Calculatrices de Nutrition
Vingt outils appuyés sur les références nutritionnelles de l'Anses et sur la réglementation européenne d'étiquetage. Chaque page dit d'où vient son chiffre, ce qu'il recouvre, et — quand c'est le cas — pourquoi le repère français diffère du repère international.
Les repères français ne sont pas les repères internationaux
C'est la raison d'être de cette section. L'Anses retient 950 mg de calcium là où l'OMS en retient 1300 ; 11 mg de fer pour la plupart des femmes non ménopausées là où l'EFSA en propose 16 ; 1 g/kg de protéines après 65 ans là où les groupes internationaux montent à 1,2.
Aucun de ces écarts n'est une erreur : ce sont des méthodes et des objectifs différents. Mais appliquer le mauvais repère à son propre chiffre produit de fausses alertes — et c'est ce que ces pages cherchent à éviter.
Le vocabulaire aussi est français : RNP, BNM, AS, LSS — et non RDA ou DRI.
Ce qui vous amène ici
Deux méthodes qui divergent de 5 à 10 %, et la raison de cet écart. Une heure de sport pèse moins qu'on ne le croit dans le total.
Besoins caloriques → « Je surveille pourtant la salière »Elle ne pèse qu'un quart du total. En France, le pain seul en représente autant — et une baguette apporte la moitié du maximum de l'OMS.
Calculatrice de sel → « Pourquoi je ne m'endors pas ? »Un thé de 16 h 30 peut peser plus lourd au coucher qu'un grand café du matin. La courbe le montre, le total ne le dit jamais.
Calculatrice de caféine → « Ces deux Nutri-Score sont-ils comparables ? »Jusqu'en mars 2027, deux algorithmes coexistent légalement en rayon. Une lettre ancienne et une lettre nouvelle ne disent pas la même exigence.
Comparateur Nutri-Score → « Pourquoi ça s'est arrêté ? »La règle des 7700 kcal prédit une ligne droite. Le corps suit une courbe qui s'aplatit — sur trois ans, l'écart dépasse un facteur trois.
Règle des 7700 kcal → « Suis-je en dessous pour les fibres ? »Très probablement, comme presque tout le monde : 94 % des femmes de 18 à 54 ans n'atteignent pas 25 g par jour.
Calculatrice de fibres →Énergie
Ce que le corps dépense, et pourquoi les méthodes ne tombent pas d'accord.
Quatre équations comparées, dont deux qui exigent la masse maigre. Le gain réel d'un kilo de muscle est de 13 kcal par jour, pas de 50 à 100 comme on le lit souvent.
→ Besoins caloriquesMéthode horaire par les MET contre paliers d'activité de l'Anses. Les deux divergent systématiquement, et la page explique laquelle sous-estime quoi.
→ Dépense liée à l'activitéBrut ou net : le repos qui aurait eu lieu de toute façon est-il compté ? Pour la marche lente, il représente 34 % du total affiché ailleurs.
→ Règle des 7700 kcal par kiloPourquoi une prédiction linéaire finit toujours par se tromper, et dans quel sens. Cette page ne demande aucun objectif de poids, et explique pourquoi.
→Macronutriments
Les grandes masses de l'assiette, et les contraintes qui les lient entre elles.
Les trois fourchettes de l'Anses ne sont pas indépendantes : fixer protéines et lipides détermine entièrement les glucides. Deux minimums protéiques s'y contredisent selon le poids.
→ ProtéinesLa synthèse musculaire répond à un seuil par repas, pas au total. Après 65 ans, répartir 70 g en trois portions égales peut ne franchir ce seuil à aucun repas.
→ FibresRéférence à 30 g, consommation réelle autour de 20. La montée cumulative montre quels aliments font vraiment le chemin, et les seuils d'allégation réservent une surprise.
→ SucresTrois façons de compter la même journée : l'étiquette, la base de l'Anses hors lactose, les sucres libres de l'OMS. Une journée peut respecter l'une et dépasser l'autre.
→ Charge glycémiqueAucune table d'index glycémique n'est publiée par l'Anses, et les sources françaises divergent — une baguette est donnée entre 70 et 95. La page travaille donc en fourchettes.
→Micronutriments et hydratation
Là où l'étiquette et le repère personnel ne sont pas le même chiffre.
Affiché contre absorbé : le lait dépasse les épinards d'un facteur 1,2 sur l'étiquette, mais de 7,3 une fois l'absorption prise en compte. La référence de 950 mg porte sur l'apport, pas sur l'absorbé.
→ FerLa divergence la plus nette du site : l'EFSA propose 16 mg pour toutes les femmes non ménopausées, l'Anses refuse et retient 11 mg pour environ 80 % d'entre elles.
→ Vitamine DUn calendrier annuel de synthèse par latitude. Entre 42 et 51 degrés, la France compte quatre à six mois pendant lesquels la peau n'en produit pratiquement pas.
→ HydratationLes 2,5 L et 2,0 L de référence sont de l'eau totale, aliments compris. À boire, cela fait environ 6,4 verres — et non huit, sauf coïncidence chez l'homme au repos.
→ SelVotre répartition face au profil national. Le pain pèse à lui seul autant que la salière et la cuisson réunies, et l'objectif français de 8 g est présenté comme une étape vers les 5 g de l'OMS.
→Boissons et étiquetage
Lire ce qui est écrit sur l'emballage, et savoir ce que ce n'est pas.
Une courbe d'élimination sur 24 heures et ce qu'il en reste au coucher. Un expresso contient moins de caféine qu'un café filtre, malgré son goût plus fort.
→ Verres standard et repères alcoolTrois règles qui s'appliquent ensemble et ne se recouvrent pas. Un verre de vin servi à la maison en vaut souvent deux, et aucun seuil n'est sans risque.
→ Portions courantesLe calcul passe par la densité plutôt que par une table, ce qui résout les désaccords entre sources. Une cuillère à soupe d'huile va de 90 à 207 kcal selon la source et le remplissage.
→ Comparateur Nutri-ScoreCette page ne calcule aucune note, et dit pourquoi. Elle vérifie si deux lettres sont comparables pendant la période où deux algorithmes coexistent en rayon.
→Rythmes et pratiques
Deux pages qui écartent plus d'idées reçues qu'elles n'en proposent.
Ni minuteur ni protocole : l'ampleur réellement mesurée, et dix situations de contre-indication. Face à une restriction calorique classique, l'écart est nul.
→ Répartition des repasManger plus souvent n'accélère rien : l'effet thermique suit l'apport, pas le nombre de prises. Ce que la répartition change relève d'associations, pas de preuves.
→Ce que chaque page refuse de faire
Un outil de nutrition se juge autant à ce qu'il produit qu'à ce qu'il s'interdit. Voici les refus assumés de cette section :
| Page | Ce qu'elle ne fait pas, et pourquoi |
|---|---|
| Nutri-Score | Ne calcule aucune note : les barèmes officiels, révisés en 2023, comportent des seuils par famille de produits qu'on ne peut pas garantir. Une note fausse à l'apparence officielle serait le pire des deux mondes |
| Règle des 7700 kcal | Ne demande aucun objectif de poids. Un outil qui accepte une cible et une échéance en déduit mécaniquement une restriction, d'autant plus forte que le délai est court |
| Jeûne intermittent | Ne propose ni compte à rebours, ni fenêtre, ni durée à suivre. Ce type d'outil transforme une organisation de repas en performance à tenir |
| Charge glycémique | Ne publie aucune table d'index glycémique : les sources françaises divergent trop, et l'Anses n'en publie pas — c'est une mesure physiologique, pas une composition |
| Vitamine D | Ne propose aucune dose. La vitamine est liposoluble et toxique en excès ; la page explique la conversion µg vers UI et s'arrête là |
| Répartition des repas | Ne demande aucun apport en calories et ne propose aucun plan. L'indice matin-soir y est signalé comme non validé |
| Alcool | N'indique jamais ce qu'il « resterait » à boire, et rappelle en tête de page qu'aucun seuil n'est sans risque |
Quatre principes valables pour toute la section
- La source et sa date figurent sur chaque page. Quand un repère a été révisé — le Nutri-Score en 2023, les sucres en 2016 — la page le dit et précise ce qui a changé.
- Une divergence entre agences n'est pas une erreur. Calcium, fer, protéines des seniors, sel : les écarts entre l'Anses et les organismes internationaux tiennent à des méthodes et des objectifs différents, et chaque page explique lequel.
- Une association n'est pas une preuve. Quand les données disponibles ne permettent que d'observer un lien, les pages le disent au lieu de le transformer en conseil.
- Un chiffre isolé ne décrit pas des habitudes. Ces outils calculent une journée ; les repères, eux, s'entendent sur la durée. Un écart ponctuel n'a pas la portée d'un écart régulier.
Dernière révision de cette page : 26 août 2026.