Simulateur burn-out et reconnaissance gratuit
Voyez comment faire reconnaître un burn-out en maladie professionnelle, hors tableau, et les conditions à réunir.
Le parcours d'une demande, et où il peut s'interrompre
Cette page décrit les étapes prévues par les textes. Elle ne dit rien de l'issue de votre dossier, qui dépend de pièces qu'elle n'a pas.
Le parcours prévu
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Avant la procédure, il y a la fatigue
Cette page décrit un parcours administratif. Si vous la lisez parce que la situation pèse en ce moment, le premier interlocuteur n'est pas une caisse : c'est votre médecin traitant, et le médecin du travail, que vous pouvez solliciter à tout moment et sans passer par votre employeur.
Une demande de reconnaissance peut attendre quelques jours. Une consultation, non — et elle est de toute façon le point de départ de tout le reste.
Maladie inscrite dans un tableau
Aucun seuil d'incapacitéLe lien avec le travail est présumé dès lors que les conditions du tableau sont remplies.
Burn-out — hors tableau
Taux d'au moins 25 %Et un lien direct et essentiel avec le travail habituel, à établir. Deux conditions cumulatives.
La voie hors tableau existe depuis 1993 et a été ouverte aux pathologies psychiques par la loi du 17 août 2015. Mais elle reste une exception encadrée : l'absence de tableau retire une présomption et ajoute un seuil. Les sources professionnelles en tirent la conséquence sans détour — un épisode dépressif d'intensité modérée, même lié au travail, sera généralement jugé insuffisant au regard de ce seuil.
Ce que prévoit le cadre
- Deux conditions cumulatives posées par l'article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale : une maladie essentiellement et directement causée par le travail habituel, et une incapacité permanente d'un taux au moins égal à 25 %. Les sources consultées ne s'accordent pas sur l'alinéa applicable, raison pour laquelle seul l'article est cité ici.
- Le lien doit être direct et essentiel, mais pas exclusif : une source professionnelle le précise expressément, ce qui n'est pas une nuance mineure pour des situations rarement monocausales.
- Le taux est un taux prévisible d'incapacité permanente partielle, apprécié par le médecin-conseil de la caisse sur la base d'un barème indicatif. Ce n'est pas une mesure de la souffrance ressentie, et c'est une distinction qu'il vaut mieux connaître avant d'entamer une démarche.
- La caisse dispose de quatre mois pour statuer, délai prorogeable, en application de l'article R. 461-9 du Code de la sécurité sociale.
- Le comité régional est composé de médecins et procède à une expertise individuelle. La dernière version du guide qui lui est destiné, publiée en mars 2025 par les administrations concernées et diffusée par l'INRS, vise notamment à l'aider à statuer sur les dossiers de troubles psychosociaux.
Ce qui pèse sur l'employeur
- Une obligation de sécurité qui couvre explicitement la santé mentale : l'article L. 4121-1 du Code du travail met à la charge de l'employeur la protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Le manquement à cette obligation peut engager sa responsabilité.
- L'évaluation des risques psychosociaux relève du document unique d'évaluation des risques professionnels, qui doit être tenu à jour — une prévention documentée et traçable, plutôt que déclarative.
- La reconnaissance d'une maladie professionnelle peut ouvrir la voie à une action en faute inexcusable, laquelle donne lieu à une indemnisation majorée lorsqu'un manquement est établi.
- L'absence de tableau ne signifie pas l'absence de risque juridique pour l'entreprise : une source destinée aux directions juridiques le formule exactement ainsi.
Cette page ne propose aucun test de burn-out
Un questionnaire en ligne ne peut rien conclure ici, et il pourrait faire du mal dans les deux sens : un résultat rassurant risquerait de retarder une consultation nécessaire, un résultat alarmant ajouterait de l'inquiétude à une situation déjà lourde, sans rien apporter d'utilisable. L'évaluation relève d'un médecin, et le taux éventuel d'un médecin-conseil, sur la base d'un barème.
Elle ne pronostique pas non plus l'issue d'une demande. Les taux d'aboutissement varient selon les dossiers et, selon la question sénatoriale citée plus haut, d'une caisse à l'autre. Ce qu'elle peut faire est plus modeste et plus sûr : décrire le parcours, indiquer où il peut s'interrompre, et rappeler que le médecin du travail est joignable à tout moment.
Questions fréquentes
Le burn-out est-il une maladie professionnelle ?
Il peut le devenir, mais il ne l'est pas par nature, et la nuance change tout le parcours. Le burn-out ne figure dans aucun tableau de maladies professionnelles : sa reconnaissance passe par la voie dite hors tableau, ouverte aux pathologies psychiques par la loi du dix-sept août deux mille quinze, elle-même greffée sur une procédure créée en mille neuf cent quatre-vingt-treize.
Pourquoi un seuil de vingt-cinq pour cent ?
Parce que la voie hors tableau n'a pas été conçue comme une simple alternative, mais comme une exception encadrée. Et l'effet mérite d'être formulé clairement : pour les maladies inscrites dans un tableau, aucun seuil d'incapacité n'est exigé.
Où la procédure peut-elle s'arrêter avant le comité ?
En amont, et c'est le point le moins connu de tout le dispositif. Une question écrite déposée au Sénat en deux mille vingt-cinq relève que lorsque la demande n'est pas accompagnée d'un certificat médical mentionnant déjà un taux supérieur à vingt-cinq pour cent — ce qui est, selon ce texte, le cas majoritaire — le taux est déterminé par les médecins-conseils sans que le comité régional soit saisi.
Que doit faire l'employeur ?
Protéger la santé physique et mentale de ses salariés, et le texte associe explicitement les deux. L'article L. quatre mille cent vingt et un tiret un du Code du travail met à sa charge une obligation de sécurité qui couvre la santé mentale, dont le manquement peut engager sa responsabilité.
Pourquoi cette page ne propose-t-elle aucun test ?
Parce qu'un questionnaire en ligne ne peut rien conclure ici, et parce qu'il pourrait faire du mal dans les deux sens. Un résultat rassurant risquerait de retarder une consultation nécessaire ; un résultat alarmant ajouterait de l'inquiétude à une situation déjà lourde, sans rien apporter d'utilisable.
- Régime applicable
- Le burn-out ne figure dans aucun tableau de maladies professionnelles. Sa reconnaissance relève de la voie hors tableau, instituée par la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993 et ouverte aux pathologies psychiques par la loi n° 2015-994 du 17 août 2015
- Conditions
- Deux conditions cumulatives posées par l'article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale : maladie essentiellement et directement causée par le travail habituel, et incapacité permanente d'un taux au moins égal à 25 %. Le lien doit être direct et essentiel sans être exclusif. Les sources consultées divergent sur l'alinéa applicable
- Comparaison
- Pour les maladies inscrites dans un tableau, aucun seuil d'incapacité n'est exigé. L'absence de tableau retire la présomption et ajoute un seuil
- Évaluation du taux
- Taux prévisible d'incapacité permanente partielle, apprécié par le médecin-conseil de la caisse sur la base d'un barème indicatif
- Point de blocage documenté
- Selon une question écrite déposée au Sénat en 2025, lorsque la demande n'est pas accompagnée d'un certificat mentionnant déjà un taux supérieur à 25 %, ce qui serait le cas majoritaire, le taux est déterminé par les médecins-conseils sans saisine du comité régional. Le même texte relève des résultats très disparates selon les caisses
- Instruction
- Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, composé de médecins, procédant à une expertise individuelle. La caisse dispose de 4 mois pour statuer, délai prorogeable (article R. 461-9 du Code de la sécurité sociale). Un guide destiné aux comités, publié en mars 2025 et diffusé par l'INRS, porte notamment sur les troubles psychosociaux
- Obligations de l'employeur
- Obligation de sécurité couvrant la santé physique et mentale (article L. 4121-1 du Code du travail) ; évaluation des risques psychosociaux dans le document unique d'évaluation des risques professionnels ; responsabilité pouvant être engagée, et voie de la faute inexcusable ouvrant une indemnisation majorée
- Certificat médical
- Par une décision du 28 mai 2024, le Conseil d'État a jugé que l'existence d'un syndrome d'épuisement professionnel, même sans analyse préalable des conditions de travail, ne caractérise pas un certificat tendancieux ou de complaisance
- Statut international
- La classification de l'Organisation mondiale de la santé range le burn-out parmi les phénomènes liés au travail et non parmi les maladies professionnelles. Deux sources consultées divergent sur ce point
- Ce que la page ne fait pas
- Elle ne propose aucune auto-évaluation, n'établit aucun diagnostic, n'estime aucun taux d'incapacité, ne pronostique l'issue d'aucune demande et ne se prononce sur aucune situation individuelle
- Publié le
- 27 août 2026
- Prochaine révision prévue
- février 2027
Mis à jour le 27 août 2026.