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Calculez vos jours de carence et vos indemnités journalières d'arrêt de travail, et ce que couvre votre employeur.

La carence s'applique-t-elle à votre situation

Cette page indique la règle applicable aux indemnités de la Sécurité sociale. Elle ne dit pas ce que vous percevrez : voir plus bas.

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Avant tout : quel volet va où

Volets 1 et 2 → votre caisse

Ce sont eux qui comportent les éléments médicaux. Ils vont à l'Assurance Maladie, dans les 48 heures.

Volet 3 → votre employeur

Il ne comporte aucun élément médical. C'est ce qui permet d'informer de l'absence sans rien révéler du diagnostic.

Pourquoi cet encadré. Parmi les sources consultées pour cette page, l'une publiée en 2026 indique l'inverse — volet 3 à la caisse, volets 1 et 2 à l'employeur. Suivre cette consigne reviendrait à transmettre son diagnostic à son employeur, alors que toute l'architecture du dispositif vise précisément à l'éviter.

La dématérialisation réduit ce risque : les volets 1 et 2 partent alors directement à la caisse, et un seul volet est remis au salarié, à destination de l'employeur.

Le chiffre le plus connu du sujet renseigne sur le mauvais payeur.

Le délai de carence signifie une seule chose : l'Assurance Maladie ne verse pas d'indemnités journalières pour les trois premiers jours d'un arrêt maladie ordinaire dans le privé. L'indemnisation commence au quatrième jour.

Une source professionnelle le formule sans détour : ce délai concerne les indemnités de la Sécurité sociale, et il ne dit pas, à lui seul, si le salaire sera maintenu par l'employeur. Or c'est exactement la question que se pose la personne en arrêt. Le maintien de salaire se décide ailleurs — Code du travail, ancienneté, convention collective, contrat de travail, parfois prévoyance d'entreprise.

Dans la fonction publique, le congé de maladie ordinaire comporte en principe un jour de carence, et non trois. Les deux règles coexistent mais ne visent pas le même public. Le passage à trois jours, inscrit dans le projet de budget 2026, a été retiré lors des débats parlementaires en janvier 2026 : la règle reste à un jour.

En revanche, une autre réforme est passée, et elle pèse davantage : depuis le 1er mars 2025, le congé de maladie ordinaire des agents publics est indemnisé à 90 % du traitement pendant les trois premiers mois, contre 100 % auparavant. Autrement dit, le débat public a porté sur le jour de carence pendant que le changement réellement appliqué portait sur les trois mois qui suivent.

Ce qui décide vraiment du montant

  • Le maintien légal existe — issu de la loi de mensualisation de 1978 et inscrit à l'article L. 1226-1 du Code du travail : 90 % du salaire brut les 30 premiers jours, deux tiers les 30 suivants, sous condition d'une ancienneté minimale d'un an, et après un délai de carence employeur distinct de celui de la Sécurité sociale.
  • Ces durées s'allongent avec l'ancienneté — de l'ordre de 45 jours puis 45 à cinq ans d'ancienneté, 60 puis 60 à dix ans.
  • Mais la convention collective prime le plus souvent : beaucoup sont plus favorables que ces minimums, et certaines prévoient un maintien intégral dès le premier jour, ce qui neutralise en pratique la carence.
  • Une prévoyance d'entreprise peut s'ajouter, obligatoire pour les cadres et souvent étendue aux non-cadres par accord.
  • L'ouverture des droits suppose des conditions portant sur un nombre d'heures travaillées ou un montant de cotisations sur une période de référence. Les indemnités journalières sont par ailleurs soumises à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le revenu.
Le délai de 48 heures n'est pas décoratif. Un envoi tardif peut entraîner une réduction de l'indemnisation. Ce délai vaut aussi pour les prolongations, et une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir un délai différent pour la transmission à l'employeur.

Cette page ne calcule aucun montant

Pour deux raisons qui se renforcent. La première tient à ce qui décide du résultat : la convention collective, l'ancienneté, l'existence d'une prévoyance. Rien de tout cela n'est connu d'un site, et une simulation produite sans ces éléments donnerait un chiffre faux au moment précis où l'on organise son budget.

La seconde est plus factuelle. Parmi les sources consultées, deux publiées la même année indiquent des plafonds d'indemnité journalière qui diffèrent de plus d'un quart. Publier l'un ou l'autre reviendrait à trancher un désaccord que rien ne permet de trancher ici. Pour les montants en vigueur, le site de l'Assurance Maladie fait référence — et votre convention collective, pour le reste.

Questions fréquentes

Que signifie exactement « trois jours de carence » ?

Que l'Assurance Maladie ne verse pas d'indemnités journalières pour les trois premiers jours d'un arrêt maladie ordinaire dans le secteur privé, l'indemnisation commençant au quatrième jour. C'est tout, et c'est moins que ce que la formule laisse entendre.

Quels volets vont à qui ?

Les volets un et deux vont à la caisse d'assurance maladie, le volet trois à l'employeur, le tout dans les quarante-huit heures. Cette répartition n'est pas administrative mais protectrice : les volets un et deux comportent les éléments médicaux, le volet trois n'en comporte aucun.

Dans quels cas n'y a-t-il pas de carence ?

Plusieurs situations écartent le délai de carence, et elles sont moins connues que la règle elle-même. Un accident du travail ou une maladie professionnelle ouvre droit à indemnisation dès le premier jour.

Qui décide si mon salaire est maintenu ?

Un ensemble de textes, dont aucun n'est le délai de carence. Le Code du travail prévoit un maintien légal, issu de la loi de mensualisation de mille neuf cent soixante-dix-huit, à hauteur de quatre-vingt-dix pour cent du salaire brut pendant les trente premiers jours puis de deux tiers pendant les trente suivants, sous condition d'une ancienneté minimale d'un an, et après un délai de carence employeur distinct de celui de la Sécurité sociale.

Pourquoi cette page ne calcule-t-elle aucun montant ?

Pour deux raisons qui se renforcent. La première tient à ce qui décide réellement du résultat : la convention collective applicable, l'ancienneté, l'existence d'une prévoyance.

Délai de carence
Secteur privé : 3 jours non indemnisés par l'Assurance Maladie, indemnisation à partir du 4e jour d'arrêt. Fonction publique : le congé de maladie ordinaire comporte en principe 1 jour de carence
Portée du délai
Il concerne les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Il ne détermine pas, à lui seul, si le salaire sera maintenu par l'employeur
Cas sans carence
Accident du travail et maladie professionnelle, indemnisés dès le 1er jour · arrêts liés à une affection de longue durée, à l'exception du premier arrêt de la période de 3 ans · reprise d'activité entre deux arrêts n'ayant pas dépassé 48 heures · prolongation prescrite sans interruption supérieure à 48 heures
Transmission
Volets 1 et 2, comportant les éléments médicaux, à la caisse d'assurance maladie ; volet 3, sans élément médical, à l'employeur ; dans les 48 heures. Un envoi tardif peut entraîner une réduction de l'indemnisation. En cas d'arrêt dématérialisé, les volets 1 et 2 sont envoyés directement à la caisse et un seul volet est remis au salarié
Divergence relevée
Parmi les sources consultées, l'une publiée en 2026 indique une répartition inverse des volets. La suivre conduirait à transmettre des éléments médicaux à l'employeur
Maintien de salaire
Maintien légal issu de la loi de mensualisation de 1978 et de l'article L. 1226-1 du Code du travail : 90 % du salaire brut les 30 premiers jours, deux tiers les 30 suivants, sous condition d'un an d'ancienneté et après un délai de carence employeur distinct. Durées allongées avec l'ancienneté. De nombreuses conventions collectives sont plus favorables, certaines prévoyant un maintien intégral dès le premier jour
Subrogation
L'employeur perçoit les indemnités journalières à la place du salarié et lui verse directement le salaire maintenu
Conditions et prélèvements
L'ouverture des droits suppose un nombre d'heures travaillées ou un montant de cotisations sur une période de référence. Les indemnités journalières sont soumises à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le revenu
Ce que la page ne fait pas
Elle ne calcule ni ne simule aucun montant, ne publie aucun plafond, deux sources parues la même année divergeant de plus d'un quart sur ce point, et ne se prononce sur aucune situation individuelle
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
Avertissement. Cette page est informative et générale. Votre caisse d'assurance maladie répond sur les indemnités journalières, et votre convention collective — consultable auprès de votre employeur ou d'un représentant du personnel — sur le maintien de salaire.

Mis à jour le 27 août 2026.