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Sommeil

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Dix outils construits sur les repères français : les indicateurs de Santé publique France, les enquêtes de l'INSV, les descriptions de l'Inserm et les avis de l'Anses. Chacun affiche ce qu'il calcule, ce qu'il refuse de calculer, et pourquoi.

10 outils Sources officielles Sans inscription Aucune donnée envoyée
Mis à jour le 27 août 2026

🇫🇷 Les repères français, et leurs désaccords

Les sources françaises ne donnent pas toutes les mêmes chiffres, et cette section le montre plutôt que de le lisser. Les écarts viennent le plus souvent de la méthode de mesure, pas d'un désaccord de fond.

IndicateurSource et méthodeValeur
Sommeil / 24 hBaromètre SpF 2017 — calculé, endormissement et éveils retranchés6 h 42
Sommeil / 24 hBaromètre SpF 2024 — durée déclarée, 18-79 ans7 h 32
Sommeil nocturneEnquête INSV 2026 — déclaratif, 18-65 ans6 h 50
Courts dormeursSpF 2017 · SpF 2024 — seuil 6 h ou moins35,9 % · 21,5 %
Dette de sommeilSpF 2017 — idéal moins réel, seuil 60 min27,7 %
InsomnieSpF 2017 chronique · SpF 2024 plainte déclarée13,1 % · un tiers
Cycle de sommeilInserm — fourchette, pas une constante60 à 120 min
Sieste typeInserm · durée réelle mesurée par SpF15-20 min · 50 min
Travail de nuitCode du travail · part des salariés (INRS)21 h - 6 h · ~20 %
Un écart valait la peine d'être expliqué. Entre 2017 et 2024, la moyenne officielle passe de 6 h 42 à 7 h 32 — cinquante minutes qu'aucun changement d'habitudes ne justifierait. L'édition de 2017 retranchait le délai d'endormissement et les éveils nocturnes ; la suivante retient une durée déclarée. Les deux chiffres sont exacts, ils ne mesurent simplement pas la même chose.

Ce qui vous amène ici

Mesurer ce qui manque

Placer sa nuit

Ce qui décale l'horloge

Ce que chaque page refuse de faire

Un refus explicite vaut mieux qu'un calcul qui donne l'illusion de la précision. Voici ceux de cette section, avec leur motif.

PageCe qu'elle ne fait pas, et pourquoi
Cycles de sommeilAucune heure de réveil « optimale » : avec des cycles de 60 à 120 minutes, la cinquième fin de cycle tombe entre 5 h et 10 h après l'endormissement. Une fenêtre de cinq heures ne fixe rien.
MélatonineAucune dose, aucun horaire de prise, aucun produit ni marque. C'est une hormone, l'Anses conditionne son usage à un avis médical en cas de traitement, et indique manquer de données sur une prise quotidienne de 2 mg.
Travail de nuitAucun risque personnel chiffré et aucun conseil de changer d'emploi. Les évaluations portent sur des populations exposées ; les recommandations de l'Anses visent l'organisation du travail, pas les travailleurs.
ChronotypeAucun questionnaire validé n'est reproduit — seule la formule publiée est appliquée à vos horaires. Et le résultat est déclaré non valable si votre réveil des jours libres est contraint.
ÉcransAucun couvre-feu numérique chiffré, aucune application ni équipement recommandé. La page ne prétend pas trancher un débat scientifique en cours sur l'ampleur de l'effet lumineux.
Décalage horaireAucun protocole horaire minute par minute : le minimum thermique se déplace au fil de l'adaptation, donc les fenêtres changent chaque jour.

Quatre principes valables pour toute la section

  1. Un seuil officiel est une convention, pas une frontière naturelle. Les catégories de chronotype sont des quartiles d'échantillons ; le seuil de dette est fixé à 60 minutes par choix méthodologique. Être juste au-dessus ou juste en dessous ne décrit pas deux situations différentes.
  2. Une association de population ne prédit pas une trajectoire individuelle. Cela vaut pour le jetlag social et les indicateurs métaboliques, pour le travail de nuit et le cancer, pour le sommeil court et les risques cardiovasculaires. Le classement en groupe 2A qualifie le niveau de preuve, pas l'ampleur du risque.
  3. Les chiffres déclaratifs sont des estimations. Les durées d'endormissement subjectives dépassent généralement la réalité, les horaires sont moyennés, et une semaine ne décrit pas des habitudes. Ces outils donnent des ordres de grandeur, pas des mesures.
  4. Ce qui est le plus visible n'est pas ce qui pèse le plus. Le filtre bleu occupe l'essentiel de la conversation sur les écrans et arrive dernier parmi quatre mécanismes ; la règle des 90 minutes est partout et ne tient pas. La durée totale et la régularité pèsent plus que tous les ajustements réunis.
Quand consulter. Des difficultés d'endormissement ou des réveils nocturnes qui durent depuis plus de trois mois, plusieurs nuits par semaine, avec un retentissement dans la journée, relèvent d'un avis médical. L'insomnie chronique se traite, et les approches comportementales sont recommandées avant les médicaments. Une somnolence gênante au volant ou au travail justifie d'en parler sans attendre.