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Travail

Temps partiel thérapeutique

Le salarié ne peut pas demander ce dispositif directement, ni à la CPAM ni à son employeur. Tout part de la prescription du médecin traitant — ensuite seulement viennent les deux autres accords.

Ce que la quotité change sur la paie

Estimation de la perte de rémunération brute liée à la quotité prescrite. Elle n'inclut pas les indemnités journalières, qui dépendent du salaire de référence, de la convention collective et de la complémentaire.

Trois accords, et le salarié n'est à l'origine d'aucun

C'est la particularité du dispositif : on ne le « demande » pas. Il se prescrit, puis il s'accorde — deux fois.

QuiCe qu'il apporteCe qu'il peut faire
Médecin traitantLa prescription — préalable indispensableSans elle, rien ne commence
EmployeurL'accord sur l'aménagement du temps de travailPeut refuser pour un motif légitime
Médecin-conseil de la CPAML'avis qui conditionne les indemnités journalièresPeut refuser le renouvellement
Et le salarié ? Il peut refuser de reprendre dans ces conditions et rester en arrêt. C'est le seul levier qui lui appartient en propre — mais c'en est un.

Le nom trompe deux fois

Faut-il avoir été en arrêt avant ?

C'est l'idée reçue la plus tenace, et la réponse a changé : depuis 2019, aucun arrêt préalable n'est exigé pour une maladie ordinaire.

Nouveauté depuis le 1er septembre 2026. Un arrêt de travail prescrit en téléconsultation par un médecin qui ne connaît pas le patient n'ouvre plus droit aux indemnités journalières. La prescription qui déclenche le dispositif a donc intérêt à venir du médecin traitant ou d'un médecin qui vous suit déjà.

Questions fréquentes

Puis-je demander moi-même un temps partiel thérapeutique ?

Pas directement. Tout part de la prescription du médecin traitant : sans elle, ni la CPAM ni l'employeur ne peuvent être saisis. Viennent ensuite l'accord de l'employeur, qui peut refuser pour un motif légitime, et l'avis du médecin-conseil de la CPAM, qui conditionne les indemnités journalières. Le seul levier propre au salarié est inverse : il peut refuser de reprendre dans ces conditions et rester en arrêt.

Faut-il avoir été en arrêt de travail avant ?

Non, pas pour une maladie ordinaire : depuis 2019, aucun arrêt préalable n'est exigé. Le dispositif peut être prescrit dès la sortie d'hospitalisation ou après un arrêt court, dès lors que l'état de santé le justifie. La règle diffère pour un accident du travail. Pour les travailleurs indépendants, un arrêt à temps complet préalable est en principe demandé, sauf en cas d'ALD.

Est-ce forcément un mi-temps ?

Non — le nom trompe. La quotité est prescrite par le médecin et n'est pas nécessairement de 50 % ; elle peut aussi être réajustée en cours de dispositif. Et ce n'est pas non plus un passage à temps partiel : le contrat ne change pas, un avenant temporaire précise taux de présence, horaires, durée prévue et rémunération.

Vais-je garder 100 % de mon salaire ?

Pas automatiquement. L'indemnité compense une partie de la perte, dans certaines limites — elle ne rétablit pas le salaire plein par principe. Ce que vous toucherez réellement dépend de votre convention collective et de votre complémentaire : ce sont les deux documents à sortir avant d'accepter, pas après.

Combien de temps cela peut-il durer ?

Il n'existe pas de durée maximale légale. En pratique, le dispositif est prescrit pour 3 à 6 mois et renouvelable — mais la CPAM peut refuser le renouvellement si elle estime que la reprise à temps plein est possible. Il est donc prudent d'anticiper la fin de la prescription plutôt que de la découvrir.

Voir aussi

Source
Assurance Maladie et sources juridiques françaises, septembre 2026
Trois accords
Prescription du médecin traitant, accord de l'employeur (refus possible pour motif légitime), avis du médecin-conseil de la CPAM
Arrêt préalable
Non exigé depuis 2019 pour une maladie ordinaire ; règle différente pour un accident du travail ; arrêt complet préalable en principe pour les indépendants, sauf ALD
Durée
Pas de maximum légal ; en pratique 3 à 6 mois renouvelables, la CPAM pouvant refuser le renouvellement
Statut
Pas un nouveau contrat : un avenant temporaire précise taux de présence, horaires, durée et rémunération
Médecine du travail
Visite de pré-reprise si l'arrêt a dépassé 30 jours ; pour un AT/MP, quelle que soit la durée
Depuis le 1er septembre 2026
Un arrêt prescrit en téléconsultation par un médecin qui ne connaît pas le patient n'ouvre plus droit aux indemnités journalières
Non repris
Le calcul des indemnités journalières : il dépend du salaire de référence, de la convention collective et de la complémentaire
Avertissement. Cette page décrit un cadre général et ne calcule aucune indemnité journalière. Le montant réellement perçu dépend du salaire de référence, de la convention collective et de la complémentaire : les interlocuteurs sont la CPAM pour les indemnités, l'employeur pour l'avenant, et le médecin traitant pour la quotité.