Simulateur dépistages organisés gratuit
Vérifiez quels dépistages organisés vous concernent selon votre âge et votre sexe : sein, côlon, col de l'utérus.
Les programmes qui vous concernent
Les tranches d'âge sont celles des programmes nationaux. Elles ne préjugent d'aucune situation individuelle et n'excluent pas d'autres suivis décidés avec un médecin.
Résultat
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Les trois programmes ciblent des personnes sans symptôme apparent et à risque moyen, c'est-à-dire sans facteur de risque particulier en dehors de l'âge. Le cahier des charges le dit explicitement, et les personnes à risque élevé sont même exclues du calcul des taux de participation.
La conséquence est écrite dans la littérature professionnelle : respecter ces indications permet d'éviter des résultats faussement rassurants chez des personnes dont le risque individuel dépasse celui de la population visée. En présence d'un symptôme, la démarche qui convient n'est pas le dépistage mais une consultation — et le parcours n'est pas le même.
Ce que montrent les chiffres de participation
- Le dépistage colorectal reste le moins suivi : 34,2 % de participation standardisée sur 2022-2023, un peu plus chez les femmes que chez les hommes — 35,4 % contre 32,8 %. Il augmente avec l'âge et varie selon les départements.
- Le col de l'utérus fait nettement mieux : 59,5 % de couverture nationale chez les femmes de 25 à 65 ans sur 2020-2022. Les objectifs de référence cités par l'inspection générale des affaires sociales sont de 70 % pour le sein et 80 % pour le col de l'utérus.
- L'écart social est du simple au double. Selon la DREES, en février 2026, les hommes de 50 à 74 ans faisant partie des 10 % les plus aisés ont 2,1 fois plus de chances d'avoir réalisé un test colorectal dans les deux ans que les 10 % les plus modestes — alors même que le programme est gratuit et fondé sur une invitation à domicile.
- Une précision de vocabulaire, apportée par la DREES elle-même : parler de « taux de participation » est un abus de langage pour le dépistage individuel, puisqu'il n'y a alors ni invitation ni programme auquel participer. Le terme rigoureux est « taux de recours ». La distinction compte quand on compare des chiffres d'origines différentes.
- Le programme du sein comporte une double lecture : toute mammographie jugée normale en première lecture est relue par un second radiologue, et un bilan diagnostique immédiat est proposé en cas de résultat suspect.
Cette page ne dit pas s'il faut se faire dépister
Participer comporte des bénéfices attendus et des inconvénients possibles, dont les résultats faussement positifs, qui conduisent à des examens complémentaires sans qu'une maladie soit présente. Notre page sur les faux positifs explique pourquoi ce phénomène est mécaniquement fréquent quand une maladie est rare — et pourquoi il justifie l'existence d'une seconde étape plutôt qu'il ne disqualifie le dépistage.
La balance entre ces éléments dépend de votre âge, de vos antécédents et de vos préférences. C'est précisément ce dont dispose le médecin traitant et qu'un site n'a pas. Cette page décrit donc le cadre, les âges et les rythmes, et ne recommande ni ne déconseille aucune participation.
Questions fréquentes
Quels sont les trois dépistages organisés, et pour qui ?
Trois programmes, pris en charge à 100 % : le cancer du sein (femmes de 50 à 74 ans, mammographie tous les 2 ans), le cancer colorectal (femmes et hommes de 50 à 74 ans, test à faire chez soi tous les 2 ans) et le cancer du col de l'utérus (femmes de 25 à 65 ans : examen cytologique tous les 3 ans jusqu'à 29 ans, puis test HPV tous les 5 ans).
Le dépistage organisé s'adresse-t-il à tout le monde ?
Non, et c'est le point le plus important de cette page. Ces programmes ciblent des personnes sans symptôme et à risque moyen, c'est-à-dire sans facteur de risque particulier en dehors de l'âge.
Quels sont les taux de participation ?
Ils diffèrent fortement d'un programme à l'autre, et restent en deçà des objectifs européens. Pour le cancer colorectal, le taux de participation standardisé s'établissait à trente-quatre virgule deux pour cent sur la période deux mille vingt-deux à deux mille vingt-trois, un peu plus élevé chez les femmes que chez les hommes, avec trente-cinq virgule quatre contre trente-deux virgule huit pour cent.
Pourquoi l'écart social est-il si marqué ?
L'ampleur du phénomène est documentée et elle surprend. Selon une étude publiée par la DREES en février deux mille vingt-six, les hommes de cinquante à soixante-quatorze ans appartenant aux dix pour cent les plus aisés ont deux virgule une fois plus de chances d'avoir réalisé un test de dépistage colorectal dans les deux ans que les dix pour cent les plus modestes.
Pourquoi cette page ne dit-elle pas s'il faut se faire dépister ?
Parce que la décision suppose une conversation que cette page ne peut pas tenir. Participer à un dépistage organisé comporte des bénéfices attendus et des inconvénients possibles, dont les résultats faussement positifs, qui conduisent à des examens complémentaires sans qu'une maladie soit présente.
- Cancer du sein
- Femmes de 50 à 74 ans inclus, invitation tous les 2 ans à une mammographie et un examen clinique des seins auprès d'un radiologue agréé. Généralisé à tout le territoire depuis 2004. Deuxième lecture de toute mammographie jugée normale en première lecture, et bilan diagnostique immédiat en cas de résultat suspect
- Cancer colorectal
- Femmes et hommes de 50 à 74 ans inclus, asymptomatiques et à risque moyen, test à réaliser à domicile tous les 2 ans. Généralisé à partir de 2008
- Cancer du col de l'utérus
- Femmes de 25 à 65 ans, vaccinées ou non contre les papillomavirus, dépistage triennal par examen cytologique ou, depuis 2020, par test HPV. Programme lancé en 2018
- Condition commune
- Personnes sans symptôme apparent et à risque moyen, sans facteur de risque particulier en dehors de l'âge. Les personnes à risque élevé sont exclues du calcul des taux de participation. Respecter ces indications vise notamment à éviter des résultats faussement rassurants
- Participation
- Colorectal : 34,2 % en taux standardisé sur 2022-2023, 35,4 % chez les femmes et 32,8 % chez les hommes. Col de l'utérus : 59,5 % de couverture nationale sur 2020-2022. Objectifs de référence cités par l'IGAS : 70 % pour le sein, 80 % pour le col de l'utérus
- Écart social
- Selon la DREES en février 2026, les hommes de 50 à 74 ans des 10 % les plus aisés ont 2,1 fois plus de chances d'avoir réalisé un test colorectal dans les deux ans que les 10 % les plus modestes
- Précision de vocabulaire
- La DREES rappelle que « taux de participation » est un abus de langage pour le dépistage individuel, faute d'invitation et de programme ; le terme rigoureux est alors « taux de recours »
- Prise en charge
- Actes pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais. Invitations et relances par l'Assurance Maladie et les centres régionaux de coordination des dépistages. Des formulaires d'exclusion existent
- Ce que la page ne fait pas
- Elle ne recommande ni ne déconseille aucune participation, n'évalue aucun risque individuel, ne se prononce sur aucun symptôme et ne remplace pas une consultation
- Publié le
- 27 août 2026
- Prochaine révision prévue
- février 2027
Mis à jour le 27 août 2026.