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Travail

Médecine du travail

Le service qui en sait le plus sur votre santé au travail est aussi celui qui n'en transmet rien. L'employeur ne reçoit qu'une conclusion — dépourvue de toute mention médicale. Et toutes les visites ne produisent pas le même document.

Ce qui remonte, et non La visite qu'on demande Aucune évaluation d'aptitude Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026
Deux flux, et un seul franchit la porte.

Ce qui va à l'employeur

Un avis dépourvu de toute mention médicale : aptitude, aptitude avec aménagements, ou inaptitude — et, le cas échéant, des préconisations d'aménagement du poste. Jamais un diagnostic, jamais une pathologie.

Ce qui reste au service

Le dossier médical en santé au travail, distinct de celui de la médecine de ville, protégé par le secret médical — et qui vous suit tout au long de votre carrière.

Le secret professionnel ne s'impose pas au seul médecin : l'ensemble des intervenants des services de santé au travail y sont tenus. Et la documentation professionnelle formule la règle du côté de l'employeur, ce qui est plus net encore : il n'a à connaître aucune information relative à l'état de santé de ses salariés.

Quelle visite, réalisée par qui, et pour quel document

Le point décisif n'est pas le nom de la visite mais la personne qui la réalise : c'est elle qui détermine ce qui peut en sortir.

Ce que la réforme de 2016 a déplacé

Après un avis d'inaptitude, une obligation pèse sur l'employeur. Il doit rechercher un reclassement sur un poste compatible avec les préconisations médicales. Le licenciement pour inaptitude n'intervient que si ce reclassement est impossible ou refusé — c'est une séquence, pas une conséquence automatique.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Cette page ne dit pas si vous êtes apte

Et le motif vient de la loi elle-même : la déclaration d'aptitude ou d'inaptitude relève de la compétence exclusive du médecin du travail, et elle suppose un examen de la personne ainsi qu'un échange sur les aménagements possibles. Aucun questionnaire ne peut s'y substituer — une évaluation affichée ici n'aurait aucune valeur, tout en risquant d'orienter à tort une démarche.

Cette page ne conseille pas davantage de stratégie en cas de désaccord avec un employeur. Ces situations engagent des délais, des procédures et des faits particuliers ; le médecin du travail, un représentant du personnel, l'inspection du travail ou un conseil sont les interlocuteurs adaptés.

Questions fréquentes

Que reçoit l'employeur après une visite ?

Une conclusion, et rien d'autre. Le médecin du travail est soumis au secret médical comme tout praticien, et l'employeur ne reçoit jamais d'information sur le diagnostic ou les pathologies du salarié. Ce qui lui parvient prend la forme d'un avis dépourvu de toute mention médicale : aptitude, aptitude avec aménagements, ou inaptitude, accompagné le cas échéant de préconisations d'aménagement du poste. La documentation professionnelle est explicite sur ce point : les employeurs n'ont à connaître aucune information relative à l'état de santé de leurs salariés, et l'ensemble des intervenants des services de santé au travail, et non le seul médecin, sont tenus au secret professionnel. Autrement dit, le service qui en sait le plus sur votre santé au travail est aussi celui qui n'en transmet rien.

Peut-on demander soi-même une visite ?

Oui, et c'est inscrit dans le Code du travail à l'article L. quatre mille six cent vingt-quatre tiret un. Tout salarié peut, lorsqu'il anticipe une inaptitude, solliciter une visite auprès du médecin du travail dans le cadre d'une démarche de maintien dans l'emploi. Ce droit s'exerce à tout moment et ne suppose ni l'accord ni l'initiative de l'employeur. Un détail du dispositif mérite d'être signalé : lors de la visite d'information et de prévention, le salarié doit être informé de cette possibilité. Le droit s'accompagne donc d'une obligation d'information, ce qui est assez rare pour être noté. Le dossier constitué à cette occasion, appelé dossier médical en santé au travail, est protégé par le secret médical et distinct du dossier de médecine de ville.

Qu'est-ce qui a changé en 2016 et 2017 ?

La loi Travail du huit août deux mille seize et le décret du vingt-sept décembre deux mille seize, applicables depuis le premier janvier deux mille dix-sept, ont remplacé la visite médicale d'embauche par une visite d'information et de prévention. Le changement n'est pas seulement de nom : cette visite peut être réalisée par un professionnel de santé qui n'est pas le médecin du travail, par exemple un infirmier en santé au travail, et le document remis à son issue est une attestation de suivi et non un avis d'aptitude. Une réforme ultérieure, en deux mille vingt et un, a inscrit le médecin du travail dans une équipe pluridisciplinaire au sein du service de prévention et de santé au travail, réunissant selon les besoins infirmiers, intervenants en prévention des risques professionnels, assistants, psychologues et ergonomes.

Quelles visites peuvent conclure à une inaptitude ?

Pas toutes, et c'est le point le moins connu du dispositif. La déclaration d'inaptitude relève de la compétence exclusive du médecin du travail : seule une visite médicale réalisée par lui peut y conduire, qu'il s'agisse d'un examen d'embauche ou de son renouvellement, d'une visite de reprise, ou d'une visite demandée par le salarié ou par l'employeur. Deux exclusions sont explicites. Les visites d'information et de prévention en sont écartées dès lors qu'elles sont réalisées par un professionnel de santé autre que le médecin du travail. Et aucune visite de préreprise ne peut déboucher sur un avis d'inaptitude, quelle qu'en soit la conclusion. Le médecin doit par ailleurs avoir procédé à un examen, complété si besoin d'examens supplémentaires, permettant un échange sur les mesures d'aménagement envisageables.

Pourquoi cette page ne dit-elle pas si vous êtes apte ?

Parce que la loi elle-même l'interdit à quiconque d'autre. La déclaration d'aptitude ou d'inaptitude relève de la compétence exclusive du médecin du travail, et elle suppose un examen de la personne ainsi qu'un échange sur les aménagements possibles du poste. Aucun questionnaire, aucun site et aucun autre professionnel ne peut s'y substituer, et une évaluation affichée ici n'aurait aucune valeur tout en risquant d'orienter à tort une démarche. Cette page ne conseille pas davantage de stratégie en cas de désaccord avec un employeur : ces situations engagent des délais, des procédures et des faits particuliers, pour lesquels le médecin du travail, un représentant du personnel, l'inspection du travail ou un conseil sont les interlocuteurs adaptés.

Secret médical
Le médecin du travail y est soumis comme tout praticien, ainsi que l'ensemble des intervenants des services de santé au travail. L'employeur ne reçoit jamais d'information sur le diagnostic ou les pathologies, et n'a à connaître aucune information relative à l'état de santé de ses salariés
Ce que reçoit l'employeur
Un avis dépourvu de toute mention médicale : aptitude, aptitude avec aménagements, ou inaptitude, avec le cas échéant des préconisations d'aménagement du poste
Dossier médical en santé au travail
Constitué lors des visites (article R. 4624-12 du Code du travail), strictement confidentiel, distinct du dossier de médecine de ville, conservé par le service et suivant le salarié tout au long de sa carrière
Visite à la demande du salarié
Article L. 4624-1 du Code du travail : tout salarié peut, lorsqu'il anticipe une inaptitude, solliciter une visite auprès du médecin du travail dans le cadre d'une démarche de maintien dans l'emploi. Le salarié est informé de cette possibilité lors de la visite d'information et de prévention
Réforme de 2016-2017
Loi Travail du 8 août 2016 et décret du 27 décembre 2016, applicables au 1er janvier 2017. La visite médicale d'embauche est remplacée par une visite d'information et de prévention, pouvant être réalisée par un professionnel de santé autre que le médecin du travail, à l'issue de laquelle est remise une attestation de suivi
Inaptitude
Compétence exclusive du médecin du travail. Seule une visite médicale réalisée par lui peut y conduire. Les visites d'information et de prévention en sont exclues dès lors qu'elles sont réalisées par un autre professionnel de santé, et aucune visite de préreprise ne peut déboucher sur un avis d'inaptitude. Un examen, complété si besoin, permettant un échange sur les aménagements, est requis
Suites d'une inaptitude
L'employeur doit rechercher un reclassement sur un poste compatible avec les préconisations médicales (articles L. 1226-1 et L. 1226-10). Le licenciement pour inaptitude n'intervient que si ce reclassement est impossible ou refusé
Équipe pluridisciplinaire
Depuis la réforme de 2021, le médecin du travail s'inscrit dans une équipe au sein du service de prévention et de santé au travail (article L. 4622-8), réunissant selon les besoins infirmiers, intervenants en prévention des risques professionnels, assistants, psychologues et ergonomes
Ce que la page ne fait pas
Elle n'évalue aucune aptitude ni inaptitude, ne se prononce sur aucune situation individuelle, ne conseille aucune stratégie en cas de désaccord avec un employeur et ne demande aucune information de santé
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Cette page est informative et générale, et ne constitue ni un avis médical ni un conseil juridique. Le médecin du travail est l'interlocuteur direct sur ces questions, et il est accessible à votre demande.