Simulateur apnée du sommeil gratuit
Évaluez si vos signes justifient un dépistage de l'apnée du sommeil, et ce que l'enregistrement change vraiment.
Où vous en êtes
Cette page ne propose aucun questionnaire diagnostique : le diagnostic repose sur un enregistrement du sommeil, pas sur des cases cochées. Elle indique la démarche selon votre situation.
La démarche
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Selon la réglementation française, ce qui est incompatible avec la conduite est une somnolence diurne excessive non maîtrisée, et cela jusqu'à la mise en place d'un traitement efficace. Une personne traitée, observante et sans somnolence est jugée compatible. Le texte encourage donc le dépistage plutôt que l'exclusion — parce qu'un traitement efficace ramène le surrisque accidentel près de celui de la population générale.
- ronflements irréguliers entrecoupés de silences
- pauses respiratoires, parfois suivies d'une reprise bruyante
- sensation d'étouffement au réveil
- sueurs nocturnes
- levers répétés pour uriner
- bouche sèche au réveil
- fatigue qui ne cède pas au repos
- difficultés de concentration
- irritabilité
- somnolence, parfois irrésistible
- maux de tête au réveil
C'est cette seconde colonne qui retarde le diagnostic : la fatigue est mise sur le compte du stress, du travail ou de l'âge, et personne ne fait le lien avec une nuit dont on ne garde aucun souvenir. La personne qui dort à côté en sait souvent plus que l'intéressé.
À savoir
- Le permis : c'est la somnolence non maîtrisée qui est incompatible avec la conduite, pas l'apnée elle-même.
- Aucun symptôme ne suffit : le diagnostic repose sur un enregistrement (polygraphie ou polysomnographie).
- Première étape : le médecin traitant.
Questions fréquentes
Peut-on conclure à partir des symptômes ?
Non. Toute suspicion doit être confirmée par un enregistrement du sommeil — une polygraphie, parfois une polysomnographie. Aucune liste de signes, aucun questionnaire et aucune application ne remplacent cet examen, parce que ce qui est mesuré n'est pas ce qui est ressenti : le nombre d'interruptions respiratoires par heure de sommeil.
L'apnée du sommeil fait-elle perdre le permis ?
Non, et c'est l'inquiétude qui empêche le plus souvent d'en parler. Selon la réglementation française, ce n'est pas l'apnée qui est incompatible avec la conduite, mais une somnolence diurne excessive non maîtrisée, et cela jusqu'à la mise en place d'un traitement efficace.
Le chiffre des 80 % de cas non diagnostiqués est-il fiable ?
Il circule beaucoup, mais il varie fortement selon les études et les populations observées. Les spécialistes français retiennent une formulation plus prudente : plus de la moitié des personnes concernées pourraient ignorer leur maladie.
Faut-il arrêter le traitement avant une visite médicale du permis ?
Surtout pas, et c'est une erreur qui coûte cher. L'observance fait partie des éléments évalués, et le relevé d'utilisation est transmis automatiquement. Interrompre le traitement avant le rendez-vous donne exactement l'image inverse de celle qu'on cherche à donner.
Un enfant peut-il en être atteint ?
Oui, environ deux pour cent des enfants entre deux et six ans. Mais le tableau est trompeur : au lieu d'être somnolent, l'enfant est souvent agité, maladroit ou irritable — ce qui oriente vers tout autre chose.
- Diagnostic
- Toute suspicion doit être confirmée par un enregistrement du sommeil — polygraphie, voire polysomnographie — qui précise également la sévérité
- Sous-diagnostic
- Le chiffre de 80 % circule mais varie selon les études ; les spécialistes français retiennent que plus de la moitié des personnes concernées pourraient ignorer leur maladie
- Mécanisme
- Chaque interruption provoque une baisse transitoire de l'oxygénation et une réaction de stress ; la répétition augmente l'activité sympathique, la pression artérielle et l'inflammation
- Non traitée
- Risque accru d'hypertension artérielle, de troubles du rythme, d'accident vasculaire cérébral et de diabète de type 2
- Conduite
- Arrêté du 28 mars 2022 : c'est la somnolence diurne excessive non maîtrisée qui est incompatible, jusqu'à traitement efficace ; traité et observant sans somnolence, l'aptitude est compatible
- Décision d'aptitude
- Médecin agréé ou commission médicale, et non le médecin traitant ; l'observance figure parmi les éléments évalués
- Enfant
- Environ 2 % des enfants de deux à six ans, avec un tableau souvent fait d'agitation et de maladresse plutôt que de somnolence
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle ne propose aucun questionnaire diagnostique, ne nomme aucun dispositif et ne se substitue pas à l'enregistrement du sommeil
- Publié le
- 11 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
Mis à jour le 11 septembre 2026.