Simulateur TMS et reconnaissance gratuit
Voyez par quelle voie faire reconnaître un trouble musculosquelettique (TMS) en maladie professionnelle.
Quelle voie, et ce qu'elle suppose d'établir
Un tableau n'est pas une liste de symptômes mais un texte réglementaire à trois entrées. Savoir si une pathologie y entre suppose de lire le texte applicable avec un médecin.
Ce que prévoit le cadre
- 100 % gratuit
- Sans inscription
- Rien ne quitte votre appareil
Présomption d'imputabilité : la maladie est reconnue d'origine professionnelle sans avoir à établir le lien avec le travail.
aucune preuve du lienaucun seuilReconnaissance possible s'il est établi que la maladie est directement causée par le travail habituel.
preuve du lienaucun seuilIl faut établir qu'elle est essentiellement et directement causée par le travail habituel — et atteindre un taux d'incapacité minimum.
preuve renforcéeseuil de 25 %Deux différences séparent la voie 2 de la voie 3, et elles vont dans le même sens : le seuil d'incapacité ne s'applique qu'à la troisième, et le critère y est plus lourd — essentiellement et directement, contre directement seul. C'est la voie 3 que décrit notre page sur le burn-out ; la voie 2 en est la voisine méconnue.
Ce que contient le tableau le plus cité
- Le tableau 57 du régime général couvre les affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail : épaule, coude, poignet, genou, cheville. Il a été créé en novembre 1972 et sa dernière mise à jour date de mai 2017.
- Il exclut le dos, qui relève des tableaux consacrés au rachis lombaire — l'un pour les vibrations, l'autre pour la manutention.
- D'autres tableaux couvrent des TMS : les effets des vibrations transmises aux mains et aux bras, et les lésions chroniques du ménisque. Le régime agricole dispose de tableaux équivalents portant d'autres numéros. Une source consultée pour cette page intervertit d'ailleurs les deux régimes ; la correspondance retenue ici est celle de l'INRS.
- Les révisions successives ont renforcé les exigences médicales : la révision d'août 2012 pour les pathologies du coude a notamment introduit une confirmation par électroneuromyographie pour le syndrome de compression du nerf ulnaire.
- Le délai de prise en charge est une notion précise : c'est la période maximale entre la cessation de l'exposition au risque et la première constatation médicale de la maladie. Pour les tendinopathies de l'épaule, il est de trente jours.
Les chiffres bruts, plutôt qu'un pourcentage
Les parts publiées vont de 80 à 90 % selon les sources. L'écart s'explique par le périmètre — tous les tableaux ou le seul tableau 57 — et par l'année. Voici les nombres bruts d'une année documentée, au régime général, et les rapports qui s'en déduisent.
| Maladies professionnelles prises en charge | 44 217 | 100 % |
| Dont troubles musculosquelettiques | 38 286 | ≈ 87 % |
| Dont relevant du seul tableau 57 | 35 095 | ≈ 79 % |
Ce qui pèse sur l'employeur
- Il n'existe pas de réglementation spécifique aux TMS. Ce sont l'obligation générale de préserver la santé physique et mentale des salariés, inscrite à l'article L. 4121-1 du Code du travail, et les neuf principes généraux de prévention qui s'appliquent.
- Le document unique doit identifier les postes exposant aux TMS et prévoir des mesures adaptées — une évaluation qui porte sur des postes réels, non sur une catégorie générale.
- La reconnaissance a un effet direct sur l'entreprise, sa cotisation au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles étant impactée.
- Une prise en charge précoce améliore les perspectives : les sources professionnelles soulignent qu'elle favorise la rémission, ce qui donne son sens à la possibilité de solliciter le médecin du travail avant que la situation ne se dégrade.
Cette page ne dit pas si votre cas entre dans un tableau
Répondre suppose de confronter un diagnostic précis, une chronologie d'exposition et le texte exact du tableau applicable, y compris les examens complémentaires qu'il impose parfois. Un tableau n'est pas une liste de symptômes mais un texte réglementaire à trois entrées, dont les désignations sont d'une précision que les formulations courantes ne rendent pas.
Elle n'estime aucun taux d'incapacité et ne dit pas s'il faut déclarer. Ce qu'elle fait est différent : montrer qu'il existe trois voies et non deux, et ce que chacune suppose d'établir — parce que se croire dans la troisième alors qu'on relève de la deuxième change tout, à commencer par le seuil.
Questions fréquentes
Qu'apporte l'inscription dans un tableau ?
Une présomption d'imputabilité, c'est-à-dire une dispense de preuve. Lorsque les conditions médicales, techniques et administratives d'un tableau sont réunies, la maladie est reconnue d'origine professionnelle sans qu'il soit nécessaire d'établir le lien avec le travail.
Que se passe-t-il si une condition du tableau n'est pas remplie ?
Une voie intermédiaire s'ouvre, et c'est le point le moins connu de tout le dispositif. Lorsque la maladie figure bien dans un tableau mais qu'une ou plusieurs conditions ne sont pas remplies — délai de prise en charge, durée d'exposition, liste limitative des travaux — elle peut néanmoins être reconnue d'origine professionnelle s'il est établi qu'elle est directement causée par le travail habituel de la victime.
Quelle part des maladies professionnelles les TMS représentent-ils ?
Les chiffres publiés varient de quatre-vingts à quatre-vingt-dix pour cent selon les sources, ce qui invite à regarder les nombres bruts plutôt que les pourcentages arrondis.
Pourquoi le dos échappe-t-il en partie à ces statistiques ?
Parce que le tableau le plus cité ne le couvre pas, et parce que les atteintes du dos empruntent souvent une autre porte. Le tableau numéro cinquante-sept vise les affections périarticulaires des membres — épaule, coude, poignet, genou, cheville — et exclut le rachis, lequel relève des tableaux consacrés au rachis lombaire.
Pourquoi cette page ne dit-elle pas si votre cas entre dans un tableau ?
Parce que la réponse suppose de confronter un diagnostic précis, une chronologie d'exposition et le texte exact du tableau applicable, y compris les examens complémentaires qu'il impose parfois.
- Les trois voies
- Maladie inscrite dans un tableau avec toutes les conditions réunies : présomption d'imputabilité, sans preuve du lien ni seuil d'incapacité · maladie inscrite mais une condition non remplie : reconnaissance possible s'il est établi qu'elle est directement causée par le travail habituel, sans seuil d'incapacité · maladie ne figurant dans aucun tableau : lien essentiel et direct à établir et taux d'incapacité d'au moins 25 %
- Conditions d'un tableau
- Désignation de la pathologie, parfois assortie d'examens complémentaires · délai de prise en charge, période maximale entre la cessation de l'exposition et la première constatation médicale · liste limitative des travaux, avec le cas échéant une durée d'exposition. Le salarié doit prouver son exposition au risque et la maladie doit être constatée par un médecin
- Tableau 57 du régime général
- Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail : épaule, coude, poignet, genou, cheville. Créé en novembre 1972, dernière mise à jour en mai 2017, révision d'août 2012 pour les pathologies du coude introduisant une confirmation par électroneuromyographie pour la compression du nerf ulnaire. Délai de prise en charge de 30 jours pour les tendinopathies de l'épaule. Le rachis en est exclu
- Autres tableaux concernés
- Effets des vibrations transmises aux mains et aux bras, lésions chroniques du ménisque, et tableaux consacrés au rachis lombaire. Le régime agricole dispose de tableaux équivalents sous d'autres numéros ; une source consultée intervertit les deux régimes, la correspondance retenue ici étant celle de l'INRS
- Chiffres bruts
- Sur une année documentée au régime général : 44 217 maladies professionnelles prises en charge, dont 38 286 troubles musculosquelettiques, dont 35 095 au titre du seul tableau 57, soit environ 87 % et 79 %. Les parts publiées varient de 80 à 90 % selon le périmètre et l'année
- Évolution
- Reconnaissances au titre du tableau 57 en hausse entre 1993 et 2011, puis stabilisées autour de 40 000 par an à partir de 2012, avec une inflexion en 2020 liée à la pandémie. L'épaule représente environ 37 % des TMS reconnus
- Point de vigilance statistique
- Les atteintes du dos passent majoritairement en accident du travail plutôt qu'en maladie professionnelle. La manutention manuelle est à l'origine de la moitié des accidents du travail en France
- Obligations de l'employeur
- Aucune réglementation spécifique aux TMS : application de l'obligation générale de l'article L. 4121-1 du Code du travail et des neuf principes généraux de prévention, avec identification des postes exposants dans le document unique. La reconnaissance impacte la cotisation au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles
- Ce que la page ne fait pas
- Elle ne dit pas si une pathologie entre dans un tableau, n'estime aucun taux d'incapacité, ne conseille ni ne déconseille de déclarer et ne se prononce sur aucune situation individuelle
- Publié le
- 27 août 2026
- Prochaine révision prévue
- février 2027
Mis à jour le 27 août 2026.