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Nutrition

Nutri-Score : votre comparaison est-elle valide ?

Depuis mars 2025 et pour deux ans, deux versions de l'algorithme coexistent légalement dans les rayons français. Comparer deux lettres calculées différemment ne veut rien dire — cet outil vérifie si votre comparaison tient, et pourquoi.

Période de transition Validité de la comparaison Ce qui a changé Sans inscription
Mis à jour le 26 août 2026

Cette page ne calcule aucun Nutri-Score

Le calcul officiel repose sur des tables de points détaillées, révisées en 2023, et sur des règles particulières par famille de produits. Reproduire ces barèmes sans pouvoir en garantir chaque seuil produirait une note fausse avec l'apparence d'une note officielle — le pire des deux mondes.

Cette page fait donc autre chose, et sans doute plus utile pendant la transition : elle vous dit si les deux lettres que vous avez sous les yeux sont comparables, et ce qu'elles ne mesurent pas. Pour la note d'un produit précis, la source fiable reste l'emballage lui-même.

Les deux produits

Produit A

Produit B

Ce qui a changé en 2023

ÉlémentModification
Sucres et selSeuils nettement plus stricts
FibresPrise en compte renforcée dans la composante positive
ProtéinesSeuils modifiés, jusqu'à 7 points
ÉdulcorantsNouvelle pénalité de 4 points en cas de présence, pour ne pas encourager leur usage
Fruits et légumesListe resserrée aux fruits, légumes, légumineuses et herbes. Les fruits à coque et les huiles de colza, noix et olive n'y comptent plus
Boissons lactées et végétalesBasculées dans la grille des boissons, plus sévère
Effet observéLes plats préparés et produits de snacking perdent souvent une à deux lettres
Le Nutri-Score reste volontaire. Le droit européen empêche un État membre de l'imposer, si bien qu'un produit peut ne pas l'afficher du tout. Cette absence est en soi une information, mais elle ne permet pas d'en déduire mécaniquement une mauvaise note. Début 2024, 1 359 marques s'étaient engagées, et 99,6 % des Français déclaraient connaître le logo.

Dernière révision du contenu : 26 août 2026.

Questions fréquentes

Pourquoi deux Nutri-Score peuvent-ils coexister en rayon ?

Parce que le changement d'algorithme s'accompagne d'un délai laissé aux entreprises pour refaire leurs emballages. L'algorithme révisé est entré en vigueur au premier janvier deux mille vingt-quatre en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse. La France a pris son arrêté plus tard, en mars deux mille vingt-cinq, en accordant aux entreprises déjà engagées un délai de vingt-quatre mois pour mettre à jour leur étiquetage. Pendant toute cette période, deux versions du logo circulent légalement côte à côte sur les mêmes rayons. Un logo portant la mention nouveau calcul peut signaler les produits déjà passés au nouvel algorithme, mais il n'est pas obligatoire, si bien que l'absence de cette mention ne garantit pas qu'un produit relève de l'ancienne version.

Qu'est-ce qui a changé avec le nouvel algorithme ?

La structure du calcul reste la même, mais plusieurs réglages ont été durcis et une composante a été ajoutée. Le score demeure la différence entre une composante négative, qui compte l'énergie, les acides gras saturés, les sucres et le sel, et une composante positive fondée sur les fibres, les protéines et la part de fruits et légumes. Les seuils des sucres et du sel sont devenus plus stricts, les fibres pèsent davantage, et une nouvelle pénalité de quatre points s'applique en présence d'édulcorants, afin de ne pas encourager leur usage. La composante fruits et légumes a été resserrée : elle ne retient plus que les fruits, les légumes, les légumineuses et les herbes, excluant désormais les fruits à coque et les huiles de colza, de noix et d'olive. Les boissons lactées et végétales ont par ailleurs basculé dans la grille des boissons.

Peut-on comparer deux produits de catégories différentes ?

Le logo le permet techniquement, mais l'exercice perd beaucoup de sens, et pour deux raisons distinctes. La première tient à ce que le score se calcule pour cent grammes ou cent millilitres, indépendamment des quantités réellement consommées : cent grammes d'huile et cent grammes de yaourt ne correspondent à aucune réalité comparable dans une assiette. La seconde tient aux grilles elles-mêmes, puisque les boissons et les matières grasses relèvent de barèmes distincts. Pour les matières grasses ajoutées, l'algorithme regarde le rapport entre acides gras saturés et lipides totaux plutôt que la valeur absolue, ce qui explique qu'une huile très calorique ne soit pas pénalisée comme le serait un produit solide de même densité énergétique. Le Nutri-Score est conçu pour choisir entre deux biscuits, pas entre un biscuit et une huile.

Pourquoi seule l'eau peut-elle obtenir un A ?

Parce que les boissons relèvent d'une grille entièrement distincte, nettement plus sévère sur les sucres. Le principe du calcul ne change pas, mais les valeurs de conversion en lettres diffèrent, si bien qu'une même teneur en sucres pèse beaucoup plus lourd sous forme liquide que solide. La justification avancée tient au comportement métabolique des calories liquides, moins rassasiantes que leurs équivalents solides selon les données disponibles. La conséquence est nette : seule l'eau, et plus largement les boissons sans sucre ni édulcorant, peut prétendre à la lettre A. Un jus cent pour cent pur jus plafonne généralement au C, malgré l'absence de sucre ajouté, et les sodas sucrés se classent systématiquement en E. Depuis la révision, les boissons lactées et les boissons végétales sont soumises à cette même grille.

Que ne dit pas le Nutri-Score ?

Beaucoup de choses, et les connaître évite de lui faire dire ce qu'il ne prétend pas. Il ne mesure pas le degré de transformation d'un produit : un aliment très transformé peut obtenir une bonne lettre si sa composition nutritionnelle est favorable. Il ne dit rien des additifs, des arômes, des résidus de pesticides ni du mode de production, biologique ou non. Il ignore la portion réellement consommée, puisqu'il se calcule toujours pour cent grammes. Il ne signale pas les allergènes, qui relèvent d'une mention distincte et obligatoire. Enfin, il reste volontaire : le droit européen empêche un État membre de l'imposer, si bien qu'un produit peut très bien ne pas l'afficher — une absence qui constitue en soi une information, sans qu'on puisse en déduire mécaniquement une mauvaise note.

Ce que fait cette page
Elle vérifie la validité d'une comparaison entre deux Nutri-Score affichés, et situe la période de transition
Ce qu'elle ne fait pas
Elle ne calcule aucun Nutri-Score. Les tables de points officielles, révisées en 2023, comportent des barèmes par famille de produits que cette page ne peut pas garantir seuil par seuil
Structure du calcul officiel
Score = composante négative (énergie, acides gras saturés, sucres, sel) moins composante positive (fibres, protéines, part de fruits, légumes et légumineuses), pour 100 g ou 100 ml
Grilles distinctes
Les boissons et les matières grasses ajoutées relèvent de barèmes séparés. Pour les matières grasses, c'est le rapport acides gras saturés sur lipides totaux qui compte
Transition française
Algorithme révisé en vigueur au 1er janvier 2024 en Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Suisse. En France, arrêté de mars 2025 accordant 24 mois aux entreprises déjà engagées
Mention « Nouveau calcul »
Facultative. Son absence ne prouve pas qu'un produit relève de l'ancien algorithme
Caractère volontaire
Le droit européen empêche un État membre d'imposer un étiquetage nutritionnel en face avant
Ce que le logo ne couvre pas
Degré de transformation, additifs, arômes, mode de production, portion réellement consommée, allergènes
Publié le
26 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
Vos données
Le calcul s'exécute dans le navigateur. Rien n'est envoyé ni enregistré.
Avertissement. Cet outil est informatif. Le Nutri-Score est un repère de qualité nutritionnelle parmi d'autres, et ne constitue pas un conseil alimentaire individuel.