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Sport et performance

Activité physique et sédentarité

Ce sont deux axes distincts, pas deux façons de mesurer la même chose. L'Anses reconnaît à la sédentarité des effets propres — et l'on peut atteindre les repères d'activité tout en y restant exposé.

Deux axes Pause toutes les 30 min Repères Anses et PNNS Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026

« Faire du sport ne suffit plus. » C'est la formule employée lors de la révision d'octobre 2025, qui a resserré la recommandation d'interruption de 90 à 120 minutes à 30 minutes. Une personne respectant les repères d'activité peut rester exposée aux effets d'une position assise prolongée — les deux démarches sont complémentaires, pas interchangeables.

Votre semaine ordinaire

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Marche rapide, vélo, natation — le souffle s'accélère, la phrase reste possible.

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Le souffle ne permet plus que quelques mots. Compte double.

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Travail, transports, écrans, repas — tout cumulé.

Les repères, en trois volets

Où se situe la population française. L'expertise de l'Anses publiée en 2022 estime que 95 % des adultes sont exposés à un risque de détérioration de la santé, par manque d'activité ou par un temps assis trop long — seuls 5 % atteignant un niveau d'activité protecteur. Plus d'un tiers cumule les deux. L'écart entre sexes est marqué : 70 % des femmes se situent en dessous de l'ensemble des recommandations, contre 42 % des hommes.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Le sport compense-t-il les longues heures assises ?

Pas entièrement, et c'est le point central des travaux de l'Anses sur le sujet. L'agence définit la sédentarité de manière distincte de l'inactivité physique et lui reconnaît des effets propres sur la santé : ce sont deux facteurs séparés, pas deux façons de dire la même chose. La sédentarité désigne les situations d'éveil en position assise ou allongée où la dépense énergétique reste faible, en dessous de un virgule six équivalent métabolique. L'inactivité physique désigne, elle, un niveau d'activité inférieur au seuil recommandé. Une personne peut donc atteindre les repères d'activité et rester exposée aux effets d'une position assise prolongée — la formule employée lors de la révision d'octobre deux mille vingt-cinq est explicite : faire du sport ne suffit plus.

Quels sont les repères d'activité physique en France ?

Ils se déclinent en trois volets, et l'endurance n'est que le premier. Pour l'activité cardiorespiratoire, le repère historique retenu par l'Anses est de trente minutes d'intensité modérée au moins cinq jours par semaine ; les recommandations internationales plus récentes s'expriment plutôt en volume hebdomadaire, cent cinquante à trois cents minutes d'intensité modérée, ou soixante-quinze à cent cinquante minutes d'intensité soutenue, ou une combinaison des deux. S'y ajoute le renforcement musculaire, au moins deux fois par semaine selon les repères actuels, avec huit à dix exercices répétés une dizaine de fois sur deux à trois séries et deux jours de récupération entre les séances. Le troisième volet, souvent oublié, concerne les exercices d'assouplissement, deux à trois fois par semaine.

Qu'est-ce qui a changé en octobre 2025 ?

La fréquence des interruptions recommandées a été nettement resserrée. Les repères issus des travaux de deux mille seize invitaient à interrompre les périodes prolongées en position assise ou allongée au moins toutes les quatre-vingt-dix à cent vingt minutes, par quelques minutes de marche. L'avis publié le huit octobre deux mille vingt-cinq recommande désormais une interruption toutes les trente minutes, par trois à cinq minutes de marche. L'intervalle a donc été divisé par trois à quatre. La physiologiste ayant participé à ces travaux résume l'idée simplement : mieux vaut trois minutes de marche que trente minutes d'immobilité. Ces pauses ne remplacent pas l'activité physique régulière — les deux démarches sont complémentaires et répondent à des mécanismes différents.

Combien de Français atteignent les repères ?

Très peu, et le chiffre est saisissant. L'expertise publiée par l'Anses en deux mille vingt-deux estime que quatre-vingt-quinze pour cent de la population adulte française est exposée à un risque de détérioration de la santé, par manque d'activité physique ou par un temps trop long passé assis. Seuls cinq pour cent des adultes présenteraient un niveau d'activité suffisant pour être protecteur. Plus d'un tiers de la population cumule les deux problèmes à la fois : activité insuffisante et sédentarité élevée. L'écart entre les sexes est important, soixante-dix pour cent des femmes se situant en dessous de l'ensemble des recommandations, contre quarante-deux pour cent des hommes.

Comment savoir si une activité est d'intensité modérée ?

Par la respiration et la parole, un repère qui ne demande aucun appareil. À intensité modérée, la respiration s'accélère mais la conversation reste possible par phrases complètes : la marche à bonne allure, le vélo tranquille, le jardinage ou la montée d'escaliers entrent dans cette catégorie. À intensité soutenue, le souffle ne permet plus que quelques mots à la fois, ce qui explique que le volume recommandé y soit environ deux fois moindre. Cette approche a un avantage sur les pourcentages calculés à partir d'une fréquence cardiaque maximale estimée : elle s'ajuste spontanément à la fatigue du jour, à la chaleur ou à une nuit courte, que les formules ne voient pas.

Deux notions distinctes
L'inactivité physique désigne un niveau d'activité inférieur au seuil recommandé. La sédentarité désigne les situations d'éveil en position assise ou allongée avec une dépense énergétique inférieure à 1,6 MET. L'Anses les considère distinctement, chacune ayant ses effets propres sur la santé
Repère d'endurance
30 minutes d'intensité modérée au moins 5 jours par semaine (seuil retenu par l'Anses). Recommandations internationales : 150 à 300 min modérées, ou 75 à 150 min soutenues, ou une combinaison, par semaine
Renforcement musculaire
Au moins 2 fois par semaine · 8 à 10 exercices · environ 10 répétitions · 2 à 3 séries · 2 jours de récupération entre les séances
Assouplissement
2 à 3 fois par semaine
Ruptures de sédentarité
Avis de l'Anses du 8 octobre 2025 : 3 à 5 minutes de marche toutes les 30 minutes passées assis. Les repères de 2016 retenaient une interruption toutes les 90 à 120 minutes
Population française
Expertise Anses 2022 : 95 % des adultes exposés à un risque par manque d'activité ou temps assis trop long, 5 % à un niveau protecteur. Plus d'un tiers cumule les deux. 70 % des femmes sous l'ensemble des recommandations, contre 42 % des hommes
Repère d'intensité sans appareil
Modérée : le souffle s'accélère, la phrase complète reste possible. Soutenue : quelques mots à la fois seulement
Ce que la page ne fait pas
Elle ne propose aucun programme d'entraînement, ne prescrit aucune progression et ne s'adresse pas aux situations relevant d'une activité physique adaptée sur prescription
Limites
Les durées saisies sont déclaratives et généralement surestimées pour l'activité, sous-estimées pour le temps assis. Le résultat situe un ordre de grandeur, pas une mesure
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Cet outil est informatif. Avant de reprendre ou d'augmenter une activité physique, un avis médical est utile en cas de maladie chronique, de symptôme à l'effort, de grossesse, d'âge avancé, ou lorsqu'une activité physique adaptée a été prescrite.