produits-franceCalculatrices
Sport et performance

Hydratation à l'effort

C'est le seul sujet de cette section où l'erreur dans les deux sens est dangereuse — et où la consigne officielle s'est inversée après des décès. Quand la sudation dépasse ce que les reins peuvent éliminer, compenser intégralement devient impossible.

Taux de sudation Deux risques opposés Signes d'alerte Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026

Boire trop peut tuer, et la consigne a changé

Deux décès sont survenus au marathon de Boston en 2002. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en 2005 a trouvé 13 % de coureurs hyponatrémiques à l'arrivée du même marathon, dont 0,6 % de formes critiques. Les fédérations ont depuis révisé leur discours : boire selon sa soif, et non selon un horaire fixe.

Une confusion, une désorientation, des vomissements ou un gonflement du visage et des doigts pendant ou après un effort long imposent un avis médical immédiat — appelez le 15 ou le 112. Cette page ne prescrit aucun volume à boire.

Mesurer votre taux de sudation

Pesez-vous juste avant et juste après une séance, à vêtements comparables, et notez ce que vous avez bu.

kg
kg
mL
min

Ce que les sources disent, et où elles divergent

Une limite physiologique qui tranche une partie du débat. La capacité maximale d'élimination rénale est de 720 à 900 mL par heure au repos, et elle diminue à l'effort. Quand la sudation dépasse ce plafond, la compensation intégrale devient impossible : chercher à boire autant qu'on transpire revient alors à dépasser ce que l'organisme peut évacuer. Une part de déshydratation est dans ce cas inévitable, et normale.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Comment mesure-t-on son taux de sudation ?

En se pesant avant et après une séance, en tenant compte de ce qu'on a bu. La perte de poids observée correspond à de l'eau : chaque gramme perdu vaut environ un millilitre. On additionne à cette perte le volume ingéré pendant la séance, puis on rapporte le tout à la durée pour obtenir un débit horaire. C'est la seule donnée vraiment personnelle de cette page, et elle vaut la peine d'être mesurée une fois : les taux individuels varient énormément, de l'ordre de cinq cents à huit cents millilitres par heure pour beaucoup de pratiquants, mais bien davantage chez certains ou par forte chaleur. Une mesure faite dans des conditions données ne se transpose toutefois pas telle quelle à des conditions différentes.

Pourquoi boire trop est-il dangereux ?

Parce qu'une consommation excessive de liquide peu salé dilue le sodium sanguin, ce qu'on appelle l'hyponatrémie associée à l'exercice. Ce n'est pas un risque théorique : deux décès sont survenus lors du marathon de Boston en deux mille deux, et une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en deux mille cinq sur quatre cent quatre-vingt-huit coureurs de ce même marathon a trouvé treize pour cent de participants hyponatrémiques à l'arrivée, avec zéro virgule six pour cent de formes critiques. Les estimations vont de dix à vingt pour cent chez les marathoniens et jusqu'à trente pour cent en ultra-endurance. Les auteurs ont confirmé leur hypothèse de départ : c'est bien la consommation excessive de liquides hypotoniques qui est en cause.

Faut-il boire avant d'avoir soif ?

C'est la consigne qui a été révisée, et le sujet reste discuté. Les fédérations d'athlétisme et les organisateurs de grandes courses ont largement modifié leur discours depuis le milieu des années deux mille : la recommandation actuelle consiste à boire selon sa soif plutôt que selon un horaire fixe. L'argument physiologique est que la sueur est plus diluée que le plasma, si bien que transpirer concentre le sodium et déclenche naturellement la soif au bon moment. Un désaccord subsiste néanmoins : certains spécialistes soutiennent qu'en chaleur extrême le déficit peut s'installer avant que la soif ne se manifeste pleinement, et une partie des sources continue de décrire la soif comme un signal tardif. Le point sur lequel tout le monde s'accorde est plus utile : ne pas boire très au-delà de sa soif.

Le seuil de 2 % du poids corporel est-il solide ?

C'est un repère largement cité, et largement dépassé par ceux qui courent le plus vite. La règle veut qu'au-delà de deux pour cent de perte de masse corporelle, la fréquence cardiaque augmente et la thermorégulation devient moins efficace. Les observations de terrain nuancent fortement : le vainqueur du marathon de Dubaï en deux mille neuf a gagné en deux heures cinq dans la chaleur après avoir perdu neuf virgule huit pour cent de sa masse corporelle, et les meilleurs triathlètes et ultramarathoniens terminent régulièrement déshydratés de quatre à neuf pour cent. Un travail conclut même qu'en dessous de quatre pour cent aucune baisse de performance n'est démontrée. Comme souvent, le seuil est une convention posée sur un continuum, pas une frontière physiologique.

Quels sont les signes d'alerte ?

Deux tableaux différents, et l'un des deux est une urgence. Côté déshydratation : soif marquée, urines foncées, fatigue inhabituelle, maux de tête. Côté hyponatrémie : maux de tête, nausées, vomissements, ballonnement ou sensation de gonflement, confusion mentale, et dans les formes graves convulsions, œdème cérébral ou pulmonaire. La difficulté tient à ce que les premiers symptômes se ressemblent, ce qui conduit parfois à boire davantage alors que c'est précisément l'inverse qu'il faudrait faire. Un élément d'orientation utile : une prise de poids pendant l'effort, ou un gonflement des doigts et du visage, oriente vers un excès de liquide. Une confusion, une désorientation ou des vomissements pendant ou après un effort long imposent un avis médical immédiat.

Calcul du taux de sudation
(Perte de poids en grammes + volume bu en mL) ÷ durée, ramené à l'heure. Chaque gramme perdu correspond à environ 1 mL d'eau
Capacité d'élimination rénale
720 à 900 mL par heure au repos, et moindre à l'effort. Au-delà de 1 à 1,5 L par heure, la consommation devient un facteur de risque d'hyponatrémie
Hyponatrémie d'effort
Dilution du sodium sanguin par consommation excessive de liquide hypotonique. Deux décès au marathon de Boston en 2002. Étude publiée dans le New England Journal of Medicine en 2005 sur 488 coureurs du marathon de Boston : 13 % d'hyponatrémie (sodium ≤ 135 mmol/L), 0,6 % de formes critiques (sous 120 mmol/L)
Prévalence rapportée
10 à 20 % chez les marathoniens, jusqu'à 30 % en ultra-endurance. Triathlon d'Hawaï 1984 : 29 % des finishers
Facteurs de risque
Efforts de plus de 4 heures · petite corpulence · sexe féminin · consommation supérieure à 1 à 1,5 L par heure · environnement chaud et humide
Consigne révisée
Les fédérations et organisateurs ont modifié leur discours depuis le milieu des années 2000 : boire selon sa soif plutôt que selon un horaire fixe
Seuil de 2 %
Repère largement cité, mais dépassé en pratique : le vainqueur du marathon de Dubaï 2009 a perdu 9,8 % de sa masse corporelle ; les meilleurs triathlètes et ultramarathoniens terminent déshydratés de 4 à 9 %. Un travail conclut qu'aucune baisse de performance n'est démontrée en dessous de 4 %
Pertes typiques
0,5 à 0,8 L d'eau et 200 à 300 mg de sodium par heure d'effort continu, très variables selon les personnes et les conditions
Ce que la page ne fait pas
Elle ne prescrit aucun volume à boire, ne recommande aucune boisson ni aucun produit, et ne fixe aucun plan d'hydratation
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
Vos données
Le calcul s'exécute dans le navigateur. Rien n'est envoyé ni enregistré.
Urgence. Une confusion, une désorientation, des vomissements répétés ou un gonflement du visage et des doigts pendant ou après un effort prolongé peuvent traduire une hyponatrémie sévère : appelez le 15 ou le 112. Ne buvez pas davantage en attendant.