Dois-je passer par un médecin d'abord ?
Non, plus depuis septembre 2024 : le dépistage se demande directement en laboratoire de biologie médicale, sans ordonnance et sans rendez-vous, pour cinq infections. C'est le changement le plus important, et probablement le moins connu : l'obstacle qui reste est souvent de croire qu'il faut d'abord consulter, prendre un rendez-vous, et payer.
Combien ça coûte ?
Avant vingt-six ans, rien : la prise en charge est intégrale et sans avance de frais, y compris sans complémentaire santé. À partir de vingt-six ans, le dépistage du VIH reste gratuit pour tout le monde, sans limite d'âge ; les quatre autres sont remboursés aux taux habituels, avec avance de frais. Les tarifs variant selon les laboratoires et le nombre d'analyses, demander le détail à l'accueil avant le prélèvement évite les surprises.
Quelle différence entre un laboratoire et un CeGIDD ?
Un mot, et il compte : le laboratoire est confidentiel, le centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic est anonyme. Dans le premier, le résultat est rattaché à votre identité et à votre dossier ; dans le second, non. Les laboratoires orientent d'ailleurs vers ces centres les personnes qui souhaitent l'anonymat. Ces centres sont gratuits, ouverts à tous, et ne demandent ni ordonnance ni couverture sociale.
Un mineur peut-il se faire dépister seul ?
Oui, sans accord parental. Les centres gratuits sont ouverts à tous, y compris aux mineurs, et la confidentialité y est la règle. C'est un point qui mérite d'être connu, parce que la crainte que la démarche remonte à la famille est l'une des raisons pour lesquelles elle est repoussée — or repousser est précisément ce qui coûte le plus cher ici.
Pourquoi le délai compte-t-il autant ?
Parce qu'un test effectué trop tôt peut être négatif alors que l'infection est présente : chaque infection a sa fenêtre. Il faut compter de l'ordre de quatre semaines pour le VIH, une à trois semaines pour la chlamydia. Se faire tester le lendemain d'une prise de risque donne donc une fausse tranquillité. Le bon réflexe est de demander au laboratoire ou au centre quand revenir, plutôt que de considérer un premier résultat comme définitif.