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Sport et performance

VO2max et VMA

Les deux conversions les plus utilisées en France donnent presque le même résultat vers dix kilomètres-heure, et s'écartent de plus de vingt millilitres à dix-huit. Plus on court vite, moins les méthodes s'accordent.

3 méthodes comparées Divergence chiffrée Aucun protocole de test Sans inscription
Mis à jour le 27 août 2026

Cette page ne décrit aucun protocole de test maximal. Le test navette comme le test de douze minutes sont des efforts menés jusqu'à l'épuisement, et les documents de référence rappellent qu'ils supposent un protocole strict et le respect des contre-indications sportives. Si vous disposez déjà d'un résultat, cet outil le convertit et situe son incertitude.

Votre donnée de départ

km/h

Issue d'un test à paliers ou d'un demi-Cooper : distance en 6 min ÷ 100.

Ce que chaque méthode suppose

Une raison de ne pas trop se comparer. La VMA et la VO2max décrivent le même plafond dans deux unités différentes, mais le passage de l'une à l'autre suppose un coût énergétique identique chez tout le monde — ce qui n'est pas le cas. Deux personnes ayant la même consommation maximale d'oxygène peuvent avoir des vitesses maximales différentes selon leur économie de course, et inversement.

Dernière révision du contenu : 27 août 2026.

Questions fréquentes

Pourquoi les formules ne donnent-elles pas le même résultat ?

Parce qu'elles n'ont pas la même pente, et l'écart se creuse avec le niveau. La conversion la plus répandue en France multiplie la vitesse maximale aérobie par trois virgule cinq, le coût énergétique de la course avoisinant trois virgule cinq millilitres d'oxygène par kilo et par minute pour chaque kilomètre-heure. L'équation issue du test navette procède autrement : elle multiplie par six et retranche vingt-quatre virgule quatre. La différence entre les deux vaut donc deux virgule cinq fois la vitesse, moins vingt-quatre virgule quatre — une expression qui s'annule vers neuf virgule huit kilomètres-heure et grandit ensuite. Concrètement, deux coureurs obtiennent des résultats presque identiques à dix kilomètres-heure et séparés de plus de vingt millilitres à dix-huit. Plus on court vite, moins les méthodes s'accordent.

Quelle est la relation entre VMA et VO2max ?

La vitesse maximale aérobie est la vitesse de course à partir de laquelle la consommation maximale d'oxygène est atteinte. Les deux grandeurs décrivent donc le même plafond, l'une en kilomètres-heure et l'autre en millilitres d'oxygène par kilo et par minute. Passer de l'une à l'autre suppose un coût énergétique de la course, et c'est précisément ce coefficient qui varie d'une méthode à l'autre. Une conséquence pratique mérite d'être connue : ce coût énergétique n'est pas identique d'un coureur à l'autre, l'économie de course étant elle-même une qualité entraînable. Deux personnes ayant la même consommation maximale d'oxygène peuvent donc avoir des vitesses maximales différentes, et inversement.

L'estimation par la fréquence cardiaque est-elle fiable ?

Elle est commode, mais elle hérite d'une incertitude qu'elle ne crée pas. La formule proposée par Uth et ses collègues en deux mille quatre divise la fréquence maximale par la fréquence de repos et multiplie par quinze ; les auteurs l'annoncent précise à environ dix pour cent chez les sportifs réguliers. Le problème apparaît quand la fréquence maximale est elle-même estimée par une équation d'âge : une personne sur trois s'en écarte de plus de dix battements, et cet écart se transmet intégralement au résultat. Onze battements d'erreur sur la fréquence maximale déplacent l'estimation d'environ cinq millilitres et demi. Autrement dit, la méthode est utilisable avec une fréquence maximale mesurée, beaucoup moins avec une fréquence maximale devinée.

Quel test de terrain choisir ?

Cela dépend de l'usage, et le plus connu n'est pas le meilleur pour tout. Le test de douze minutes conçu par Cooper en mille neuf cent soixante-huit présente une excellente reproductibilité mais un biais dépendant du niveau : il sous-estime les valeurs basses et surestime les valeurs élevées. C'est donc un très bon outil de suivi personnel et un médiocre outil de comparaison entre individus. Sa seconde faiblesse est la gestion d'allure, un débutant partant souvent trop vite. Les protocoles à paliers progressifs, comme celui à incréments d'un demi-kilomètre-heure, suppriment ce problème puisque la montée en charge est imposée. Le test navette en va-et-vient de vingt mètres est le plus répandu en milieu scolaire, car il demande peu d'espace.

Ces tests peuvent-ils se faire seul ?

Ce sont des efforts maximaux, et cette page ne détaille donc aucun protocole. Les documents de référence sur le test navette insistent sur ce point : il doit être réalisé selon un protocole strict et dans le respect des contre-indications à la pratique sportive. Un effort mené jusqu'à l'épuisement n'est pas anodin, en particulier lors d'une reprise, après quarante ans, ou en présence d'un facteur de risque cardiovasculaire. La démarche raisonnable passe par un encadrement — club, éducateur sportif, ou test d'effort en milieu médical, ce dernier ayant l'avantage de mesurer la consommation d'oxygène directement plutôt que de l'estimer. Si vous disposez déjà d'un résultat, cette page vous permet de le convertir et d'en situer l'incertitude.

Conversions retenues
VO2max ≈ 3,5 × VMA · VO2max = −24,4 + 6,0 × VMA (équation du test navette) · VO2max = (distance en 12 min − 504,9) ÷ 44,73 (Cooper, JAMA 1968)
Estimation par fréquence cardiaque
VO2max = 15 × (fréquence maximale ÷ fréquence de repos), proposée par Uth et coll., Journal of Sports Sciences 2004, annoncée précise à environ 10 % chez les sportifs réguliers
Divergence entre les deux conversions de VMA
Elle vaut exactement 2,5 × VMA − 24,4, s'annule vers 9,8 km/h et croît ensuite : environ 10 mL/kg/min à 14 km/h, 20 à 18 km/h
Précision annoncée
Environ ± 5 mL/kg/min pour le test de 12 minutes. Ce test présente en outre un biais dépendant du niveau : sous-estimation des valeurs basses, surestimation des valeurs élevées
VMA depuis un test de terrain
Demi-Cooper : distance en 6 minutes ÷ 100. Test de 12 minutes : distance ÷ 205
Mesure directe
La consommation d'oxygène se mesure en laboratoire avec analyse des gaz expirés lors d'un effort maximal encadré — les tests de terrain n'en donnent qu'une estimation
Ce que la page ne fait pas
Elle ne décrit aucun protocole de test maximal et n'invite pas à en réaliser un sans encadrement. Elle ne propose aucun programme d'entraînement
Limites
Le passage de la VMA à la VO2max suppose un coût énergétique de course identique chez tous, ce qui n'est pas le cas : l'économie de course varie entre individus et s'entraîne
Publié le
27 août 2026
Prochaine révision prévue
février 2027
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Avertissement. Cet outil est informatif. Avant un effort maximal, un avis médical est utile en cas de reprise, de maladie chronique, de symptôme à l'effort, ou après 40 ans — et une gêne survenant pendant l'effort impose d'arrêter.