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Vie

Don d'organes

En France, vous êtes donneur par défaut : c'est le consentement présumé. La carte de donneur, elle, n'a aucune valeur légale — et huit personnes sur dix se disent favorables au don alors que l'opposition recueillie au moment du décès dépasse un tiers. L'écart tient presque entièrement à ce qui n'a pas été dit.

Loi du 22 décembre 1976 Registre national des refus Aucune valeur pour la carte Sans inscription
Mis à jour le 10 septembre 2026
Le paradoxe français

Ce que disent les Français

Environ huit sur dix se déclarent favorables au don d'organes lorsqu'on les interroge.

Ce qui se passe au moment du décès

Le taux d'opposition recueilli dépasse un tiers des situations, et il augmente d'une année sur l'autre.

L'écart ne s'explique pas par un changement d'avis, mais par un silence. Quand l'équipe de coordination interroge les proches, ceux-ci répondent souvent qu'ils ne savent pas — et dans le doute, à l'heure la plus difficile de leur vie, ils disent non. La conversation que vous n'avez pas eue devient leur décision.

Ce qui s'appliquerait dans votre cas

Trois questions. La page affiche l'état actuel de votre situation au regard de la loi, et la seule démarche qui le changerait.

ans

Les trois façons de refuser

S'inscrire au registre national des refus Tenu par l'Agence de la biomédecine, en ligne ou par courrier, dès treize ans. C'est la seule opposition formellement enregistrée, et le registre est obligatoirement consulté après un décès. Révocable et modifiable à tout moment, sans justification.
Un écrit daté et signé, confié à un proche Il vaut opposition, à condition que le proche puisse le produire au bon moment — ce qui suppose qu'il sache qu'il l'a et où il est.
Le dire à ses proches Ils en témoignent alors par écrit auprès de l'équipe. C'est la voie la plus fragile des trois, puisqu'elle repose sur la mémoire et la présence de quelqu'un d'autre — mais elle compte.
Le refus peut être partiel. Il peut ne porter que sur certains organes ou certains tissus, à condition de le préciser explicitement au moment de l'inscription ou d'une modification. À défaut de précision, le refus est compris comme total.

La carte de donneur

Ce qu'elle ne fait pas

Elle n'a aucune valeur légale. Elle ne prouve rien, ne s'impose à personne et ne remplace aucune démarche. Une carte trouvée dans un portefeuille ne décide de rien.

Ce qui fonctionne

Si vous êtes pour : que vos proches le sachent, puisque ce sont eux qui seront interrogés. Si vous êtes contre : le registre national des refus, qui est consulté d'office.

La carte garde une utilité, mais elle n'est pas juridique : elle ouvre la conversation. Beaucoup de gens découvrent le sujet en la voyant dans les mains de quelqu'un d'autre — et c'est cette conversation-là, pas le bout de carton, qui change ce qui se passera.

Dernière révision du contenu : 10 septembre 2026.

Ce que la loi encadre par ailleurs

Questions fréquentes

Ma carte de donneur suffit-elle ?

Non, elle n'a aucune valeur légale. C'est l'une des idées reçues les plus tenaces du sujet : la carte témoigne de votre position, mais elle ne prouve rien juridiquement et ne remplace aucune démarche. Si vous êtes pour le don, ce qui compte est que vos proches le sachent, parce que ce sont eux qui seront interrogés. Si vous êtes contre, seule l'inscription au registre national des refus est une opposition formellement enregistrée.

Que se passe-t-il si je n'ai jamais rien dit ?

Vous êtes présumé consentant : c'est le principe posé par la loi Caillavet de 1976 et confirmé depuis. En pratique, après le décès, le registre national des refus est obligatoirement consulté ; si vous n'y figurez pas, l'équipe de coordination demande à vos proches si vous aviez exprimé une opposition de votre vivant. Ne rien dire n'est donc pas une position neutre : c'est laisser la question à des personnes qui viennent d'apprendre votre mort.

Puis-je refuser seulement certains organes ?

Oui. Le refus peut être partiel, à condition de le préciser explicitement au moment de l'inscription ou d'une modification. Il peut porter sur certains organes ou certains tissus, et il reste révisable : on peut s'inscrire, se désinscrire ou modifier son refus à tout moment, sans avoir à se justifier.

À partir de quel âge peut-on s'inscrire ?

À partir de treize ans pour l'inscription au registre des refus. Pour un mineur décédé, le prélèvement suppose l'accord écrit de chaque titulaire de l'autorité parentale, et s'il n'est pas possible de consulter l'un des parents, l'accord écrit de l'autre suffit. La règle du consentement présumé ne s'applique donc pas aux mineurs de la même façon qu'aux majeurs.

Cette page enregistre-t-elle ma position ?

Non, et elle ne le pourrait pas : tout s'exécute dans le navigateur de votre appareil, rien n'est transmis ni conservé, et tout disparaît à la fermeture de l'onglet. Aucune page web ne peut vous inscrire au registre national des refus — cette démarche se fait auprès de l'Agence de la biomédecine, en ligne ou par courrier.

Principe
Consentement présumé : toute personne décédée est présumée avoir consenti au prélèvement, sauf opposition exprimée de son vivant
Origine
Loi du 22 décembre 1976 dite loi Caillavet, confirmée et précisée par la réforme bioéthique applicable depuis 2017
Registre national des refus
Tenu par l'Agence de la biomédecine, inscription en ligne ou par courrier dès treize ans, obligatoirement consulté après le décès
Refus partiel
Possible, à condition d'être précisé explicitement ; à défaut, le refus est compris comme total
Carte de donneur
Aucune valeur légale — elle ne vaut ni preuve de consentement ni opposition
Mineurs
Accord écrit de chaque titulaire de l'autorité parentale ; inscription au registre possible par le mineur dès treize ans
Ce que cette page ne fait pas
Elle n'inscrit personne à aucun registre, ne conserve aucune position et ne remplace aucune démarche
Publié le
10 septembre 2026
Prochaine révision
mars 2027
Vos données
Tout s'exécute dans le navigateur. Rien n'est transmis ni conservé.
Avis. Page informative. L'inscription au registre national des refus se fait auprès de l'Agence de la biomédecine, en ligne ou par courrier — jamais par l'intermédiaire d'un site tiers.