produits-franceCalculatrices
Sommeil

Mélatonine : l'avis de l'Anses

La même molécule est vendue librement en dessous de deux milligrammes et délivrée sur ordonnance à partir de deux. Entre les deux, quelques dixièmes de milligramme — et deux régimes réglementaires entièrement différents.

Avis Anses 2018 Frontière 2 mg Populations déconseillées Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026

Cette page ne recommande aucune dose, aucun horaire, aucun produit

Elle reprend l'avis rendu par l'Anses le 23 février 2018 sur les risques liés aux compléments alimentaires contenant de la mélatonine, et rien d'autre. Aucun dosage n'est proposé, aucune heure de prise n'est suggérée, aucune marque n'est citée.

La raison : la mélatonine est une hormone, l'Anses conditionne son usage à un avis médical dès qu'un traitement est en cours, et l'agence indique elle-même manquer de données sur l'innocuité d'une prise quotidienne de 2 mg. Une page web n'est pas le bon endroit pour trancher cela.

Votre situation

Cochez ce qui vous concerne. Rien n'est envoyé ni enregistré. Cette liste reprend l'avis de l'Anses — elle ne remplace pas la vérification d'un pharmacien.

Populations pour lesquelles l'Anses déconseille ces compléments

L'agence recommande d'en éviter la consommation dans ces situations.

Situations nécessitant un avis médical

L'usage n'est pas exclu, mais il ne s'improvise pas.

Ce que l'Anses recommande sur l'usage

Effets indésirables rapportés en nutrivigilance

Maux de têteVertigesSomnolenceCauchemars IrritabilitéTremblementsMigrainesNausées VomissementsDouleurs abdominales
Comment lire ces signalements. Quatre-vingt-dix déclarations ont été reçues entre 2009 et mai 2017, dont dix-neuf suffisamment complètes pour une analyse d'imputabilité. Ces chiffres ne mesurent pas une fréquence : la déclaration est spontanée et largement sous-utilisée, et le marché représente environ 1,4 million de boîtes par an. Ils établissent l'existence d'un risque, pas son ampleur.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

À qui l'Anses déconseille-t-elle la mélatonine ?

L'avis rendu en février deux mille dix-huit identifie plusieurs populations qui devraient éviter les compléments alimentaires contenant de la mélatonine. Les femmes enceintes et allaitantes en font partie, de même que les nourrissons, les enfants et les adolescents. Les personnes souffrant de maladies inflammatoires ou de maladies auto-immunes sont également concernées, la mélatonine possédant des propriétés immunomodulatrices et pro-inflammatoires documentées. Enfin, l'agence déconseille ces produits aux personnes devant exercer une activité qui exige une vigilance soutenue et où une somnolence poserait un problème de sécurité. Une catégorie supplémentaire relève non pas de l'évitement mais de l'avis médical préalable : toute personne suivant un traitement médicamenteux, en raison du nombre d'interactions possibles.

Pourquoi le seuil de deux milligrammes change-t-il tout ?

Parce qu'il sépare deux régimes juridiques entièrement différents pour une seule et même molécule. En dessous de deux milligrammes par jour, la réglementation française autorise la commercialisation de la mélatonine comme complément alimentaire : vente libre, pas d'ordonnance, rayon parapharmacie. À partir de deux milligrammes, elle relève du médicament, et le seul produit commercialisé en France dans ce cadre est une formulation à libération prolongée dosée à deux milligrammes, délivrée sur ordonnance et indiquée dans le traitement à court terme de l'insomnie primaire chez les patients de cinquante-cinq ans ou plus. Un écart de quelques dixièmes de milligramme fait donc basculer d'un rayon de supermarché à une prescription médicale. L'Anses relève d'ailleurs que les données manquent sur l'innocuité d'une consommation quotidienne de deux milligrammes, et qu'une activité pharmacologique ne peut être exclue.

Que sait-on des effets indésirables signalés ?

Le dispositif de nutrivigilance, dont l'Anses a la charge depuis deux mille neuf, avait reçu quatre-vingt-dix déclarations d'effets indésirables susceptibles d'être liés à ces compléments jusqu'en mai deux mille dix-sept. Dix-neuf d'entre elles étaient suffisamment complètes pour faire l'objet d'une analyse d'imputabilité. Les effets rapportés sont variés : maux de tête, vertiges, somnolence, cauchemars, irritabilité, tremblements, migraines, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Ces chiffres demandent d'être lus avec précision. Ils ne mesurent pas une fréquence, puisque la déclaration est spontanée et largement sous-utilisée, et ils sont à rapporter à un marché estimé à un million quatre cent mille boîtes vendues par an. Ils signalent l'existence d'un risque, pas son ampleur.

S'agit-il d'un usage ponctuel ou quotidien ?

L'Anses est explicite sur ce point : la prise de ces compléments doit être limitée à un usage ponctuel. Ce n'est pas une précaution de forme, puisque l'agence indique par ailleurs que les données manquent sur la consommation quotidienne prolongée. Deux autres recommandations accompagnent celle-ci et sont moins connues. La première consiste à privilégier les formulations simples, contenant de la mélatonine seule plutôt qu'associée à des plantes ou à d'autres ingrédients, afin de pouvoir identifier l'origine d'un éventuel effet indésirable. La seconde est d'éviter de prendre plusieurs compléments alimentaires en même temps, pour limiter les risques d'interaction entre eux. Ces deux conseils portent sur la manière de consommer, indépendamment de la dose.

Pourquoi en parler à un médecin ou à un pharmacien ?

Parce que la mélatonine interagit avec un nombre important de traitements, et que le statut de complément alimentaire donne l'illusion inverse. Le fait qu'un produit se trouve en vente libre ne signifie pas qu'il soit sans effet : l'Anses rappelle que la mélatonine, au-delà de son action sur l'horloge biologique, module l'humeur et le système immunitaire, intervient dans la régulation de la température corporelle et de la motricité intestinale, et possède des propriétés vasculaires. L'agence conditionne d'ailleurs son usage à un avis médical chez toute personne sous traitement. Le pharmacien est bien placé pour cette vérification, puisqu'il dispose de l'historique des délivrances. C'est une conversation de quelques minutes, et elle porte sur des interactions qu'aucune notice de complément alimentaire ne détaille.

Source
Anses, avis du 23 février 2018 relatif aux risques liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine (saisine NUT2016SA0209), rendu public le 11 avril 2018
Populations déconseillées
Femmes enceintes et allaitantes · nourrissons, enfants et adolescents · personnes souffrant de maladies inflammatoires ou auto-immunes · personnes devant exercer une activité exigeant une vigilance soutenue
Avis médical requis
Toute personne suivant un traitement médicamenteux, en raison des interactions
Cadre réglementaire
Moins de 2 mg par jour : complément alimentaire, vente libre. À partir de 2 mg : médicament. Le seul produit commercialisé en France dans ce cadre est une forme à libération prolongée dosée à 2 mg, sur ordonnance, indiquée dans le traitement à court terme de l'insomnie primaire chez les 55 ans et plus
Réserve de l'Anses
Les données manquent sur l'innocuité d'une consommation quotidienne de 2 mg, et une activité pharmacologique ne peut être exclue
Nutrivigilance
90 déclarations reçues entre 2009 et mai 2017, dont 19 suffisamment complètes pour une analyse d'imputabilité. Marché estimé à 1,4 million de boîtes par an
Recommandations d'usage
Usage ponctuel · formulations simples sans association · ne pas cumuler plusieurs compléments
Ce que la page ne fait pas
Elle ne recommande aucune dose, aucun horaire de prise, aucun produit ni aucune marque, et ne traite aucun trouble du sommeil
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
Vos données
Le repérage s'exécute dans le navigateur. Rien n'est envoyé ni enregistré.
Avertissement. Cet outil est informatif et reprend un avis d'agence publié en 2018. Des difficultés de sommeil qui durent depuis plus de trois mois relèvent d'une consultation : l'insomnie se traite, et les approches comportementales sont recommandées avant tout produit.