusqu'à la prise en charge médicale.
Le garrot, et la peur qui l'entoure
Cette surestimation coûte plus cher que le garrot lui-même. Il est indiqué quand la compression ne suffit pas, quand la plaie est inaccessible, quand elle contient un corps étranger visible, ou en cas de fracture ouverte avec os apparent.
Une fois posé :
- sur le membre, entre la plaie et le cœur, au plus près de la racine du membre
- serré jusqu'à l'arrêt complet du saignement — un garrot qui laisse suinter est un garrot mal serré
- notez l'heure de pose, de façon visible : sur la peau, sur le garrot, sur un papier fixé dessus
- ne le couvrez pas — il doit rester visible pour l'équipe médicale
- ne le desserrez jamais : seule l'équipe médicale peut le faire, un relâchement libérant d'un coup des substances accumulées dans le membre
Ce que la France n'enseigne plus
Comprimer une artère à distance de la plaie — sur le cou, sous la clavicule, au pli de l'aine — a longtemps été enseigné. Ce n'est plus le cas en France depuis les référentiels de 2007 : ces points sont difficiles à localiser, plus difficiles encore à maintenir efficacement, et leur efficacité réelle s'est avérée limitée.
Si vous avez suivi une formation ancienne, ce n'est pas un détail de vocabulaire : la conduite actuelle repose sur la compression directe, le pansement compressif et le garrot. C'est une bonne raison de remettre à jour une formation qui date.
Surveiller, et les formes qu'on ne voit pas
- Sueurs abondantes, sensation de froid, pâleur intense signent une aggravation circulatoire. Signalez-les immédiatement au régulateur : elles changent l'urgence.
- Parlez à la personne régulièrement. C'est utile pour elle, et cela vous permet de repérer une altération de la conscience dès qu'elle apparaît.
- Protégez-la du froid et des intempéries, sans interrompre la compression.
- Le sang qui sort par une ouverture naturelle — nez, bouche, oreille — ne se comprime pas de la même façon et traduit souvent autre chose qu'une plaie. Cela relève d'un avis médical, et le 15 en cas d'abondance.
- Une hémorragie interne ne se voit pas. Après un choc violent, une pâleur avec des sueurs et une soif intense peuvent en être les seuls signes, sans une goutte de sang visible.
- Une plaie qui saigne peu mais qui est profonde pose d'autres questions — tétanos, corps étranger, tendon ou nerf. L'abondance du saignement ne mesure pas la gravité de la plaie.
Questions fréquentes
Faut-il soulever le pansement pour voir si ça saigne encore ?
Non, jamais. Relâcher la compression, même quelques secondes, interrompt le caillot en train de se former et fait repartir le saignement à zéro. Si le sang traverse le pansement, on n'enlève rien : on ajoute par-dessus et on reprend la compression manuelle au même endroit. Le pansement imbibé reste en place jusqu'à la prise en charge médicale — c'est le contraire du réflexe de « vérifier ».
Le garrot est-il dangereux ?
Ses risques sont largement surestimés, et cette surestimation coûte plus cher que le garrot lui-même. Il est indiqué quand la compression ne suffit pas, quand la plaie est inaccessible, quand elle contient un corps étranger visible, ou en cas de fracture ouverte avec os apparent. Deux règles absolues une fois posé : noter l'heure de façon visible, et ne jamais le desserrer — seule l'équipe médicale peut le faire, car un relâchement libère d'un coup des substances accumulées dans le membre.
Et les points de compression appris autrefois ?
Ils ne sont plus enseignés en France depuis les référentiels de 2007. La raison est pratique : ils sont difficiles à localiser et surtout à maintenir efficacement, et leur efficacité réelle s'est avérée limitée. Si vous les avez appris dans une formation ancienne, ce n'est pas un détail : la conduite actuelle repose sur la compression directe, le pansement compressif et le garrot.
Que faire si je suis seul avec la victime ?
Il faut pouvoir libérer une main pour appeler. Relayez donc votre compression par un pansement compressif si vous en avez un, ou — solution souvent oubliée — par la main de la victime elle-même, si elle est consciente. Puis appelez le 15 ou le 18 en haut-parleur, sans cesser de surveiller. Allonger la victime avant d'appeler fait aussi partie des gestes qui gagnent du temps.
Quels signes montrent que ça s'aggrave ?
Des sueurs abondantes, une sensation de froid et une pâleur intense signent une aggravation circulatoire — le corps compense la perte de sang. Ce sont des éléments à signaler immédiatement au régulateur, car ils changent l'urgence. Protégez aussi la personne du froid et parlez-lui régulièrement : c'est utile pour elle, et cela vous permet de repérer une altération de sa conscience.
- Conduite
- Comprimer immédiatement à la main l'endroit qui saigne, allonger la victime, faire alerter le 15 ou le 18
- Compression
- Ne jamais relâcher pour vérifier ; si le saignement traverse, reprendre la compression par-dessus le pansement sans le retirer
- Sauveteur seul
- Relayer la compression par un pansement compressif ou par la main de la victime elle-même avant d'alerter
- Garrot
- Indiqué si la compression échoue, si la plaie est inaccessible ou contient un corps étranger visible, ou en cas de fracture ouverte ; heure de pose notée et visible, jamais recouvert, jamais desserré sans avis médical
- Zones non garrotables
- Cou, aisselle, aine, tronc : compression et pansements spécifiques utilisés par les secouristes
- Technique abandonnée
- Les points de compression ne sont plus enseignés en France depuis les référentiels de 2007
- Signes d'aggravation
- Sueurs abondantes, sensation de froid, pâleur intense
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne remplace pas une formation aux gestes de secours, seule capable de faire acquérir le geste
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
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Mis à jour le 11 septembre 2026.