Ce sont eux qui comportent les éléments médicaux. Ils vont à l'Assurance Maladie, dans les 48 heures.
Volet 3 → votre employeur
Il ne comporte aucun élément médical. C'est ce qui permet d'informer de l'absence sans rien révéler du diagnostic.
Pourquoi cet encadré. Parmi les sources consultées pour cette page, l'une publiée en 2026 indique l'inverse — volet 3 à la caisse, volets 1 et 2 à l'employeur. Suivre cette consigne reviendrait à transmettre son diagnostic à son employeur, alors que toute l'architecture du dispositif vise précisément à l'éviter.
La dématérialisation réduit ce risque : les volets 1 et 2 partent alors directement à la caisse, et un seul volet est remis au salarié, à destination de l'employeur.
Travail
Arrêt de travail et délai de carence
« Trois jours de carence » est la phrase la plus répétée du sujet. Elle est exacte — et elle répond à une autre question que celle qu'on se pose : elle parle des indemnités de la Sécurité sociale, pas du maintien de votre salaire.
Deux payeurs distinctsLes cas sans carenceAucun montant publiéSans inscription
Mis à jour le 27 août 2026
Le chiffre le plus connu du sujet renseigne sur le mauvais payeur.
Le délai de carence signifie une seule chose : l'Assurance Maladie ne verse pas d'indemnités journalières pour les trois premiers jours d'un arrêt maladie ordinaire dans le privé. L'indemnisation commence au quatrième jour.
Une source professionnelle le formule sans détour : ce délai concerne les indemnités de la Sécurité sociale, et il ne dit pas, à lui seul, si le salaire sera maintenu par l'employeur. Or c'est exactement la question que se pose la personne en arrêt. Le maintien de salaire se décide ailleurs — Code du travail, ancienneté, convention collective, contrat de travail, parfois prévoyance d'entreprise.
Dans la fonction publique, le congé de maladie ordinaire comporte en principe un jour de carence, et non trois. Les deux règles coexistent mais ne visent pas le même public.
La carence s'applique-t-elle à votre situation
Cette page indique la règle applicable aux indemnités de la Sécurité sociale. Elle ne dit pas ce que vous percevrez : voir plus bas.
Règle applicable
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Et pour votre salaire, la réponse est ailleurs
Quel que soit le résultat ci-dessus, le maintien de tout ou partie de votre salaire dépend de votre convention collective, de votre ancienneté, de votre contrat et parfois d'une prévoyance d'entreprise. Beaucoup de conventions sont plus favorables que le minimum légal, certaines prévoyant un maintien intégral dès le premier jour — y compris pendant la carence. C'est ce document-là qu'il faut consulter, pas un barème général.
Si vous ne voyez rien arriver sur votre compte, ce n'est pas forcément un problème.
Lorsque l'employeur pratique la subrogation, il perçoit les indemnités à votre place et
vous verse directement le salaire maintenu — la différence peut alors être invisible sur votre
relevé bancaire. À défaut, un délai de traitement s'écoule avant le premier versement.
Ce qui décide vraiment du montant
Le maintien légal existe — issu de la loi de mensualisation de 1978 et inscrit à l'article L. 1226-1 du Code du travail : 90 % du salaire brut les 30 premiers jours, deux tiers les 30 suivants, sous condition d'une ancienneté minimale d'un an, et après un délai de carence employeur distinct de celui de la Sécurité sociale.
Ces durées s'allongent avec l'ancienneté — de l'ordre de 45 jours puis 45 à cinq ans d'ancienneté, 60 puis 60 à dix ans.
Mais la convention collective prime le plus souvent : beaucoup sont plus favorables que ces minimums, et certaines prévoient un maintien intégral dès le premier jour, ce qui neutralise en pratique la carence.
Une prévoyance d'entreprise peut s'ajouter, obligatoire pour les cadres et souvent étendue aux non-cadres par accord.
L'ouverture des droits suppose des conditions portant sur un nombre d'heures travaillées ou un montant de cotisations sur une période de référence. Les indemnités journalières sont par ailleurs soumises à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le revenu.
Le délai de 48 heures n'est pas décoratif. Un envoi tardif peut entraîner une
réduction de l'indemnisation. Ce délai vaut aussi pour les prolongations, et une convention
collective ou un accord d'entreprise peut prévoir un délai différent pour la transmission à
l'employeur.
Dernière révision du contenu : 27 août 2026.
🛡️ Cette page ne calcule aucun montant
Pour deux raisons qui se renforcent. La première tient à ce qui décide du résultat : la convention collective, l'ancienneté, l'existence d'une prévoyance. Rien de tout cela n'est connu d'un site, et une simulation produite sans ces éléments donnerait un chiffre faux au moment précis où l'on organise son budget.
La seconde est plus factuelle. Parmi les sources consultées, deux publiées la même année indiquent des plafonds d'indemnité journalière qui diffèrent de plus d'un quart. Publier l'un ou l'autre reviendrait à trancher un désaccord que rien ne permet de trancher ici. Pour les montants en vigueur, le site de l'Assurance Maladie fait référence — et votre convention collective, pour le reste.
Questions fréquentes
Que signifie exactement « trois jours de carence » ?
Que l'Assurance Maladie ne verse pas d'indemnités journalières pour les trois premiers jours d'un arrêt maladie ordinaire dans le secteur privé, l'indemnisation commençant au quatrième jour. C'est tout, et c'est moins que ce que la formule laisse entendre. Une source professionnelle le dit sans détour : ce délai concerne les indemnités de la Sécurité sociale, et il ne dit pas à lui seul si le salaire sera maintenu par l'employeur. Or c'est précisément la question que se pose la personne en arrêt. Le maintien de salaire dépend d'autres textes : le Code du travail, l'ancienneté, la convention collective, le contrat de travail, parfois un régime de prévoyance d'entreprise. Le chiffre le plus connu du sujet renseigne donc sur un payeur, alors que l'inquiétude porte sur un autre. Dans la fonction publique, le congé de maladie ordinaire comporte en principe un jour de carence, et non trois.
Quels volets vont à qui ?
Les volets un et deux vont à la caisse d'assurance maladie, le volet trois à l'employeur, le tout dans les quarante-huit heures. Cette répartition n'est pas administrative mais protectrice : les volets un et deux comportent les éléments médicaux, le volet trois n'en comporte aucun. C'est ce qui permet à l'employeur d'être informé de l'absence sans rien apprendre du diagnostic. Une réserve s'impose toutefois, et elle justifie cette question : parmi les sources consultées, l'une d'elles publiée en deux mille vingt-six indique l'inverse, en demandant d'adresser le volet trois à la caisse et les volets un et deux à l'employeur. Suivre cette consigne reviendrait à transmettre son diagnostic à son employeur. La dématérialisation réduit ce risque, les volets un et deux étant alors envoyés directement à la caisse et un seul volet remis au salarié.
Dans quels cas n'y a-t-il pas de carence ?
Plusieurs situations écartent le délai de carence, et elles sont moins connues que la règle elle-même. Un accident du travail ou une maladie professionnelle ouvre droit à indemnisation dès le premier jour. En cas d'affection de longue durée, le premier arrêt de la période de trois ans peut supporter la carence, mais les arrêts suivants liés à cette affection en sont dispensés. Une reprise d'activité entre deux arrêts qui n'a pas dépassé quarante-huit heures n'entraîne pas de nouveau délai de carence, et il en va de même d'une prolongation prescrite sans interruption supérieure à quarante-huit heures. En dehors de ces cas, un nouvel arrêt peut en revanche entraîner un nouveau délai. Il faut par ailleurs remplir des conditions d'ouverture de droits, portant sur un nombre d'heures travaillées ou un montant de cotisations sur une période de référence.
Qui décide si mon salaire est maintenu ?
Un ensemble de textes, dont aucun n'est le délai de carence. Le Code du travail prévoit un maintien légal, issu de la loi de mensualisation de mille neuf cent soixante-dix-huit, à hauteur de quatre-vingt-dix pour cent du salaire brut pendant les trente premiers jours puis de deux tiers pendant les trente suivants, sous condition d'une ancienneté minimale d'un an, et après un délai de carence employeur distinct de celui de la Sécurité sociale. Ces durées s'allongent avec l'ancienneté. Mais l'essentiel se joue ailleurs : de nombreuses conventions collectives sont plus favorables que ces minimums, certaines prévoyant un maintien intégral dès le premier jour. S'y ajoute parfois un régime de prévoyance d'entreprise. La convention collective applicable est donc le document à consulter, avant tout barème général.
Pourquoi cette page ne calcule-t-elle aucun montant ?
Pour deux raisons qui se renforcent. La première tient à ce qui décide réellement du résultat : la convention collective applicable, l'ancienneté, l'existence d'une prévoyance. Aucun de ces éléments n'est connu d'un site, et une simulation produite sans eux donnerait un chiffre faux à un moment où l'on organise son budget. La seconde est plus factuelle : parmi les sources consultées, deux publiées la même année indiquent des plafonds d'indemnité journalière qui diffèrent de plus d'un quart. Publier l'un ou l'autre reviendrait à trancher un désaccord que rien ne permet de trancher ici. Cette page décrit donc la mécanique — qui verse quoi, à partir de quand, et où se décide le reste — et renvoie au site de l'Assurance Maladie pour les montants en vigueur.
Délai de carence
Secteur privé : 3 jours non indemnisés par l'Assurance Maladie, indemnisation à partir du 4e jour d'arrêt. Fonction publique : le congé de maladie ordinaire comporte en principe 1 jour de carence
Portée du délai
Il concerne les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Il ne détermine pas, à lui seul, si le salaire sera maintenu par l'employeur
Cas sans carence
Accident du travail et maladie professionnelle, indemnisés dès le 1er jour · arrêts liés à une affection de longue durée, à l'exception du premier arrêt de la période de 3 ans · reprise d'activité entre deux arrêts n'ayant pas dépassé 48 heures · prolongation prescrite sans interruption supérieure à 48 heures
Transmission
Volets 1 et 2, comportant les éléments médicaux, à la caisse d'assurance maladie ; volet 3, sans élément médical, à l'employeur ; dans les 48 heures. Un envoi tardif peut entraîner une réduction de l'indemnisation. En cas d'arrêt dématérialisé, les volets 1 et 2 sont envoyés directement à la caisse et un seul volet est remis au salarié
Divergence relevée
Parmi les sources consultées, l'une publiée en 2026 indique une répartition inverse des volets. La suivre conduirait à transmettre des éléments médicaux à l'employeur
Maintien de salaire
Maintien légal issu de la loi de mensualisation de 1978 et de l'article L. 1226-1 du Code du travail : 90 % du salaire brut les 30 premiers jours, deux tiers les 30 suivants, sous condition d'un an d'ancienneté et après un délai de carence employeur distinct. Durées allongées avec l'ancienneté. De nombreuses conventions collectives sont plus favorables, certaines prévoyant un maintien intégral dès le premier jour
Subrogation
L'employeur perçoit les indemnités journalières à la place du salarié et lui verse directement le salaire maintenu
Conditions et prélèvements
L'ouverture des droits suppose un nombre d'heures travaillées ou un montant de cotisations sur une période de référence. Les indemnités journalières sont soumises à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le revenu
Ce que la page ne fait pas
Elle ne calcule ni ne simule aucun montant, ne publie aucun plafond, deux sources parues la même année divergeant de plus d'un quart sur ce point, et ne se prononce sur aucune situation individuelle
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Cette page est informative et générale. Votre caisse d'assurance maladie répond sur les indemnités journalières, et votre convention collective — consultable auprès de votre employeur ou d'un représentant du personnel — sur le maintien de salaire.