Simulateur intoxication gratuit
Les deux gestes que l'on fait spontanément — faire vomir, donner du lait — aggravent tous les deux. Le lait, en particulier, fait l'inverse de ce qu'on croit : sa graisse accélère le passage du produit dans le sang.
Si la personne est inconsciente, ne respire pas ou respire difficilement : appelez le 15 Voir le détail
Votre situation
Si quelque chose vient d'être avalé, appelez d'abord et lisez ensuite. Cette page ne remplace pas l'avis du toxicologue.
Ce qu'il faut faire
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Si la personne est inconsciente, ne respire pas ou respire difficilement : appelez le 15. Si elle est consciente et respire normalement, appelez le centre antipoison de votre région — sans attendre l'apparition des symptômes, et sans rien lui donner à boire.
Une seule exception : si le médecin du centre antipoison vous le demande. Lui sait de quel produit il s'agit — c'est toute la différence entre une consigne et une improvisation.
La conduite dépend du produit et de la dose, pas de l'état du moment — et certaines substances agissent avec plusieurs heures de décalage. Attendre les symptômes, c'est perdre la fenêtre où il était encore simple d'agir. L'appel est gratuit, et il aboutit souvent à « il n'y a rien à faire », ce qui est exactement le renseignement qu'on cherchait.
Selon la voie de contact
Ce qu'il faut réunir avant d'appeler
Ce que fait le centre antipoison
- Un médecin toxicologue répond, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, gratuitement. Ce n'est ni un standard ni un répondeur.
- Il connaît la composition des produits — ménagers, industriels, médicamenteux, naturels — ce qu'aucune recherche en ligne ne remplace.
- La réponse est souvent rassurante. Beaucoup d'appels aboutissent à une simple surveillance à domicile, et c'est justement l'information qu'on cherchait.
- Il est en liaison directe avec le SAMU et bascule la situation si une hospitalisation s'impose.
- Il rappelle ensuite, selon la gravité, pour prendre des nouvelles dans les jours qui suivent.
- Les appels sont enregistrés et les dossiers confidentiels, ce qui n'est pas un détail quand on hésite à appeler.
- Les centres ne prennent pas en charge les animaux : pour eux, l'interlocuteur est le vétérinaire.
Questions fréquentes
Pourquoi ne pas donner de lait ?
Parce qu'il fait exactement l'inverse de ce qu'on croit. Le lait est riche en graisses, et beaucoup de substances toxiques se dissolvent d'autant mieux qu'il y a du gras : au lieu de « tapisser l'estomac », il favorise le passage du produit dans le sang. C'est peut-être le remède populaire le plus contre-productif qui existe, et il reste le premier réflexe de beaucoup de gens.
Pourquoi ne pas faire vomir ?
Parce que le vomissement fait remonter le produit par un chemin où il peut être inhalé, ce qui ajoute une atteinte pulmonaire à l'intoxication — parfois plus grave que l'intoxication elle-même. Certains produits caustiques brûlent en outre une seconde fois en remontant. La seule exception est une consigne donnée par le médecin du centre antipoison, qui sait de quel produit il s'agit.
Faut-il attendre de voir si la personne se sent mal ?
Non, c'est même le point qui change le plus de choses. L'appel se fait avant l'apparition des symptômes, parce que la conduite dépend du produit et de la dose, pas de l'état du moment — et parce que certaines substances agissent avec plusieurs heures de décalage. Attendre revient à perdre la fenêtre où l'on pouvait encore agir simplement.
Qui répond au centre antipoison ?
Un médecin toxicologue, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, gratuitement. Il dispose de la composition des produits existants et peut vous dire s'il n'y a rien à faire, ce qu'il faut surveiller, ou s'il faut se rendre à l'hôpital. Selon la gravité, le centre rappelle ensuite pour prendre des nouvelles. Les appels sont enregistrés et les dossiers sont confidentiels.
Faut-il appeler le centre antipoison ou le 15 ?
Le 15 d'abord si la personne est inconsciente, ne respire pas ou respire difficilement — dans ce cas, ce n'est plus une question de produit mais une urgence vitale. Si elle est consciente et respire normalement, le centre antipoison est l'interlocuteur adapté : c'est là que se trouve la connaissance des produits. Les deux services sont d'ailleurs en liaison directe et se transmettent les situations.
- À ne jamais faire
- Faire vomir — risque d'inhalation ; donner du lait — ses graisses favorisent le passage sanguin de la plupart des produits ; donner de l'eau ; se traiter soi-même
- Règle centrale
- Ne pas attendre l'apparition des symptômes pour appeler : la conduite dépend du produit et de la dose
- Qui appeler
- Le 15 si la personne est inconsciente, ne respire pas ou présente une détresse respiratoire ; sinon le centre antipoison régional, gratuit et joignable en permanence
- Qui répond
- Un médecin toxicologue, en liaison directe avec le SAMU, qui rappelle ensuite selon la gravité
- À réunir
- Emballage du produit, quantité estimée, âge et poids, heure et circonstances, symptômes observés, numéro et adresse
- Selon la voie
- Peau : retirer les vêtements souillés et rincer longuement. Yeux : rincer une quinzaine de minutes, paupières ouvertes. Inhalation : sortir la personne et aérer
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne publie aucun numéro régional — ils varient selon les territoires — et ne remplace pas l'avis du toxicologue
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
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Mis à jour le 11 septembre 2026.