Simulateur personne inconsciente gratuit
Devant quelqu'un qui ne répond pas, tout se joue sur une observation de dix secondes : est-ce qu'elle respire ? Les deux réponses mènent à des gestes qui n'ont rien en commun — et se tromper de branche coûte les minutes qui comptent.
Une personne inconsciente laissée sur le dos peut s'asphyxier en deux à trois minutes Voir le détail
Votre situation
Si quelqu'un est inconscient devant vous, appelez d'abord. Ce formulaire sert à lever un doute ou à préparer.
Ce qu'il faut faire
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Une personne inconsciente laissée sur le dos peut s'asphyxier en deux à trois minutes, sa langue retombant en arrière. Si elle respire, tournez-la sur le côté et appelez le 15, le 18 ou le 112. Si elle ne respire pas ou respire anormalement, c'est un arrêt cardiaque : compressions thoraciques, pas de position latérale.
La poitrine se soulève régulièrement, vous entendez ou sentez le souffle. Tournez-la sur le côté pour libérer les voies aériennes, alertez, et surveillez sa respiration sans interruption.
Aucun soulèvement du thorax, ou des mouvements saccadés qui n'en sont pas. C'est un arrêt cardiaque : appelez, massez, défibrillez. Surtout pas de position latérale — elle ferait perdre les minutes décisives.
La quasi-totalité des erreurs se font sur cette observation, et presque toujours dans le même sens : on croit voir une respiration là où il n'y en a pas.
Dans les premières minutes d'un arrêt cardiaque, des mouvements irréguliers et saccadés persistent souvent au niveau du visage et de la gorge — comme des hoquets, parfois bruyants. Regardez le thorax : il ne se soulève pas. C'est un signe d'arrêt, pas une respiration qui reprend. Dans le doute, considérez qu'elle ne respire pas et commencez les compressions.
La séquence, dans l'ordre
Pourquoi le côté, et pas le dos
Inconsciente, la personne perd le tonus qui la maintient en place. Sur le dos, la langue bascule vers le fond de la gorge et peut obstruer le passage de l'air en deux à trois minutes.
Salive, sang, liquide gastrique : sur le dos, ils vont vers les poumons. Sur le côté, ils s'écoulent vers l'extérieur.
Les cas particuliers
Dans tous les cas, le retournement doit limiter au maximum les mouvements du cou. Et si un traumatisme est possible, dites-le au régulateur dès le début de l'appel : cela change ce qu'il vous demandera de faire.
Une fois la position prise
- Alerter le 15, le 18 ou le 112 — le 114 permet d'alerter par message si vous ne pouvez pas parler.
- Surveiller la respiration sans interruption. Elle peut s'arrêter : vous devrez alors remettre la personne sur le dos et commencer les compressions.
- Noter l'heure de la perte de connaissance, et les variations que vous observez. C'est une information que les secours utiliseront.
- Protéger du froid, de la chaleur ou des intempéries, sans déplacer la personne inutilement.
- Ne rien donner à boire, ni aucun médicament — une personne inconsciente ne peut pas protéger ses voies aériennes.
- Rester auprès d'elle. La surveillance est le geste qui dure le plus longtemps, et c'est celui qu'on abandonne le plus vite.
Questions fréquentes
Comment distinguer une respiration d'un gasp ?
En regardant le thorax, pas le visage. Une respiration normale soulève la poitrine régulièrement. Le gasp, lui, produit des mouvements irréguliers et saccadés, souvent bruyants, au niveau du visage et de la gorge — mais la poitrine ne se soulève pas. C'est un signe d'arrêt cardiaque, pas de respiration qui reprend, et c'est le piège qui fait perdre le plus de temps aux témoins. Dans le doute, considérez que la personne ne respire pas et commencez les compressions.
Pourquoi ne pas laisser la personne sur le dos ?
Parce qu'inconsciente, elle perd le tonus qui maintient sa langue en place : celle-ci bascule en arrière et peut obstruer le passage de l'air en deux à trois minutes. Les liquides présents dans la gorge — salive, sang, liquide gastrique — peuvent également être inhalés. La position sur le côté règle les deux problèmes à la fois : la langue ne retombe pas, et les liquides s'écoulent vers l'extérieur au lieu de descendre dans les poumons.
Sur quel côté faut-il la tourner ?
Indifférent dans la plupart des cas — prenez le côté le plus pratique selon la place dont vous disposez. Deux exceptions : une femme enceinte et une personne de forte corpulence se placent sur le côté gauche. Ce qui compte bien plus que le choix du côté, c'est que la position soit franchement latérale, stable, qu'elle ne comprime pas la poitrine, et que la bouche soit ouverte et tournée vers le bas.
Et si je soupçonne une blessure au dos ou au cou ?
En principe on ne retourne pas la personne, sauf danger vital immédiat — et l'obstruction des voies aériennes en est un. Autrement dit, si elle ne peut pas respirer librement sur le dos, la liberté des voies aériennes prime. Dans tous les cas, le retournement doit limiter au maximum les mouvements du cou, et c'est un élément à signaler au régulateur, qui vous guidera.
Que faire une fois la position prise ?
Alerter, puis surveiller sans interruption. Appelez le 15, le 18 ou le 112 — le 114 permet d'alerter par message — et gardez un œil sur la respiration jusqu'à l'arrivée des secours : elle peut s'arrêter, et vous devrez alors passer aux compressions. Protégez aussi la personne du froid, de la chaleur ou de la pluie, et notez l'heure à laquelle elle a perdu connaissance.
- Séquence
- Protéger, apprécier la conscience, libérer les voies aériennes, apprécier la respiration pendant dix secondes, puis choisir la conduite
- Fourche
- Respire : position latérale de sécurité puis alerte. Ne respire pas ou anormalement : alerte et réanimation cardio-pulmonaire, sans position latérale
- Piège
- Le gasp — mouvements irréguliers et saccadés sans soulèvement du thorax — accompagne l'arrêt cardiaque et ne constitue pas une respiration
- Justification de la position
- Sur le dos, la langue chute en arrière et peut obstruer les voies aériennes en deux à trois minutes ; les liquides présents dans la gorge peuvent être inhalés
- Principes
- Limiter les mouvements du rachis cervical, position franchement latérale et stable, sans compression de la poitrine, respiration surveillable et voies aériennes accessibles
- Cas particuliers
- Femme enceinte et personne de forte corpulence : côté gauche. Traumatisme du rachis suspecté : ne pas retourner, sauf danger vital
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne remplace pas une formation aux gestes de secours, seule capable de faire acquérir le retournement
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
- Vos données
- Tout s'exécute dans le navigateur. Rien n'est transmis ni conservé.
Mis à jour le 11 septembre 2026.