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Mesures corporelles

Somatotype de Heath-Carter

Trois composantes calculées simultanément — endomorphie, mésomorphie, ectomorphie — et placées sur la somatocarte. La méthode ne range personne dans une case : elle produit trois chiffres, et c'est précisément ce qui la distingue des « types morphologiques » qui circulent ailleurs.

Somatocarte 3 composantes Manuel de Carter Sans inscription
Mis à jour le 26 août 2026

Cette mesure demande un pied à coulisse à branches courbes pour la largeur des épicondyles du coude et du genou — un instrument d'anthropométrie que presque personne n'a chez soi, et qu'aucun mètre souple ne remplace. Le somatotype se relève normalement en laboratoire ou en médecine du sport, par une personne formée. Si vous disposez de mesures prises ainsi, cette page les calcule.

Les mesures

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Plis cutanés

Le pli supraspinal se relève en diagonale au-dessus de l'épine iliaque antéro-supérieure, vers l'aisselle — ce n'est pas le pli de la crête iliaque, qui se prend plus haut et plus en arrière.

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Largeurs osseuses et circonférences

Les largeurs se mesurent au pied à coulisse, en serrant fermement pour comprimer les tissus mous. Le bras se mesure fléchi et contracté.

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Ce que décrit chaque composante

Où cette méthode est réellement utilisée. En anthropologie, en sciences du sport et en médecine du sport, pour caractériser des profils morphologiques par discipline ou par poste — les pratiquants de disciplines d'endurance présentent typiquement une composante ectomorphique plus marquée, ceux des sports de contact une composante mésomorphique dominante. C'est une description de forme, utile pour comparer des groupes, et elle ne prétend rien dire du risque de santé d'un individu.

Dernière révision du contenu : 26 août 2026.

Questions fréquentes

Quel matériel faut-il pour mesurer un somatotype ?

Un équipement d'anthropométrie que pratiquement personne ne possède chez soi, et c'est la limite pratique la plus immédiate de cette méthode. Outre une pince à plis et un mètre ruban, il faut un pied à coulisse à branches courbes pour mesurer la largeur des épicondyles de l'humérus et du fémur, c'est-à-dire l'épaisseur osseuse au niveau du coude et du genou. Ces deux mesures pèsent lourd dans la composante mésomorphique et ne peuvent pas être approchées avec une règle ou un mètre souple, car il s'agit de saisir un os entre deux branches en exerçant une pression ferme. En pratique, un somatotype se relève dans un laboratoire de performance, un service de médecine du sport ou une structure de recherche, par une personne formée aux standards internationaux d'évaluation anthropométrique.

Le somatotype dit-il quelque chose sur la santé ?

Non, et il ne prétend pas le faire. C'est une description morphologique, née en anthropologie et utilisée aujourd'hui surtout en sciences du sport, où elle sert à caractériser des profils de pratiquants par discipline ou par poste de jeu. Aucune des trois composantes ne se compare à un seuil de risque, aucune ne figure dans une recommandation de santé publique, et aucune ne permet de conclure quoi que ce soit sur la tension artérielle, le bilan biologique ou le devenir d'une personne. La composante endomorphique renseigne sur l'adiposité relative, mais moins directement qu'un tour de taille, qui demande une seule mesure. Le somatotype décrit une forme à un instant donné, ce qui est un objectif légitime, simplement différent.

Est-ce la même chose que les types morphologiques des programmes de nutrition ?

Non, et la confusion vient d'un héritage que la méthode actuelle a précisément voulu abandonner. Les mots endomorphe, mésomorphe et ectomorphe proviennent des travaux de William Sheldon dans les années mille neuf cent quarante, qui soutenait que la forme du corps était liée au tempérament et au caractère. Cette prétention n'a jamais résisté à l'examen et a été abandonnée. Heath et Carter ont reconstruit la méthode en mille neuf cent soixante-sept pour en faire une description strictement morphologique, débarrassée de toute inférence psychologique. Ce que l'on trouve aujourd'hui sous l'appellation de type morphologique dans les programmes d'entraînement ou d'alimentation reprend le vocabulaire de Sheldon, en range chacun dans une des trois cases, alors que la méthode scientifique produit trois chiffres simultanés et refuse justement de classer.

Peut-on changer de somatotype ?

Deux composantes bougent, la troisième beaucoup moins, ce qui rend la question moins simple qu'elle n'en a l'air. L'endomorphie dépend de l'épaisseur des plis cutanés et se modifie donc avec l'adiposité. La mésomorphie repose sur les circonférences corrigées et sur la largeur des os : les circonférences évoluent avec la masse musculaire, mais les largeurs osseuses ne changent pas à l'âge adulte, ce qui pose une limite haute. L'ectomorphie, elle, dérive du rapport entre la taille et la racine cubique du poids : la taille étant fixe, elle ne bouge qu'à travers le poids, et pas dans la direction que l'on espère généralement, puisque prendre du poids la fait baisser. Un somatotype se déplace donc sur la somatocarte, mais dans une zone contrainte par le squelette.

Pli supraspinal ou pli de la crête iliaque ?

Le supraspinal, et cette précision compte davantage qu'il n'y paraît. Les deux sites sont voisins et régulièrement confondus, y compris dans des travaux publiés, alors qu'ils ne se prennent pas au même endroit : le pli supraspinal se relève en diagonale au-dessus de l'épine iliaque antéro-supérieure, en suivant la ligne allant vers l'aisselle, tandis que le pli de la crête iliaque se prend plus haut et plus en arrière. Une étude s'est spécifiquement penchée sur cette substitution et a montré qu'elle produit des épaisseurs différentes, ce qui décale ensuite l'endomorphie calculée. Autrement dit, deux laboratoires appliquant la même équation peuvent obtenir des composantes différentes simplement parce qu'ils n'ont pas pincé le même endroit.

Endomorphie
−0,7182 + 0,1451 X − 0,00068 X² + 0,0000014 X³, où X = (tricipital + sous-scapulaire + supraspinal) × (170,18 ÷ taille en cm)
Mésomorphie
0,858 × largeur humérus + 0,601 × largeur fémur + 0,188 × circonférence bras corrigée + 0,161 × circonférence mollet corrigée − 0,131 × taille + 4,5
Circonférences corrigées
Bras fléchi − pli tricipital ÷ 10 ; mollet − pli du mollet ÷ 10 (plis en mm, circonférences en cm)
Ectomorphie
Avec RTP = taille ÷ racine cubique du poids : si RTP ≥ 40,75 → 0,732 RTP − 28,58 ; si 38,25 < RTP < 40,75 → 0,463 RTP − 17,63 ; si RTP ≤ 38,25 → 0,1
Source
Carter JEL, The Heath-Carter Anthropometric Somatotype — Instruction Manual, San Diego State University
Somatocarte
Coordonnées classiques : X = ectomorphie − endomorphie ; Y = 2 × mésomorphie − (endomorphie + ectomorphie)
Ce que la page ne fait pas
Elle ne range personne dans une catégorie, ne propose aucun programme et ne compare les composantes à aucun seuil de santé
Publié le
26 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Outil descriptif issu de l'anthropométrie. Il ne relève pas de l'évaluation de santé et n'a pas vocation à orienter une alimentation ou un entraînement.