Simulateur don d'organes gratuit
Comprenez le consentement présumé au don d'organes en France et comment exprimer votre choix.
Ce qui s'appliquerait dans votre cas
Trois questions. La page affiche l'état actuel de votre situation au regard de la loi, et la seule démarche qui le changerait.
Votre situation
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Ce que disent les Français
Environ huit sur dix se déclarent favorables au don d'organes lorsqu'on les interroge.
Ce qui se passe au moment du décès
Le taux d'opposition recueilli dépasse un tiers des situations, et il augmente d'une année sur l'autre.
L'écart ne s'explique pas par un changement d'avis, mais par un silence. Quand l'équipe de coordination interroge les proches, ceux-ci répondent souvent qu'ils ne savent pas — et dans le doute, à l'heure la plus difficile de leur vie, ils disent non. La conversation que vous n'avez pas eue devient leur décision.
Les trois façons de refuser
La carte de donneur
Elle n'a aucune valeur légale. Elle ne prouve rien, ne s'impose à personne et ne remplace aucune démarche. Une carte trouvée dans un portefeuille ne décide de rien.
Si vous êtes pour : que vos proches le sachent, puisque ce sont eux qui seront interrogés. Si vous êtes contre : le registre national des refus, qui est consulté d'office.
La carte garde une utilité, mais elle n'est pas juridique : elle ouvre la conversation. Beaucoup de gens découvrent le sujet en la voyant dans les mains de quelqu'un d'autre — et c'est cette conversation-là, pas le bout de carton, qui change ce qui se passera.
Ce que la loi encadre par ailleurs
- Gratuité. Aucune rémunération n'est possible en contrepartie d'un don : la loi l'interdit.
- Anonymat. Entre donneur et receveur, l'anonymat est la règle. La famille du donneur peut être informée des organes prélevés et du résultat des greffes, sans identification des receveurs.
- Respect du corps. Le corps est restauré après le prélèvement et rendu à la famille.
- Mineurs. Le prélèvement suppose l'accord écrit de chaque titulaire de l'autorité parentale ; si l'un d'eux ne peut être consulté, l'accord écrit de l'autre suffit. Dès treize ans, un mineur peut s'inscrire lui-même au registre des refus.
- Pas de limite d'âge a priori. L'âge seul n'écarte pas le don : c'est l'état des organes qui est évalué, au cas par cas.
Questions fréquentes
Ma carte de donneur suffit-elle ?
Non, elle n'a aucune valeur légale. C'est l'une des idées reçues les plus tenaces du sujet : la carte témoigne de votre position, mais elle ne prouve rien juridiquement et ne remplace aucune démarche.
Que se passe-t-il si je n'ai jamais rien dit ?
Vous êtes présumé consentant : c'est le principe posé par la loi Caillavet de 1976 et confirmé depuis. En pratique, après le décès, le registre national des refus est obligatoirement consulté ; si vous n'y figurez pas, l'équipe de coordination demande à vos proches si vous aviez exprimé une opposition de votre vivant.
Puis-je refuser seulement certains organes ?
Oui. Le refus peut être partiel, à condition de le préciser explicitement au moment de l'inscription ou d'une modification. Il peut porter sur certains organes ou certains tissus, et il reste révisable : on peut s'inscrire, se désinscrire ou modifier son refus à tout moment, sans avoir à se justifier.
À partir de quel âge peut-on s'inscrire ?
À partir de treize ans pour l'inscription au registre des refus. Pour un mineur décédé, le prélèvement suppose l'accord écrit de chaque titulaire de l'autorité parentale, et s'il n'est pas possible de consulter l'un des parents, l'accord écrit de l'autre suffit.
Cette page enregistre-t-elle ma position ?
Non, et elle ne le pourrait pas : tout s'exécute dans le navigateur de votre appareil, rien n'est transmis ni conservé, et tout disparaît à la fermeture de l'onglet.
- Principe
- Consentement présumé : toute personne décédée est présumée avoir consenti au prélèvement, sauf opposition exprimée de son vivant
- Origine
- Loi du 22 décembre 1976 dite loi Caillavet, confirmée et précisée par la réforme bioéthique applicable depuis 2017
- Registre national des refus
- Tenu par l'Agence de la biomédecine, inscription en ligne ou par courrier dès treize ans, obligatoirement consulté après le décès
- Refus partiel
- Possible, à condition d'être précisé explicitement ; à défaut, le refus est compris comme total
- Carte de donneur
- Aucune valeur légale — elle ne vaut ni preuve de consentement ni opposition
- Mineurs
- Accord écrit de chaque titulaire de l'autorité parentale ; inscription au registre possible par le mineur dès treize ans
- Ce que cette page ne fait pas
- Elle n'inscrit personne à aucun registre, ne conserve aucune position et ne remplace aucune démarche
- Publié le
- 10 septembre 2026
- Prochaine révision
- mars 2027
Mis à jour le 10 septembre 2026.